Connexion en tant que membre

Psycho

Angoisse de l’agenda vide et ennui en expat : et si c’était le bore-out ?


Nous connaissons tous le burn-out, cet épuisement professionnel dû à un stress chronique qui finit parfois en dépression. Mais l’inverse pourrait tout aussi bien exister. Pourtant personne n’en parle. Cela s’appellerait le bore-out et pourrait se décrire non pas comme la maladie du travail stressant mais comme le syndrome de l’ennui persistant… Et en expat, on sait que l'ennui peut facilement être là...

Bore out CarolineGaujour
Pourquoi personne n’en parle ? Peut être parce que les personnes atteintes n’en sont elles-mêmes pas conscientes. Alors petit test pour savoir où vous en êtes.

  • Au boulot, vous rangez quatre à six fois par jour votre bureau, vous avez atteint les 1000 points au record de lancer de trombones avec votre collègue Albert, vous changez votre fond d’écran d’ordinateur chaque semaine, ou vous avez le temps de boire trois litres de thé durant vos pauses ?
  • Dans votre vie quotidienne d’expat, vous connaissez tous les malls, marchés et centres commerciaux par cœur au point que les vendeurs vous appellent par votre prénom même si vous n’achetez rien, vous avez déjà modifié 5 fois l’aménagement de votre salon en 2 mois, vous passez vos après-midi à la boulangerie française, goûtant toutes les pâtisseries en espérant être surprise, vous vous surprenez à ne plus avoir d’autres conversations que pour « dauber sur les autres » ou vous plaindre du personnel de maison qui n’est plus ce qu’il était ?

Alors il se pourrait bien que vous présentiez les symptômes du syndrome de l’ennui !

 

Comment en être sûre ?

Parce que vous avez plus que le temps de papillonner entre deux dossiers, que vous avez trop de temps, au point que vous ne savez plus comment l’occuper. Au boulot le stress n’est pas là, vos tâches sont répétitives. Au quotidien vous n’avez pas de raison personnelle de vous lever le matin, pas de projets propres. Vous manquez de perspectives. Vous vous ennuyez ferme.

 

L’angoisse de l’agenda vide

Vous aviez une vie trépidante, portée sans pauses par un boulot qui, même stressant, vous comblait. Sans compter la logistique de la vie familiale. Vous gériez tout de main de maître, dans un enchaînement aux engrenages bien huilés. Et puis, du jour au lendemain, vous voilà dans un nouveau pays, à la maison, sans job, sans copines, sans activités. Ce changement total de rythme peut être source d’angoisse.

L’angoisse de l’agenda vide :

« Aujourd’hui, je n’ai rien de prévu. Demain, idem. Après-demain, pareil. Et ce, pour toutes les prochaines semaines. Mais je vais me faire ch-biiiiiip ! »

 

L’ennui est-il notre ami ?

L’ennui a des vertus, on n’a de cesse de le réhabiliter. Pour les enfants notamment : « mettez le holà à la course effrénée aux activités. Laissez vos bambins s’ennuyer, nous dit-on, cela stimule leur imagination, leur réflexion, leur créativité. » Mais comme tout, c’est à outrance que l’ennui devient nocif.

Un peu d’oisiveté ne fait pas de mal, trop d’oisiveté tue l’oiseau. Aussi dur à vivre que le stress, l’ennui peut être très destructeur. Quand on s’ennuie on ne sait pas quoi faire, et pas parce qu’on ne sait pas ce qu’il y a faire, ou parce qu’il n’y a rien à faire, non : parce qu’on manque de motivation pour commencer le « quoi faire ». Non, l’ennui n’est donc pas un ami car le manque d’action finit toujours par nuire à notre développement personnel et donc à notre épanouissement. On se sent dévalorisé, bon à rien, inutile, et on finit par perdre confiance en soi. (lire "je me sens nulle, est-ce grave docteur ?")

En fait, c’est le manque d’équilibre qui n’est pas bon pour notre santé. Il ne faut pas se trouver dans les extrêmes, à savoir trop travailler ou pas assez. Ces deux opposés présentent les mêmes effets secondaires : fatigue profonde, désinvestissement de l'activité professionnelle ou sentiment d'échec et d'incompétence (dans le travail ou dans la vie quotidienne).

