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MadFlash  » la newsletter qui vous sauvera dans les diners » en Espagne


MadflashTrioTrois parisiennes ont lancé MadFlash, la « newsletter semanal qui vous sauvera dans les dîners » en Espagne. Caroline, Eléonore et Anne nous racontent leur aventure d’expats créatrices.

Caroline, Eléonore, Anne, qui êtes-vous ?

Caroline, 42 ans, expatriée depuis bientôt 20 ans, à peine un diplôme d'école de commerce en poche. D'abord seule au Portugal, au Brésil, en Pologne et en Bulgarie puis en couple en Argentine, Suède, Grèce et enfin Espagne depuis 2012. Autant de boulots et d'expériences que de pays habités, mais souvent journaliste free-lance par plaisir de l'investigation et de l'écriture. Mariée à un diplomate suédois et maman de 3 enfants de 6, 10 et 12 ans.

Eléonore, 36 ans, études de droit et de journalisme à Paris, avant de travailler chez Benetton comme Responsable des Relations presse à Paris, puis au Medef, en tant que Responsable de l'information économique. Septembre 2011, arrivée à Madrid. Première expatriation. 4 enfants de 11 ans à 2 ans. Pour suivre mon mari, schéma classique !

Anne, 40 ans, diplômée d'une école de commerce avec une expérience en marketing / communication dans l'agroalimentaire, les télécoms et l'Internet. 10 ans en expatriation, à Singapour, Copenhague et maintenant Madrid depuis janvier 2014. Comme Eléonore, la famille qui compte 3 enfants de 12 à 2 ans suit mon mari !

Racontez-nous la genèse de Madflash

Au départ, certainement l'envie d'avoir un projet professionnel à lancer, à faire grandir et par conséquent qui donne du rythme. Caroline et moi (Eléonore) sommes des fans d'actualité quelle qu'elle soit : politique, sociale, mode, déco, culturelle…

Et finalement nous nous sommes rendu compte que beaucoup de français autour de nous ne suivaient pas l'actualité espagnole. Ils sont très au courant de ce qui se passe en France mais l'environnement qui les entoure et ce qui s'y passe est un magma un peu flou. Plusieurs raisons : pour certains la langue est un obstacle et pour d'autres, c’est l'éternel manque de temps !

Nous avons cogité moins de 6 mois entre le nom, le format, les rubriques, les outils internet à adopter… pour finalement lancer le premier MadFlash en mai 2014.

Mad pour Madrid et Flash pour le côté actu.

Le format hebdomadaire  nous paraissait réalisable et un bon rythme pour abreuver nos lecteurs. Le Paris Match du jeudi ! Sachant que nous suivons le calendrier scolaire.

Quelles sont les éventuelles difficultés que vous avez pu rencontrer en montant votre activité, liées, notamment, à l'Espagne ou à Madrid en particulier ?

Notre projet ne demandait pas d'investissement financier particulier au départ. Nous pouvions donc nous lancer plus facilement. Pour l'instant il n'y a qu'une version française. Et nous parlons suffisamment bien espagnol pour pouvoir décrypter nous-mêmes l'actualité et la synthétiser au mieux pour nos lecteurs.

Notre objectif du moment est de nous faire connaître afin d'attirer de plus en plus d'abonnés. Et de ne pas être fiché de manière caricaturale comme des expats françaises qui vivent repliées sur elles-mêmes : à travers MadFlash vivre et comprendre davantage l'Espagne.

Au-delà du contenu, nous nous sommes vite rendu compte que nous avions besoin d'être épaulées par une personne compétente en marketing digital. C'est ainsi qu'Anne a rejoint l'aventure en septembre dernier. Son expérience nous aide à nous interroger sur notre positionnement, notre identité, notre visibilité sur le net et spécialement sur les réseaux.

Il est certain qu'en faisant tout nous-mêmes, tout prend du temps. Ce n'est pas comme dans un bureau où on appellerait le service informatique dès qu'il y a un problème !

