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Joanna, vivre Imparfaites à Istanbul


Joanna, vivre Imparfaites à IstanbulJoanna Haenlein vient d’avoir 27 ans et vit en Turquie, à Istanbul, depuis moins d’un an. Elle se définit comme entrepreneure (elle a créé Imparfaites) et volontaire. En effet, elle a réalisé son rêve de vivre à Istanbul grâce à un SVE (Service Volontaire Européen) !

Nous vous invitions à découvrir le portrait de cette jeune femme qui a la tête sur les épaules et de la suite dans les idées, tout en sachant faire briller ses rêves sans se décourager. Ce qu’elle construit aujourd’hui à Istanbul est un vrai choix personnel.

Comment s’est passée votre arrivée à Istanbul ?

Istanbul est ma première vraie expatriation, j’ai effectué des stages à l’étranger auparavant et un Erasmus en Allemagne mais je ne suis jamais restée plus de 5 mois dans un autre pays.

Les montagnes russes de l'adaptation

En arrivant à Istanbul, j’ai connu des hauts et des bas. Avec un peu plus de hauts quand même ! J’ai dû m’adapter à la culture turque qui n’est pas évidente à appréhender. Leur façon de penser est très différente de la nôtre. Il faut arriver à comprendre tous les codes de cette société divisée entre traditions et modernité, orient et occident.

Par exemple, leur notion du temps est assez particulière. Ici tout se fait à la dernière minute ! J’avoue que c’est un peu stressant par moment. Cependant, en tant qu’adepte de la procrastination, je me suis vite adaptée.

Le manque d’organisation et le manque d’anticipation sont aussi difficiles à gérer. Ici, on ne planifie rien, on organise les choses un peu au hasard et insallah… Mais au final, les Turcs arrivent toujours à retomber sur leurs pattes. Épatant !

De l'art de surmonter les obstacles

Enfin, la plus grosse difficulté a été d’obtenir mon permis de résidence. C’était indispensable.  Ce fût un vrai calvaire qui, si je rentrais dans les détails, pourrait couvrir cinquante pages.

Pour surmonter les difficultés, il faut être ouvert d’esprit, garder son calme et rester patiente. Ce sont, selon moi, les trois clés pour bien s’intégrer dans son nouveau pays d’accueil. D’ailleurs, je deviens finalement un peu turque dans ma façon de travailler maintenant !

Pourquoi choisir de  vous installer en Turquie et y monter votre boîte ?

Tout a commencé vers la fin de mon stage d’études, en discutant dans la cuisine avec ma mère, quelques jours avant ma soutenance de stage pour mon école. Je réalisais que lors de mes nombreux stages dans le domaine du luxe et des cosmétiques, je ne m’étais pas sentie à ma place dans le monde de l’entreprise. Loin de son esprit de compétition et de profit, je voulais me rendre utile, travailler pour une cause au lieu de rester prisonnière d’un monde superficiel.

Le SVE, sésame pour un départ qui a du sens

Or, je rêvais depuis des mois de partir vivre en Turquie, à Istanbul. J’avais besoin d’évasion, de vivre dans une culture complètement différente et de me lever chaque matin en pensant à cette nouvelle une journée enrichissante et pleine de découvertes qui l’attendrait. Je me suis donc tournée vers le SVE (Service Volontaire Européen). Ce programme peu connu est un formidable moyen de partir à l’étranger et de s’investir dans des projets très sympas. Le SVE envoie des jeunes de 18 à 30 ans dans l’Europe entière, dont la Turquie, afin d’être volontaire dans divers associations. Les volontaires peuvent travailler avec des personnes handicapées, des enfants, ou sur des projets en lien avec l’environnement, le racisme, etc. Voilà comment j’ai réussi à partir dans le pays de mes rêves tout en comblant mon envie d’aider les autres.

Rester en Turquie après son SVE

Mais j’en voulais plus. Le SVE ne dure qu’un an et il fallait que je trouve quoi faire par la suite pour assurer mon avenir.

En arrivant à Istanbul, je me suis inscrite dans plusieurs associations destinées aux francophones et notamment à Via Pro qui aide les expatriés à se reconvertir et à trouver leur voie professionnelle en proposant des formations. J’ai rencontré Solène Pignet, la fondatrice de Creators for Good qui offre des services de consulting pour devenir entrepreneur citoyen. Comme l’envie de créer mon entreprise me trottait en tête depuis un moment, je me suis lancée et Imparfaites est née ! Je suis donc devenue entrepreneure, en parallèle de mon SVE.

De l’idée à la plateforme de cosmétiques responsables, comment est née Imparfaites ?

