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Parents de jumeaux … Top 10 des phrases à ne jamais prononcer devant eux …


maman jumeaux Pom vit à Cape Town en Afrique du Sud depuis trois ans. Surtout, Pom est la maman de jumeaux de cinq ans aussi attachants qu’exténuants, qui vous changent le point de vue sur l’expat. Aujourd’hui, Pom partage sa Folle Aventure d’Une Mère de Jumeaux dans un livre à la fois drôle, tendre, décalé et réaliste. Découvrez son style et son humour dans cet extrait. Nous sommes certaines que ça fera tilt même chez celles qui n’ont pas eu la chance de faire coup double ! 😉

 
 
La folle aventure d’une mère de jumeaux, Editions Infolio, Chapitre 11

J’y pense, comme ça, petit aparté important :

Afin d’assurer un maximum de transparence sur la réalité des parents de jumeaux, voici un certain nombre d’informations qu’il me semble essentiel de partager avec ceux qui n'ont pas eu l'occasion de pondre un doublé gémellaire.

Un top dix des phrases à ne JAMAIS prononcer devant eux (les parents de jumeaux, NDLR) :

  1. « Oh pardon, j’avais pas vu mademoiselle ! » (Dans le métro ou le bus) :

Avec le bide qu’on se tape du troisième au dernier mois, franchement, c’est petit comme excuse.

Tout petit, petit, PETIT.

Et pas du tout crédible.

Même pour les passionnés de littérature qui font semblant de lire et de ne pas voir.

Alors on se lève gentiment et on laisse sa place, s’il vous plaît.

Car, sachez-le, les jumeaux, c'est vraiment très lourd à porter.

Surtout quand on a envie de faire pipi, toutes les dix-sept minutes. 

  1. « Ooooh, des jumeaux ! COMME C’EST MIIIIIGNOOOOON ! »

Non.

Ca n'est pas MIGNON.

C’est super dur.

Un regard profond et intense, laissant transparaître du soutien et de la solidarité parentale ferait mieux l’affaire. 

  1. « Aaaaahh c’est lourd à pousser tout ça, hein ! »

Asséné d’un air hilare par le triple crétin qui, devant son bar PMU, nous voit monter la côte en face de chez nous avec une poussette double - au bas mot trente kilos - remplie de victuailles en dessous, pour faire bon poids - sans oublier les bras chargés de courses, le sac à main en bandoulière sur l’épaule, et le parapluie dans l’autre paluche pour essayer vainement de se protéger du délicieux crachin qui nous tombe sur le nez…

Le même gars qui ne bougera pas son gros postérieur pour venir nous aider...

Juste, ce type là…

S’il pouvait au moins se taire.

Ce serait déjà bien.

  1. « Naaaan mais tu sais, toi au moins tu as fait les deux d’un coup, maintenant tu es tranquille. »

Comment leur en vouloir…

Je  pensais la même chose, au début.

Mais franchement, entre nous, à la longue… C’est pénible.

  1. « Aloooors, c’est des vrais ou des faux ?!»

Oh parce que tu penses qu’il y a les vrais, les bons, les étiquetés labellisés bio et les autres, les contrefaits, ceux qui sont tombés du camion à la frontière italienne, comme les faux sacs Chanel ?

On s’en fout d’accord. Et si vraiment tu veux savoir, on dit monozygotes et dizygotes.

S’il te plaît. 

  1. « C’est diiiingue ce qu’ils peuvent se ressembler ! Fais voir les oreilles ? »

Moui… Ou pas.

C’est comme on veut, hein.

Et surtout, ce ne sont pas des animaux de foire.

Merci pour eux.

  1. « Alors !? Tu préfères qui ?! Lequel est le plus malin ?! »

…?? Sérieusement ??

  1. « Et aloooooors ? La p’tite troisièèèème, c’est pour quaaaaaand ?! Bah oui, on veut la fiiiiille maintenant !»

Vraiment, les gens, réfléchissez avant de parler…

Vous ne voyez pas la tronche que j’ai depuis quelques mois ?

Et vous croyez vraiment que j’ai envie de remettre le couvert là-maintenant-tout-de-suite ?

  1. « Non mais c'est super dur ce que tu vis, je le sais parce que ma belle-sœur a eu des jumelles l'année passée, et elle a fini hospitalisée d'épuisement, tu sais. »

Merci pour l’info.

J'avais pas remarqué toute seule.

Et puis, c'est teeeellement encourageant.

  1. « Ma chérie, tes fils vraiment ils sont fatigants, pardon hein, mais ils sont mal élevés quand même, on les entend trop ! Ils font un boucan incroyable, ils n’arrêtent jamais ! »

Bon.

Je fais ce que je peux et je suis borderline asile psychiatrique.

M'enfin apparemment c’est pas encore assez pour toi.

En plus « mal élevés » à seize mois, je sais pas trop bien ce que ça veut dire. 

Et oui, deux gosses, ça fait plus de bruit qu'un seul.

Sinon, proposer ton aide, tu y as pensé ?

Pas grave.

Allez les enfants, planquez les morceaux de vase pété sous le tapis, on s’casse.

Et hop, rayé de la liste d’amis.

Ma nouvelle phrase fétiche (qui rime, en plus) :

« S’ils ne peuvent pas comprendre, c’est qu’il faut les rendre. »

Les amis, pas les gosses.

Quoique.

La folle aventure d'une mère de jumeauxVous avez aimé ? chez FemmExpat nous sommes fan ! Vous pouvez trouver le livre de Pom sur Amazon : La folle Aventure d’Une Mère de Jumeaux.

 

 


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