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Une question clé à se poser pour trouver du travail à l’étranger


 

ArianeLeglobalVoici une question clé à vous poser pour gagner du temps et de l’énergie.

La question d’Elsa:

Chère Ariane,

Voilà 6 mois que je suis à Budapest. Je pensais trouver du boulot rapidement et que nenni, je patine, patauge et me démotive. En fait, je ne sais plus par quel bout prendre le problème. Help !

La réponse d’Ariane Leglobal.

Chère Elsa,

Je vous comprends si bien ! C’est un véritable parcours du combattant que vous entreprenez-là. Les conjoints expatriés sont des héros, on ne le dira jamais assez.

Vous ne me dites pas grand-chose de votre situation. Alors je réponds avec ce que j’observe chez d’autres conjoints expatriés. Souvent, ils sont impatients de trouver un travail et peu conscients de l’ambition de leur projet. Ils se précipitent donc dans leur recherche sans consacrer assez de temps à une question pourtant essentielle.

Vous le savez bien, personne ne vous attend avec un job tout prêt et vous êtes en lice avec (beaucoup ?) de concurrents locaux qui eux connaissent le marché, parlent la langue et sont insérés sur ce marché.

Donc la question clé est :

Quelle est votre valeur ajoutée sur ce marché par rapport aux autres ?

Ce n’est pas forcément la première question à se poser mais à un moment ou à un autre, elle est indispensable.

Voici trois stratégies qui pourraient vous aider à y répondre.

A)      Continuer dans ce nouveau pays avec votre spécialité de toujours

Pas de secret ; pour qu’on vous embauche vous, alors que vous êtes étrangère et probablement de passage, il faut que vous soyez la meilleure ! Que vous ayez une expertise sur un sujet ET qu’il y ait un marché local pour votre spécialité.

Dans ce cas, voici des étapes qui peuvent vous aider à avancer :

1-  Identifier un talent ou une compétence clé sur laquelle vous pouvezvous  appuyer. Ne soyez pas trop modeste, regardez tout votre parcours pour identifier les pépites qu’il recèle. Souvent, votre « talent unique » est la conjonction de plusieurs facteurs, dont le fait que vous soyez étrangère. Par exemple styliste et française, prof de flamenco et ayant vécu à Séville, chef de projet informatique et trilingue.

2-  Evaluer le besoin dans ce domaine et comprendre votre valeur ajoutée. Là, pas de mystère, la réponse viendra un peu de votre ordinateur et surtout de rencontres avec des professionnels locaux.  (Il faudra que nous reparlions du réseau qui est un point clé dans un prochain article.)

3- Conclure : dans certains cas, tout sera aligné et il n’y a plus qu’à mettre en œuvre.  Parfois il faudra faire des ajustements, faire évoluer votre projet, trouver une étape intermédiaire (formation, petit boulot pour vous perfectionner dans la langue du pays). Parfois, vous vous rendrez compte que votre projet n’est pas réaliste et qu’il faut changer votre fusil d’épaule.

B)      Vous spécialiser autour des besoins de la communauté expatriée

Vous bougez souvent ? Vous ne parlez pas la langue locale et vous ne pensez pas vous y mettre ? L’idée pour vous est peut-être de chercher un besoin non satisfait de la communauté expatriée locale. Orthophoniste, psychologues, professeur,  relocation, distributeurs de marques de votre pays d’origine, créatrice de vêtements dans le style de chez vous…

L’avantage est de rester proche de votre zone de confort, tout en l’ouvrant progressivement à d’autres communautés expatriées ou au marché local.I Il faut simplement rester suffisamment de temps pour que le jeu en vaille la chandelle car se constituer une clientèle est un peu long.

Le petit plus : cherchez à vous démarquer avec une idée originale car ce positionnement est assez classique. Ce qui fera la différence : votre réseau, l’innovation, le sérieux de votre offre.

Dans certaines destinations, le marché sera porteur et vous vous constituerez une activité florissante. Dans d’autres, il faudra être patiente et penser que vous semez des graines pour la suite

C)      Garder le lien avec vos clients tout en bougeant

Le concept est simple, la réalisation parfois plus complexe. Il faut d’abord identifier une activité et des clients qui peuvent vous suivre partout. Le web est bien évidemment votre grand allié dans cette démarche. Romancier serait l’activité la plus représentative de cela, mais aussi journaliste, développeur web ou toutes les activités qui peuvent se faire à distance et en télé-travail. J’ai vu des coachs développer une large clientèle entièrement à distance. Ou des professeurs d’université faire des allers-retours vers leurs facs deux fois par mois. Dans un cas extrêmes, des experts, souvent des consultants, arrivent même à faire financer leurs billets d’avion par leurs clients.

L’enjeu pour cette solution n’est pas seulement d’identifier  des compétences adaptées. C’est aussi de supporter de travailler seul, sans lien avec son pays d’accueil. Avant de vous lancer, interrogez des personnes qui se sont lancées dans cette aventure. Ils ont souvent développé des réponses intéressantes.

Nous n’avons pas le temps ici de parler des formules qui facilitent ces parcours comme le portage salarial, le statut d’auto entrepreneur … Si cela vous intéresse, dites-le moi !

Voilà quelques idées dont j’espère qu’elles vous aideront à avoir une vision plus claire.

Ma conviction pour finir : dans des parcours comme le vôtre, l’essentiel n’est pas forcément de réussir un super business à court terme mais surtout de développer de nouvelles compétences, d’apprendre à rebondir, de savoir sortir de votre zone de confort en innovant. C’est parfois une traversée du désert mais croyez-moi, vous plantez des graines qui un jour feront un beau jardin !

N’hésitez pas à m’écrire pour aller plus loin ou me poser vos questions. Bon vent à vous,

signature Ariane

Ariane Leglobal est la chroniqueuse de femmexpat. Avec son expérience en  RH, en mobilité internationale et en gestion de carrière, elle répond à vos questions sur les carrières des expatriés et de leurs conjoints. Vous pouvez aussi lui écrire editorial@femmexpat.com

La boite à outils «Carrière à l’étranger» d’Expat Communication, éditeur de femmexpat.com

Pour faciliter les carrières internationales, notre équipe a mis au point quatre services :

  • La formation au départ, pour les collaborateurs et pour les conjoints. Une journée pour préparer son expatriation,  avancer sur ses projets perso et pro et échanger avec d’autres personnes qui sont dans la même situation. Une journée INDISPENSABLE pour apprendre à nager sereinement dans le grand bain de l’expatriation.
  • L’aide personnalisée à la recherche d’emploi . Une coach, ancienne expatriée elle-même, vous aide à élaborer et mettre en œuvre votre projet. Service disponible à Paris ou par skype.
  • Le job booster cocoon : des groupes d’expatriés, hommes et femmes, boostent leur carrière en s’entraidant pour trouver le job de leurs rêves. Pour garder l’esprit innovant, débrouillard et solidaire de l’expatriation qui fera rebondir leur carrière.
  • Le kick-off du Job Booster Cocoon. Une journée pour faire le point sur votre carrière internationale et booster votre recherche.

Pour en savoir plus, contact@expatcommunication.com

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