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Carrières Expériences à l'étranger

Petits secrets de ceux qui ont trouvé du travail à l’étranger (Expat Value 7)


secretQuelles sont les méthodes qui fonctionnent pour trouver un boulot à l'étranger ? Fini le côté obscur de la force, comme promis, on continue sur une lancée positive avec un sujet bien utile. Observons à travers l’enquête toutes les pratiques décrites par ceux et celles qui ont trouvé du travail. A vous de voir ensuite ce que vous pouvez appliquer chez vous !

 

Le média pour trouver du boulot

Jusqu’ici, nous vous avions donné les données agglomérées. Entrons dans le détail, ces résultats valent de l’or !

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Le réseau

On ne peut pas en réchapper, le réseau est la clé de votre recherche d’emploi : 44% ont trouvé via leur réseau personnel et social. Ce n’est pas nous qui le disons ! Si vous grimacez, relisez l’article d’Ariane sur le sujet. Recourir à son réseau peut même être facile et agréable. Je vous laisse lire les chiffres ci-dessus et en déduire la stratégie qui vous convient. En tout cas une certitude : le meilleur ami de votre recherche n’est surement pas votre ordinateur même si lui, au moins, il parle français et il n’est pas intimidant.

Précisons quelques points :

Les offres d’emploi 

Avec 15% d’utilité, on pourrait se dire qu’on pourrait s’en passer. Que nenni ! Inutile évidemment de passer des heures à répondre à une offre pour laquelle vous aurez zéro valeur ajoutée par rapport à un local. Lui sera fluent dans la langue et déjà en poste. En revanche, les offres sont indispensables pour comprendre ce qui est attendu, repérer les mots clés à utiliser pendant les entretiens, définir votre valeur ajoutée. Donc lisez-les avec attention. Répondre est déjà un entraînement. Et si votre profil est très pointu, vous avez vos chances.

Les candidatures spontanées 

Là, vous n’êtes pas en concurrence mais le besoin n’existe pas. A vous donc de vous renseigner pour imaginer un projet qui apporte de la valeur. On en revient donc… au réseau !

Les chasseurs de tête 

... ne sont pratiquement pas sollicités. Pour les profils les plus diplômés, ils sont pourtant des têtes de pont utiles en termes d’information. Cependant, ils prendront rarement le risque de soumettre la candidature d’un conjoint expatrié dont le futur sur place est entouré d’incertitude. Soyons francs : il vous recevra donc plutôt pour faire plaisir à votre conjoint si celui-ci a un gros poste. Echange de bons procédés.

 

Où chercher ? 

Je répète ici des choses que nous avons déjà écrites, mais elles sont importantes. Je fais vite… Cela vaut le coup de s’inspirer du poste typique du conjoint qui a trouvé du travail.

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Qu’en déduisons-nous ?

Il n’y a pas que les entreprises françaises dans la vie !

Inutile de se précipiter chez Air France et Total qui sont déjà harcelés de candidatures de conjoints. Reprenons la question clé : quelle est ma valeur ajoutée ? Vous avez souvent plus d’atout pour une entreprise locale qui fait du business avec l’Europe et a besoin de mieux connaître le marché. Alors, c’est sûr, tout de suite, l’effort pour découvrir le marché est plus grand ! Par où commencer ? Par des entretiens avec des gens de votre réseau qui bossent dans des entreprises locales… Ca tombe bien, ils sont beaucoup moins sollicités que le patron local de Vuitton.

Ne pas se focaliser sur les grosses entreprises.

C’est la même idée. Les grandes entreprises sont souvent frileuses devant le risque que représente quelqu’un qui ne contrôle pas la durée de son séjour. Les petites entreprises sont souvent plus souples. En plus, pour elles, la valeur ajoutée d’un étranger peut être précieuse, contrairement à la multinationale qui regorge de profils internationaux.

Jusqu’où accepter le rétropédalage ?

C’est une question bien désagréable. Vous vous souvenez de ces chiffres.

 

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Ca ne fait pas plaisir mais il est rare de retrouver d’un coup son niveau antérieur, et encore plus de progresser en acceptant un poste à l’étranger. Ecoutons ce témoignage : « En France, j'étais pharmacienne. Quand je suis arrivée en Allemagne, j'ai dû repartir de zéro: apprendre la langue, faire des petits boulots pour être en contact avec les gens locaux. J'ai fait des stages en pharmacie non rémunérés puis rémunérés. Jusqu'à progresser au statut de pharmacien. »

Très courant donc de repartir un bon coup en arrière. C’est pourquoi ceux qui cherchent mordicus des jobs alignés avec ceux d’avant (les hommes, les conjoints qui n’ont pas d’enfants, ceux qui en ont vraiment besoin financièrement) ne trouvent pas plus que les autres et sont les plus insatisfait de leur poste quand ils en obtiennent.

 

Quand chercher ?

Une info utile : 6% des conjoints ont trouvé avant de partir et 12% de ceux qui trouvent sur place ont réussi grâce à leur entreprise d’origine. Il est donc vraiment utile de commencer votre recherche avant votre départ. Si c’est trop tard pour vous, faites passer le message à votre réseau, c’est bon à savoir.

