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Vie d’expat, tourbillon de la vie et grand décalage


TOURBILLON DE LA VIEExpatriation rêvée, expatriation vécue… Quel décalage, parfois, entre le glamour que l’on projette sur cette vie et sa réalité concrète une fois sur place. Les cocotiers ne font pas tout ! Et tout le monde ne part pas en expatriation au soleil…

L’expatriation fascine et en même temps elle inquiète. « Larguer les amarres » c’est partir pour un beau voyage, mais aussi quitter son port d’attache et accepter de se confronter à des rivages inconnus.

 

 

 

Le décalage dans le couple

Pour ceux qui partent à deux, le décalage guette au sein même du couple.

  • Pour celui ou celle qui travaille, l’expatriation est synonyme de responsabilités accrues, et comporte son lot de promesses de carrière. Ne dit-on pas que l’expérience à l’étranger est un booster pour la carrière ? On s’investit à fond, conscient de cette opportunité, de la « chance » qui nous est donnée, et des opportunités valorisantes qui peuvent en découler.

Attention, cependant, à ne pas se déconnecter de la vie du siège, et à préparer son retour.

  • A l’inverse, la situation du conjoint est souvent tout autre. Dans la majorité des cas, le départ à l’étranger commence par une rupture : celle de quitter son emploi. Selon les personnes et la situation, cette étape peut être plus ou moins bien vécue. Pour certains quitter son emploi c’est mettre entre parenthèses – voire arrêter - son activité professionnelle, donc renoncer à son indépendance, à son autonomie, et notamment d’un point de vue financier. C’est dire au-revoir à un quotidien, à un statut social et à un cercle de relations.

Même si quitter tout cela se fait consciemment et volontairement, le conjoint d’expatrié a parfois du mal à s’épanouir et à trouver sa place dans sa nouvelle vie : il doit tout réinventer.

Celui qui travaille appartient à une structure professionnelle qui lui confère un minimum de lien social, celui qui a quitté son emploi est livré à lui-même et doit remettre en place tout un quotidien et éviter trop d’isolement. Le couple va donc vivre en même temps l’expatriation, à deux rythmes différents.

Il faut parfois déployer des trésors de communication pour que ces deux expériences, a priori opposées, ne viennent pas creuser un fossé dans le couple. Attention à l’expatriation à deux vitesses, pensez à vous réserver des moments privilégiés à deux, pour partager un maximum à deux cette expérience !

Et n’oublions pas : pour 80% des couples, l’expatriation est positive pour le couple – malgré les creux de vagues et les décalages !

 

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Au sein de la famille

On a parlé des potentiels décalages au sein du couple, quid de ceux qui peuvent apparaître au sein de la famille ?  Ils sont du même ressort.

Les enfants en âge scolaire sont vite happés par la vie de l’école, les nouveaux amis, les nouvelles activités. Si les choses peinent parfois à se mettre en place, tout est là pour recréer une structure de rythme quotidien.

 

Avec ceux qu’on laisse derrière soi

Qu’en est-il du décalage avec ceux que l’on laisse derrière soi ?

  • Entre ceux qui ne comprennent pas notre envie de vivre cette aventure « mais que fuis-tu ? Tu n’es pas bien, ici ? Tu ne manques pourtant de rien ! »,
  • Ceux qui s’inquiètent « vous êtes sûrs que ce n’est pas dangereux ? Avec ce que l’on voit aux infos… Moi je ne serais pas tranquille… »,
  • Ceux qui vous envient « oh quelle chance, je rêve de partir en expat, la vie rêvée !  Tu vas te la couler douce, veinard(e) ! À vous la belle vie ! »,
  • Ceux qui sont jaloux mais ne le diront jamais « mouais, bof, moi je choisirais une autre destination, attends, franchement, c’est un peu naze, paie ton exotisme ! Quitte à partir, autant que ça soit vraiment dépaysant ! »,
  • Sans compter ceux qui sont tristes (les parents par exemple) (mais les amis aussi) – eh oui, fini, pour un temps, la relation au quotidien, les déjeuners en famille, les papotages jusqu’au bout de la nuit… Votre départ ne laisse personne indifférent.

Il en faut de l’énergie pour ne pas se laisser atteindre par les remarques, pour aller malgré tout son bonhomme de chemin et partir avec un minimum de sérénité, pour écouter et rassurer, et aller de l’avant, pour soi, son couple et sa famille.

Sachez vous entourer de ceux qui sont juste contents pour vous (et il y en a, forcément !), sachez fermer les écoutilles aux remarques susceptibles de faire écho à vos fragilités – vous avez déjà bien assez à faire avec vos propres questionnements pour ne pas devoir gérer, en plus ceux des autres.

Cette expat, c’est votre affaire et celle de votre famille, concentrez-vous là-dessus, au moins dans un premier temps : c’est déjà un beau challenge ! Préparez-vous ! Votre entourage viendra ensuite…

 

Le décalage aux retrouvailles

Ça, c’est pour le décalage au départ... Mais que dire du décalage au(x) retour(s) ?

On part en expat des idées plein la tête, des rêves plein les yeux : découvertes, voyages, exploration. Et puis on sent, parfois, poindre la nostalgie du pays. Alors on programme des retours dans son « home sweet home », tout à la joie de retrouver ceux qu’on aime. On trépigne d’impatience, on remplit les valises de petits cadeaux, on se réjouit de raconter notre nouvelle vie à ceux qu’on a laissés derrière – quitte à l’enjoliver un peu.

Vous nous voyez venir ? Combien d’entre vous ont vécu la désillusion des retrouvailles ?

  • Les amis pas dispo (vous apprendrez à prévenir de vos retours trrrrrrès à l’avance pour qu’ils prennent en compte vos passages dans leurs agendas chargés – rappelez-vous, vous aussi vous viviez à 100 à l’heure avant de partir !)
  • Le peu de curiosité pour ce que vous vivez : « alors, c’est bien ? » et la conversation autour de votre nouvelle vie s’arrête là. Ne leur en veuillez pas, votre quotidien leur semble très loin du leur et de leurs préoccupations. Ils peuvent craindre la comparaison entre leur quotidien et l’image qu’ils se font du votre – à vous de leur illustrer, par de petites anecdotes distillées, que vous avez aussi votre lot de stress et de soucis et que la vie en expat c’est aussi une vie normale.
  • Ceux qui trouvent que vous avez changé, et ceux dont vous trouvez qu’ils ont changé. On était les meilleurs potes, on se marrait bien ensemble et là… on n’a plus grand-chose à se dire… C’est un peu triste, mais c’est la vie. Chacun vit ses expériences, la vie sépare, on se retrouve, on se perd de vue… et peut-être qu’on se retrouvera à nouveau un jour.

 

Tout ça, qu’est-ce que c’est sinon, tout simplement… le tourbillon de la vie ? Vous connaissez ? L’expat en est un fabuleux accélérateur !

On s'est connu, on s'est reconnu. 
On s'est perdu de vue, on s'est r'perdu de vue 
On s'est retrouvé, on s'est séparé. 
Puis on s'est réchauffé. 

Chacun pour soi est reparti. 
Dans l'tourbillon de la vie. 
Je l'ai revue un soir ah ! là là 
Elle est retombée dans mes bras.

 

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Le départ en expatriation vu par vos proches

Une BD pour tout comprendre à la vie des couples en expat

 

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