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Ma vie en expatriation Psycho

Première année d’expat : la boue et le nénuphar


Première année d'expat : la boue et le nénupharL'expatriation est une période de sa vie où l'on se retrouve fragilisée. C'est le grand chamboulement. Alors, à la fin de cette première année, on a un peu l'impression de surnager en eau trouble. Et si on prenait le temps de laisser retomber la boue ?

 

Une première année qui remue

Quel que soit le nombre d'expatriations, toute expat sait que la première année dans un pays est toujours difficile. Passée la lune de miel de la découverte, il nous faut en effet invariablement tout reconstruire. Trouver de nouveaux repères, définir et s'habituer à un nouveau rythme de vie, chercher et commencer une nouvelle activité...

C'est toute une réflexion sur nous-même qui se joue depuis des mois. Bien avant que nous ayons reçu nos premiers cartons. Car ce grand chamboulement commence réellement dès l'annonce de l'expatriation. Quand toutes les questions affluent dans un désordre intense et épuisant.

 

L'impression de boire la tasse

Bien sûr on avance, on trouve des solutions. Et l'expatriation, même la première année, apporte bien des plaisirs. Mais nous  voilà bien fatiguées alors que se profilent déjà les grandes vacances en France et son lot de trajets, valises, hébergements et visites à prévoir... Nous avons un petit goût d'inachevé en bouche, un sentiment d'incomplet. Et, finalement, comme l'impression de boire la tasse en eau trouble. Mais connaissez-vous ce conte d'Asie de la boue et du nénuphar ?

Il devrait vous aider...

 

La boue et le nénufar

Il était une fois un enfant qui ramène de la rivière un verre d'eau. Mais son eau est tellement boueuse qu'il ne peut le boire. Son père l'invite alors à poser son verre sur la table et d'attendre. Au bout d'un moment, la boue se dépose au fond du verre.

Une fois que l'eau est limpide, l'enfant tente d’enlever la boue à l'aide d'une cuillère. Mais, immédiatement, l'eau se trouble à nouveau. et il lui faut encore attendre que la boue retombe au fond du verre.

Enfin, il peut boire l'eau en surface, doucement, en prenant son temps pour ne pas la troubler.

Quant à la boue au fond du verre, c'est là que viendra se nicher la graine du nénuphar. Cette graine qui donnera ensuite une fleur magnifique...

 

Prendre le temps de laisser tomber la boue au fond du verre

A la fin de votre première année d'expat, vous avez normalement beaucoup remué l'eau de la rivière dans votre verre. Alors, prenez le temps de faire une pause pour laisser retomber la boue !

Faites le point sur tout ce que vous avez accompli depuis votre arrivée

Même les petites choses. Enfin, les choses qui vous semblent petites sur le moment parce que traditionnellement elles sont simples. Mais oui, être capable de gérer l'installation d'internet en espagnol est un exploit personnel. Mettre en place un covoiturage pour l'école nécessite de s'investir. et faire son CV en anglais est une vraie réussite. Donc...

Ne vous sous-estimez pas 

En prenant le temps de laisser retomber la boue, vous prendrez conscience de tout ce que vous avez accompli. Et non, ce n'est pas juste normal. Nécessaire oui, pour avancer dans votre nouvelle vie d'expatriée. Mais gardez en tête que toutes ces actions sont des victoires, hors de votre zone de confort, votre normalité d'origine. Elles prennent du temps et de l'énergie. Elles méritent que vous les reconnaissiez.

 

Laisser fleurir son nénupharPremière année d'expat : la boue et le nénuphar

Ce temps et cette énergie passés à construire une vie nouvelle et différente ne sont pas perdus. Et cette pause vous permettra d'en prendre conscience. Car si tous les portraits d'expat que nous publions sur femmexpat ont un point commun, c'est justement cette réinvention qui naît du bouleversement de l'expatriation.

Dans la boue au fond du verre se trouvent les graines des nénuphars.

Alors osez laisser fleurir le vôtre !

Maïté Mougin

Maïté-Mougin

 

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