Inutile souvent de brûler son réseau en cherchant tous azimuts avant d’avoir compris le marché. Laissez-vous le temps d’atterrir. Si vous êtes super pressé(e), alors, commencez bien par des entretiens exploratoires, des candidatures « pour voir ». On ne mesure pas au départ combien les marchés sont différents d’un pays à l’autre. Exemple : « Aux Seychelles, on postule en mode "VRP", on va se présenter là où on pense qu'il peut y avoir un job ». C’est sûr, pour beaucoup, ça demande un effort d’adaptation ! L’écart n’est pas forcément si énorme mais il la recherche d’emploi est truffée de décalages culturels.

 

L'attitude gagnante

Voici un joli verbatim : « En discutant , on m'a conseillé de me rendre à une réunion "Meetup". Cela a débouché sur un premier contact avec des startups. Par la suite je suis allée à un rendez-vous mensuel de networking et j'ai rencontré une autre startup pour laquelle je travaille. » Humilité et confiance en soi, courage, esprit positif, recherche de conseils, ne pas avoir d’idées préconçus… tout y est me semble-t-il !

Voilà un graphique qui démontre ces propos. Il va falloir accepter de changer ! Pas toujours facile mais en même temps, c’est pour ça qu’on est partis, non ?

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Changer ? Mais comment ? Voici quelques exemples : «Les entreprises étrangères n'étaient pas prêtes à m'embaucher par contre elles étaient prêtes à me confier des missions. »

«  Je suis parti suivre ma compagne dans le nouveau pays sans avoir d'activité de ce pays. J'avais envie de travailler mais je n'ai pas recherché de poste. J'ai identifié, développé et créé mon activité.»

« J'ai arrêté au bout de 3-4 mois de chercher dans mon domaine. J'ai ensuite commencé une activité de vente à domicile pour faire quelque chose de très différent et acquérir des compétences nouvelles. Ayant besoin de davantage de stimulation intellectuelle, j'ai aussi fait un MBA pour éviter un trou dans mon CV, acquérir des connaissances complémentaires aux miennes. »

Là, bienvenue dans la rubrique "vie pro" de FemmExpat qui regorge de témoignages, et venez échanger dans le groupe « Expat Value » sur Facebook. Selon l’expression à la mode, cela vous aidera « à élargir le champs des possibles ».

 

Comment tenir ?

Pour finir, un dernier constat. Il faut rester positif, confiant…  mais soyons lucides. Ce type de recherche est long, pénible et difficile. Regardez les chiffres ci-dessous et dites-vous que les gens qui ont dit ça sont plutôt durs au mal :

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Voilà ce qu’écrit quelqu’un qui a répondu à l’enquête : « J'ai globalement eu l'impression de repartir presque de zéro, cela a été une période difficile à gérer.»

Mais on avait dit qu’aujourd’hui, on restait positif, alors concrètement, comment fait-on ?

Là, je vous encourage à nouveau à lire ce qu’en dit notre amie Ariane. En peu de mots : chouchoutez-vous, politique des petits pas et ne restez pas seuls.

Un exemple : « Pendant ma recherche d'emploi, j'ai constitué un groupe d'entraide à la recherche d'emplois entre francophones au Qatar, le DPFN. »

Cette personne a tout compris ! Une fois de plus, la clé du succès est de ne pas rester seul(e). Alors, groupe de recherche d’emploi, coaching, binôme… tout est possible. On en reparlera mais vous trouverez déjà quelques informations dans cet article d’Ariane.

Merci encore à tous ceux qui ont répondu à l’enquête, et aujourd’hui particulièrement aux 1000 personnes qui ont trouvé déjà du travail et ont pris sur leur temps pour nous donner leurs trucs. C’est chouette cette solidarité d’expat et j’espère que cela sera utile à ceux qui cherchent.

Bon vent à vous,

Alix-CarnotpAlix

 
 
 
 
 
Si vous avez raté le début :

 

Les 10 infos indispensables sur la carrière des conjoints expatriés (Expat Value 1)

Les conditions du départ : mais qu’allaient-ils faire dans cette galère ? (Expat Value 2)

Le conjoint expatrié : portrait-robot (Expat Value 3)

Pourquoi les conjoints expatriés veulent-ils donc travailler ? (Expat Value 4)

Le divorce en expatriation : stop à l’intox ! (Expat Value 4bis)

11 obstacles au travail des conjoints à l’étranger (Expat Value 5)

L’expatriation, impasse ou booster professionnel pour le conjoint ? (Expat Value 6)

Conjoint expatrié : un accompagnement rare et pas toujours adapté (Expat Value 8)

Expatriation : et si le bonheur était juste là, finalement ? (Expat Value 9)

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Pour en savoir plus :

Les résultats détaillés seront publiés dans FemmExpat.com tous les mardis. Pour être sûr de ne pas en manquer, abonnez-nous à notre newsletter gratuite et bénéficiez d’un abonnement à taux préférentiel à notre Club Premium.

Les 2000 verbatims de l’enquête seront publiés progressivement sur la page Expat Value sur Facebook et le dossier de presse complet est disponible sur le groupe Expat Value de Facebook. N’hésitez pas à nous poser toutes vos questions sur alixcarnot@expatcommunication.com ou dans le groupe Expat Value !

 

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