 

 

Voici donc nos trois super conseils mesdames pour se protéger d’un bore-out.

 

1. Montrez que vous êtes disponible

Ne faites pas semblant d’être très très occupée parce que « aujourd’hui je dois absolument ranger pour la millième fois les shorts de mes enfants, par couleurs de l’arc en ciel », ou en essayant une énième disposition des meubles du salon. Sortez de chez vous, rencontrez des gens, soyez ouverte aux options qui se présentent à vous. Par effet boule de neige, ce foutu-agenda-tout-vide se remplira petit à petit, de lui-même, et intelligemment.

L’ennui, ce n’est pas tellement de n’avoir rien à faire, c’est beaucoup de n’avoir personne à voir, avec qui partager. Donc, allez, sortez, rencontrez, échangez !

 

2. Osez prendre des initiatives.

Proposez votre aide et vos compétences, partagez vos idées. Allez voir les autres expatrié(e)s, certains ont probablement besoin de vos compétences en dénichage de lardons fumés, en graphic-design, en rédaction de CV, en cuisine ou en lactation.

 

3. Une liste des possibles, une liste de vos envies.

Avant de partir, ou en arrivant, faites-vous une liste, aussi exhaustive soit-elle, de projets, activités, choses, que vous aimeriez faire. C’est une manière de se rassurer devant la peur de l’ennui. Ces projets rêvés ou qui vous amuseraient peuvent être une bouée de sauvetage. Il ne tient qu’à vous d’essayer de les concrétiser. Et puis, dans le tas, à force d’essayer, peut-être trouverez-vous LE projet, celui qui vous donnera une raison de vous réveiller chaque jour !

 

4 : Évitez – limitez – la procrastination

(ahlala, c’est si facile à dire… !) Soyez votre propre moteur de ce combat contre l’ennui ou contre l’angoisse de l’agenda vide. Vos rencontres en engendreront d’autres, à force d’être force de proposition sur vos compétences et talents, vous donnerez aux autres des idées pour les utiliser.

N’oubliez pas les vertus de l’ennui, accueillez cet agenda vide comme la possibilité d’une respiration, d’un temps de réflexion. La peur de l’ennui, liée à ce changement de rythme, est souvent aussi celle de ne pas être utile, de ne pas être reconnu. Sachez écouter ce qui vous fait plaisir, prendre le temps, prendre le temps de prendre soin de vous, et, surtout, de trouver votre équilibre. C’est un temps d’opportunité. Il ne tient qu’à vous de ne pas le subir.

Mais attention aussi à ne pas trop vous surcharger, sachez choisir ce qui vous fait réellement plaisir dans la multitude des activités que vous allez avoir à portée de main. Tout est question de dosage ! Ce serait dommage, quand même, de finir en burn-out !

 

 

Illustration par Caroline Gaujour, illustratrice/graphiste expatriée à Istanbul – http://www.dessinsdexpat.com/
> Lire son portrait sur FemmExpat.com

 

 

 

Logo-Coaching

Pour faciliter votre vie en expatriation du départ au retour, Expat Communication, (l'éditeur de FemmExpat et Expat Value) met à votre disposition une équipe de coachs spécialisés dans l’expatriation pour travailler avec vous par skype, ou en direct dans certaines villes.

Préparer son départ : mon projet en expatriation

Coaching Individuel 

 

Vous hésitez ? Testez notre formule gratuite :  Coaching : 30 minutes pour décider

Envie d’en savoir plus ? Retrouvez toutes les informations sur le site d'Expat Value.

 

bouton Abonnement NL FXP- 350x150

 

FemmExpat vous recommande la lecture des articles ci-dessous :

Quand bore out et burn out ne font pas bon ménage

Le blues de novembre

De l'utilité du coaching pour gérer les phases de transition

La tribune de Corinne : « Côtoyer les autres expats ? C'est pas pour moi. »

Arrêtez de vous comparer, osez vous lancer !


INSCRIVEZ-VOUS GRATUITEMENT À NOTRE NEWSLETTER

ACCÉDEZ GRATUITEMENT À NOS CONFERENCES ONLINE

Nos derniers articles !