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L’hypnose à distance, pour les expats 2.0


L’hypnose à distance, pour les expats 2.0L’hypnose semble avoir le vent en poupe. Loin des idées reçues d’une certaine perte de la maîtrise de soi, l’hypnose se définit surtout par un « état modifié de conscience », dit état hypnotique. Entre histoire et pratiques, (re)découvrez l’hypnose ! Et notamment l’hypnose à distance, pour les expats 2.0.

Stress, dépression, angoisse, anxiété… L’hypnose s’exerce beaucoup aujourd’hui dans le domaine du développement personnel, et à des fins thérapeutiques. On l'utilise pour atteindre un objectif personnel, et/ou pour traiter des émotions. L'un impliquant l'autre, car aucune des relations concrètes n'est dissociable d'une émotion dans le sens large du terme.

Petit rappel historique

L’humanité a sans cesse cheminé après des états modifiés de conscience. Les transes chamaniques, la prière, la méditation, les rituels sont autant de moyens d’accéder à un autre niveau de perception.

Dans sa forme moderne, l’hypnose commence en 1778 avec l’Autrichien Mesmer. En arrivant à Paris, il établit la théorie du « magnétisme animal ». Et soigne selon ces principes avec un succès notoire.

Hypnose et chirurgie

Mais c’est le chirurgien écossais James Braid qui attribue pour la première fois le nom d’hypnose à cette pratique dans les années 1840. S’il rejette l’existence du magnétisme animal, il pense que l’hypnose peut s’apprendre. La chirurgie s’empare alors de cette ressource. Et quelques fameux chirurgiens opèrent sous anesthésie hypnotique avec des résultats éloquents.

Avec l’arrivée du chloroforme et de l’éther, dont les effets sont plus mesurables et prévisibles, l’hypnose est reléguée en arrière-plan.

La grande incomprise de la science

Finalement, tout au long de son histoire, la science n’a jamais vraiment réussi à comprendre le phénomène « hypnose ». Elle a toujours intrigué, attiré les uns, et repoussé les autres, dont notre cher Sigmund freud.

Or, l’époque actuelle nous porte à nous méfier des produits chimiques. Et nous revenons naturellement vers l’hypnose.

Les différents courants de l’hypnose

A propose de l’usage de l’hypnose et de ses différents courants, il faut faire quelques distinctions.

Dormez, je le veux !

Le premier courant de pratique hypnotique était assez directif. C’est le fameux « Dormez, je le veux ! » de l’abbé Faria. C’est ce qu’on appelle l’hypnose classique, par opposition à l’hypnose Ericksonienne.

L’hypnose Ericksonienne

L’hypnose Ericksonienne porte le nom de son initiateur, Milton Erickson. En effet, ce psychiatre américain du XXe siècle a mis en place une approche qui invite le sujet à s’adapter, apprendre et inventer lui-même ses solutions. Ainsi, cette approche intègre pleinement la PNL (programmation neurolinguistique), née dans les années 1970 aux USA.

Vers l’hypnose humaniste

Mais la société évolue, ainsi que les besoins personnels. Depuis les années 1980, de nouveaux courants d’idées amènent une nouvelle hypnose. Puis une hypnose humaniste apparaît dans les années 2000. Cette dernière intègre alors la dimension spirituelle et œuvre dans un esprit global d’évolution humaniste.

De la médecine au développement personnel

A ses débuts, l’hypnose était essentiellement utilisée à des fins médicales. Mais aujourd’hui nous cherchons des solutions pratiques, concrètes et modernes d’évolution personnelle. Or l’hypnose excelle dans le domaine du développement personnel et dans un usage à des fins thérapeutiques.

Le stress, la dépression, les angoisses, l’anxiété, les difficultés à s’endormir, à se concentrer, les blocages relationnels… La liste est longue des usages possible de l’hypnose aujourd’hui !

L’éthique thérapeutique de l’hypnose

Non, en hypnose, le sujet ne dort pas ! Et à aucun moment l’hypnotiseur ne le maîtrise. Le sujet reste libre de ses pensées, de ses paroles et de ses ressentis. Enfin, il n’y a pas de jugement, seulement du respect et de l’écoute.

On « revient » toujours d’une séance d’hypnose

En effet, la personne hypnotisée reste toujours consciente et lucide. Etsi un problème survenait, celle-ci serait toujours capable de réagir. On ne peut pas obliger quelqu’un à faire quelque chose qu’il n’aurait pas envie de faire.

Comment se déroule une séance d’hypnose ?
Communication

Lors d’une séance commence toujours par beaucoup de communication. Car il s’agit d’exposer la difficulté et de positionner l’objectif. Pas de jugement. Les paroles sont reçues comme une vérité personnelle instantanée. Et le sujet est son propre expert.

Le travail se fait donc à deux, en confiance. Ainsi, les valeurs de la personne sont complètement respectées. Elles sont même utilisées comme moteur et mises en valeur.

Interaction sur l’état de conscience

Puis le thérapeute commence à interagir sur l’état de conscience, donc sur les perceptions. C’est un temps de préparation au changement, et une découverte de soi-même. Le thérapeute reste toujours actif, par sa voix et sa présence bienveillante.

Un état d’esprit très ludique

Une séance d’hypnose, ce n’est pas « grave ». Ce n’est pas « sérieux ». Tout en l’étant vraiment… L’hypnose se vit comme un jeu, dans un état d’esprit ludique. Cette créativité libre permet ainsi de mieux intégrer les changements profonds, basés les croyances et els ressources personnelles de chacun.

L’hypnose 2.0, à distance

L’hypnose Ericksonienne est intégralement immergée dans la vraie vie. Il n’y a donc aucun problème pour pratiquer l’hypnose à distance. Au contraire, de bons repères de confort et de sécurité s’installent dès la première séance.

Venez comme vous êtes !

Disponibilité ne signifie pas calme. Arriver disponible à une séance d’hypnose ne veut pas dire être « zen » avant même de commencer sa séance. Il est plutôt question d’être prêt à parler de soi-même. Et disponible, donc, à jouer avec les états de conscience et avec toutes ses représentations du monde.

Le changement vient de soi

L’hypnose se fait avec un thérapeute, mais le changement vient de soi. Il est important de le rappeler. Le thérapeute accompagne par la voix, réagit, pose des questions, suscite des réactions internes par ses paroles. Mais le sujet EST le principe actif de la séance et du changement. Le thérapeute et le sujet peuvent être éloignés géographiquement. Car l'essentiel est qu'un bon rapport soit installé, via la webcam.

Le casque, pour plus de confort

Lors d’une séance d’hypnose, le contexte de confort physique est indispensable. L’usage d’un casque améliore donc considérablement l’effet. Le sujet garde conscience et continue à parler de façon à être guidé. En effet, seules les sensations internes sont modifiées.  

Et la voix du thérapeute accompagne dans ce voyage intérieur.

Michèle Lopez

hypnose-therapies.org

mlopez@hypnose-therapies.org

 

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