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4 secrets pour garder la pêche quand on cherche du travail à l’étranger


ArianeLeglobalLa question de Catherine :

« Bonjour et merci pour votre nouvelle rubrique qui m’est très utile.

Je m’accroche dans ma recherche de travail en appliquant les conseils que j’ai lus chez vous et ailleurs. J’ai bien compris que ce ne serait pas facile et que c’est probablement moi qui vais créer mon poste. Cependant, j’avoue que depuis quelques temps, je n’y crois plus ! Alors je tergiverse, je perds mon temps, je procrastine pour passer un coup de fil. Du coup, je m’en veux, j’ai le cafard et c’est la spirale infernale. Mon mari me console en me disant que ce n’est pas grave et qu’on peut s’en sortir sans mon salaire. Eh bien, même sa gentillesse me met en boule ! Auriez-vous quelques idées pour m’aider à retrouver du tonus ? »

La réponse d'Ariane :

Merci Catherine pour votre confiance.

Voici quelques éléments qui m’ont semblé utiles. Prenez-les avec précaution car je ne connais pas bien votre situation personnelle.

Voici un paradoxe fréquent pour celles qui cherchent du travail : il faut avoir l’air pimpante, fraiche et attirante pour convaincre des partenaires ou des recruteurs. Etre créative et innovante pour vous démarquer de la concurrence. Faire envie, dégager de l’énergie. J’arrête là, je sens que je finis de vous démoraliser.

Car logiquement, cela peut paraître impossible si votre moral est bloqué à la phase « je n’y arriverai jamais, je n’ai plus d’énergie et je ne sais plus trop ce que je veux. Je passe mon temps à regarder mon ordi ». D’où le cercle vicieux « je devrais - je ne fais pas - je ne vaux rien… »

Alors je vous suggère 4 pistes pour sortir vite de ce mauvais pas.

1- Halte au temps mou. Le problème quand on cherche du travail est que le temps n’est plus structuré par le rythme intense du bureau et de la routine. Notre emploi du temps devient flasque et flou, avec le risque que le moral s’y enlise. Donc, urgence structure : si le temps semble informe, alors découpons-le. En fonction de vos disponibilités, je vous propose de le découper en trois zones :

  • D’abord des moments pour vous reposer et prendre soin de vous. Vous traversez une période éprouvante, impossible de passer durablement en force. Gardez-vous des plages de repos, des petits plaisirs qui donnent le moral. J’aime l’expression anglaise « indulge yourself ». On est à fond dans le « parce que vous le valez bien » qui a vraiment ses mérites dans ces moments où on se découvre vulnérable.
  • Après le réconfort, l’effort mais dans des limites de temps bien claires. X heures par jour. Inutile de rester devant son micro à ne rien faire et n’hésitez pas à valoriser tous les micro-succès, parfois aussi minimes que d’avoir réussi à avoir l’assistante de votre contact au téléphone.
  • Enfin gardez du temps pour savourer et explorer. L’expatriation est une expérience unique, ne laissez pas la recherche de travail l’accaparer à 100%. N’en culpabilisez surtout pas. On parlait de donner envie, or c’est là aussi que vous irez chercher de l’énergie et de la créativité.

Pour certaines, ce rythme sera bien réglé sur la journée. Pour les mères de famille qui ont peu de temps, ce sera sur la semaine. L’essentiel est d’établir une routine qui vous soutienne.

2- Soyez BIEN entourée. La solitude n’est pas bonne dans ces moments-là, cependant les remarques du type « de toute façon, tu n’y arriveras jamais » ne vont pas vous aider non plus. Essayer de repérer des personnes positives et bienveillantes  qui vous inspireront de l’énergie. Ce ne sont pas forcément des super business women car parfois sans le vouloir, celles-ci ne feront que renforcer votre sentiment d’échec. C’est parfois plutôt une bonne amie qui saura vous rappeler vos succès et vos talents. Je vous vante sans cesse les bienfaits des groupes de recherche d’emploi, je n’insiste pas plus ici. S’il n’y en a pas là où vous êtes, un projet bénévole qui sollicite vos talents, qui vous met en contact avec d’autres et qui vous donne de la fierté et du plaisir, peut aussi être un atout pour votre recherche et votre moral. A condition de ne pas déséquilibrer votre rythme réconfort/effort/exploration.

3- Maintenez un cadre stimulant. Voici deux des plus grands facteurs de blues des expatrié(e)s qui cherchent du travail

  • être « phagocytée » par les contraintes externes : les copains en visite, les vacances scolaires qui reviennent toutes les 6 semaines, les courses et l’interminable liste de la logistique à régler. Il vous faut un cadre régulier. Amis, famille, conjoint, tout le monde doit être mis à contribution. C’est souvent tellement difficile à mettre en place ! Mais si on se laisse dévorer par le quotidien, on perd le fil de sa recherche et donc le moral. Une idée : instaurer un rythme proche de celui que vous voulez avoir en travaillant.
  • S’installer dans un quotidien domestique, « casual », et ne plus se sentir faire partie du monde professionnel. Un antidote possible : se garder un espace bureau à la maison, s’habiller « comme au bureau » en l’honneur de son ordinateur, aller à des réunions réseau, juste pour retrouver une ambiance « corporate » si c’est le monde que vous visez.
  • Gardez du recul. Si tout semble trop lourd, repartez de vos objectifs profonds. Pourquoi voulez-vous travailler ? Qu’allez-vous apporter ? Si rien n’avance durablement, il faut peut-être reconsidérer votre projet ; adopter une autre approche ou rajouter une étape. Si vous patinez, osez demander des conseils ou peut-être avancer avec un coach. Renseignez-vous aussi sur le choc culturel. Recherche d’emploi et blues de l’expatrié ne font pas très bon ménage ; si vous vous sentez vous enfoncer, il faut en parler à votre médecin. Cependant la plupart du temps, vous ressortirez de cette période exigeante plus mûre et plus solide. Quelle force et quel atout de savoir apprivoiser la solitude, le doute et l’incertitude. A petits pas, c’est ce que vous êtes en train de faire.

N’hésitez pas à m’écrire pour aller plus loin ou me poser vos questions. Bon vent à vous,

signature Ariane

ariane@expatcommunication.com

Ariane Leglobal est chroniqueuse de FemmExpat.com. Avec son expérience en  RH, en mobilité internationale et en gestion de carrière, elle répond à vos questions sur les carrières des expatriés et de leurs conjoints. Vous pouvez aussi lui écrire sur notre forum.

La boite à outils «Carrière à l’étranger» d’Expat Communication, éditeur de femmexpat.com

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Pour en savoir plus, contact@expatcommunication.com

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