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Expériences à l'étranger Ma vie en expatriation Vie pro

Marie-Pierre de LePetitJournal.com, l’expatriation dans l’ADN


MariePierrePetitJournalMarie-Pierre est une enfant de l'expatriation, mode de vie qu'elle a poursuivi dans sa vie d'adulte. De pays en pays, elle a toujours trouvé à rebondir professionnellement, et est aujourd'hui responsable éditorial pour LePetitJournal.com, notre partenaire. Rencontre.

- Peux-tu nous dire brièvement qui tu es, d'où tu viens ? 
Je suis une expatriée au long cours. Née à l’étranger, au Pérou, j’ai grandi en Italie. Lors de mes études à Lyon, j’ai rencontré un Lyonnais qui ne jurait que par sa région. Depuis notre mariage, pourtant, ses opportunités professionnelles nous ont fait parcourir le monde, de Hong Kong à Istanbul, de Casablanca à Singapour, Bangkok et Pékin. Que des destinations fantastiques! Nous avons trois enfants de 11, 15 et 17 ans.

- A chaque expatriation, tu as réussi à travailler, alors que, si je ne me trompe pas, tu étais le "conjoint suiveur" : quel est ce parcours professionnel, et comment t'y es-tu prise pour réussir à chaque fois ?

J'ai trouvé mon premier job assez facilement à Hong Kong dans une trading. Ensuite, comme beaucoup de femmes, j’ai été conjoint suiveur car les expatriations suivantes ont coïncidé avec mes maternités. Ma formation m'a aidée (EM Lyon et études de chinois à Langues O) car elle peut permettre de saisir des opportunités assez diverses. A chaque fois, je me suis attachée à avoir un projet fort. Apprentissage assidu des langues, poursuite d’un Master2 d’histoire de l’art à distance sur les porcelaines chinoises du Palais de Topkapi, responsable de la formation de guides au Musée des Civilisations Asiatiques de Singapour, j’ai toujours pu m’impliquer dans des activités prenantes, formatrices... Depuis 2008, je travaille pour lepetitjournal.com. J’ai commencé à Bangkok, et je continue en télétravail à plein temps avec le siège parisien depuis Singapour.

- Quelles ont été, pour toi, les principales difficultés de ces recherches d'emploi ?
La principale difficulté consiste à se remobiliser à chaque arrivée. Comme on ne connait jamais la durée de notre séjour, il ne faut pas perdre de temps! Lors de mon premier passage à Singapour, la formation au musée venait de commencer lorsque j’en ai entendu parler. J’ai écrit, appelé, cherché à rencontrer les responsables, et j’ai pu intégrer le cursus. De même, j’ai commencé à travailler à Bangkok trois semaines seulement après mon arrivée en Thaïlande. Il faut être très réactif, et ne pas hésiter à se renseigner directement à la source.

- Tu es à présent directrice éditoriale pour LePetitJournal.com : comment s'est faite la rencontre avec LePetitJournal ? Quel est ton quotidien ?

En arrivant à Bangkok, tout le monde m’a conseillé de m’abonner au site lepetitjournal.com. Sur la première newsletter, j’ai vu une petite annonce qui m’a intéressée… J’ai rencontré Hervé Heyraud, le fondateur du site. J’ai tout de suite aimé l'équipe très sympathique avec laquelle j’ai débuté. Au départ, la rédaction internationale était basée à Bangkok, et j’ai commencé par les relectures des éditions, la rédaction d’articles d’actualité. Très vite, nous avons souhaité développer les contenus concernant l’expatriation : la vie quotidienne, les défis que pose la mobilité,  sur le plan professionnel et personnel, mais aussi la représentation politique des Français de l’étranger. Aujourd’hui je supervise donc tous les contenus communs aux éditions. Je suis aidée par un stagiaire à Paris et notre réseau d'éditions locales. Le télétravail demande pas mal de discipline et un bon moral, car on est seul devant son ordinateur la plupart du temps, mais heureusement j’ai de nombreux contacts par skype avec les équipes et les personnes que j’interviewe.

- Que t'apporte cette expérience ?
J’ai la chance de travailler sur un sujet qui touche directement mon quotidien et qui me passionne. J’aime ces rencontres même virtuelles, écouter les histoires des Français de l’étranger et recueillir leurs témoignages. Petit à petit je pense que j’ai développé une forme d’expertise sur l’expatriation. Je crois que nos lecteurs se retrouvent dans nos articles. Nous avons des commentaires très positifs. Le site s’est beaucoup développé en quelques années, nous avons grandi en audience, nous sommes aujourd’hui présents sur 46 villes. J’ai la satisfaction d’avoir apporté ma petite pierre à cet édifice. J’ai aussi la chance d’avoir trouvé un équilibre entre vie personnelle et travail.

- Quels sont les trucs et astuces, et conseils que tu aimerais partager pour réussir à concilier expatriation et carrière ?

Avant toute chose, il faut faire un choix. Il est très possible de profiter d’une expatriation pour changer d’orientation, s’adonner à une passion. Beaucoup de personnes disent qu’elles souhaitent travailler, sans le vouloir vraiment. Cet entre-deux est souvent peu productif, voire démoralisant. On peut se laisser le temps d’une respiration, mais si on veut reprendre sa carrière en main, alors il faut foncer ! Planification, gestion du temps, sens des priorités, réseautage… réussir sa vie professionnelle à l'étranger requiert les mêmes qualités qu'en France ! Il faut tout de même se préparer à affronter des difficultés spécifiques de l'expatriation. S'intégrer à une équipe multiculturelle demande pas mal de tact et de sens de l'observation. Enfin, comme en France, il faut accepter de ne pas être parfaite !

- Que signifie, pour toi, être femme et expatriée ? Que t'apporte l’expatriation ?

C’est difficile pour moi de répondre à cette question car finalement l’expatriation est un peu dans mon ADN. Les deux années que j’ai vécues en Bretagne sont celles qui m’ont semblées les plus exotiques ! Cela dit, c'est surement en étant loin de ses bases que l'on réalise combien on est attaché à la France. Être femme et expatriée nous oblige à nous remettre sans arrêt en cause, à être inventive, tout en maintenant les fondamentaux pour le reste de la famille. C’est tout à la fois une chance et un défi, parfois compliqué. Après toutes ces années à l’étranger, une petite envie de stabilité se fait parfois sentir…

- Y a-t-il autre chose que tu souhaiterais ajouter, un message pour la communauté des femmes en expatriation ?

Il me semble que les femmes françaises ont souvent tendance à se regrouper. Il y a une grande solidarité entre elles, ce qui est très agréable lorsque l'on est loin de ses bases. Mais elles gagneraient parfois à oser aller à la rencontre d'autres personnes de nationalités différentes. Les ressortissants de notre pays d'accueil ou d’autres nationalités sont très contents que l'on fasse l'effort d'aller vers eux, et ne nous jugeront pas sur notre niveau de langue, quoi qu'on en pense ! Ce serait dommage de passer à côté de belles rencontres par timidité !

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