Les six mois de coaching avec Solène Pignet m’ont permis de faire le point sur moi, mes envies, mes passions, mes aspirations. J’ai ainsi pu créer une entreprise à mon image et grâce à laquelle je peux transmettre mes valeurs.

Concilier valeurs et passion

Comme j’ai toujours été passionnée par l’univers de la cosmétique (une véritable histoire de famille d’ailleurs !), je voulais allier cette passion et une cause plus profonde. Je me suis rapidement tournée vers l’idée de démocratiser la cosmétique responsable (bio, issue du commerce équitable, cruelty free...). Je m’adresse donc aux femmes qui veulent troquer leurs produits de beauté conventionnels contre des produits plus respectueux pour leur peau et l’environnement.

Mais celles qui découvrent ce type de produits sont facilement perdues face à une jungle de nouvelles marques et de nouveaux logos. Même les gestes beauté ne sont plus tout à fait les mêmes car on utilise notamment des produits plus bruts, comme les huiles végétales. C’est là que j’interviens en les guidant.

Imparfaites, une plateforme pour guider les femmes

Je suis partie de la cause du problème. Les femmes qui pourraient avoir envie d’adopter la cosmétique responsable connaissent peu ces produits. Elles croulent sous les informations contradictoires sur Internet et pensent souvent (à tort) que cela coûte plus cher que les cosmétiques traditionnels.

Imparfaites est donc une plateforme de formation en ligne qui aide les femmes attentives à leur santé et à l’environnement à adopter la cosmétique responsable.

Dès cet automne, Imparfaites se dotera d’un système d’abonnement mensuel. Chaque mois, un nouveau thème sera abordé avec des conseils personnalisés, des astuces et des réductions sur des jolies marques responsables.

Les membres peuvent ainsi se former mois après mois pour changer doucement leurs habitudes beauté. Cette transition qui nécessite du temps. Je le sais par expérience. Et pourtant ça vaut le coup. Pour soi, la planète et… son portefeuille !

En attendant l’abonnement, mon blog donne déjà plein de conseils et elles peuvent télécharger mon guide des labels responsables.

Quel est aujourd’hui votre principal challenge ?

Actuellement, mon principal challenge est finalement de réussir à allier mon mode de consommation cosmétique avec le pays dans lequel je vis. En effet, la cosmétique responsable n’est pas encore très répandue en Turquie. Je n’ai pas beaucoup de choix et les produits que je trouve coûtent cher. Comme tous les cosmétiques en Turquie, à cause des taxes élevées. Alors je fais livrer mes produits commandés sur internet chez mes parents (qui sont ravie de recevoir plein de colis !). Je les ramène lorsque je vais en France.

Que diriez-vous à une expatriée qui hésite à lancer son activité ?

Foncez ! C’est une expérience tellement incroyable. Vivre à l’étranger, sortir de son cadre habituel et de sa zone de confort vous booste, vous rend plus créative, plus apte à vous dépasser et à vous étonner vous-même.

Soyez aussi encadrée par une association ou des copines qui veulent aussi se lancer dans leur propre activité. L’accompagnement et le soutien d’autres personnes avec les mêmes valeurs est primordiale. C’est ce qui vous pousse à vous lancer et à vous dépasser.

Et surtout n’écoutez pas ceux qui vous freinent dans vos projets, vos rêves et vos ambitions. Si j’avais écouté les personnes qui m’ont dit de ne pas partir en Turquie, je n’en serais pas là aujourd’hui.

Quel conseil donneriez-vous à ceux qui hésitent à s’installer en Turquie ?

J’avoue que je ne peux pas vraiment conseiller les personnes hésitantes à venir s’installer ici vue le contexte actuel. Je pense que pour venir habiter dans ce pays, il faut vraiment avoir eu le coup de foudre, aimer la différence de culture, savoir s’y adapter et ne pas craindre l’avenir incertain que réserve la Turquie.

Que vous apporte l’expatriation ?   

L’expatriation m’apporte épanouissement, challenge, créativité, dépassement de soi… Bref, depuis que je suis à Istanbul j’ai enfin trouvé ma voie !

Je me sens plus forte et plus résistante aux aléas de la vie, car s’installer en Turquie n’est pas de tout repos. La vie ici est plus dure qu’en Europe, il faut se battre pour obtenir ce que l’on veut. Mais quand je suis sur le bateau qui traverse leImparfaite, une plateforme de cosmétiques éco-responsables. Bosphore pour aller sur la rive Asiatique, je me dis que j’ai une chance incroyable de vivre dans une ville aussi magique.

Envie de découvrir ce beau projet ? Rendez-vous sur www.imparfaites.com.

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