Dîtes-nous en peu plus sur le projet et ce qu’est MadFlash…

MadFlash est un "smartmail" ou un magazine hebdomadaire gratuit diffusé par mail tous les jeudis matin.

Nous proposons à travers des rubriques clairement identifiées un "condensé light " de l'actualité espagnole, du plus sérieux au plus léger.

Nous faisons des choix dans les sujets d'actualité. Nous posons notre regard de Françaises sur ce qui nous entoure en Espagne, sans condescendance, mais avec curiosité et l'envie de comprendre. L'idée est d'apprendre un peu plus chaque semaine à travers des articles au ton léger mais pas creux.

Etre la "newsletter semanal qui vous sauvera dans les dîners". Ce slogan a un côté très parisien (d'où la tour Eiffel intégrée dans le logo) que nous assumons mais c'est à prendre au second degré. Ce trait parisien est le signe d'une certaine esthétique et d'un ton qui peut quelques fois caractériser notre plume. Mais cela permet aussi de pouvoir nous étonner de certaines différences culturelles, que nous voyons comme une richesse. Par exemple notre œil de parisienne est toujours surpris au Corte ingles !

Le lectorat :

Une majorité de femmes 30 - 45 ans. La majorité en Espagne mais aussi en France ou ailleurs. Soit pour les nostalgiques de l'Espagne soit parce qu'elles ont un lien avec l'Espagne.

30 % d'hommes. Le syndrome du mari qui pique le Elle de sa femme ! C'est pour cela que nous veillons aussi à suivre le foot notamment, ou la mode homme en Espagne.

20 % d'espagnols. Sans doute des personnes francophones ou francophiles qui aiment lire en français des sujets qui les concernent directement.

Nous travaillons sur notre identité visuelle. Désormais nous avons un logo, un slogan, une charte graphique. Cette recherche esthétique se décline à travers des dessins qui sont l'œuvre d'une jeune suédoise. Selon les saisons ou l'actualité, les dessins d'Erika nous aident à traduire une émotion, un instant. Ces dessins permettent aussi au lecteur de s'échapper dans son imaginaire !

Quels sont les trucs et astuces, et conseils que vous partageriez pour réussir  à lancer son projet à Madrid ?

Dans notre aventure, nous ne pensons pas qu'il y ait de spécificités propres à Madrid. A moins que nous les rencontrions plus tard au fil de l'expansion du projet.

La communauté française est très concentrée géographiquement en quelques endroits alors il est tentant de ne pas en sortir. Pour l'instant, MadFlash peut satisfaire des Français et des Espagnols. A terme, nous aimerions toucher d'autres nationalités. Ce sera peut-être un challenge compliqué.

Quels conseils donneriez-vous à une femme expatriée qui hésite à lancer son activité ?

Partir d'une idée, d'un concept. Voir si vous pouvez le réaliser compte tenu du temps et du budget dont vous disposez. Pour toujours avoir l'envie, il est préférable que votre idée ait un réel lien avec ce que vous aimez faire : par exemple pour nous, écrire et suivre l'actualité.

Quelle est votre ambition à terme ? Que voulez-vous faire de ce projet ? Sachant que souvent à l'étranger on ne sait pas pour combien de temps nous sommes installés. Le facteur temps peut quelquefois freiner. Mais il faut aussi savoir se lancer sinon on ne fait rien.

Savoir s'associer avec les bonnes personnes afin de faire grandir le projet et échanger. A plusieurs on est plus solide.

A l'inverse, travailler seul demande beaucoup de discipline. Et le risque est d'être plus vulnérable au fil du temps et de laisser tomber le projet.

Que vous apporte l’expatriation ?

De nouvelles rencontres, de nouveaux challenges qu'on n'aurait jamais faits, un environnement à découvrir et à comprendre.

Passionnant mais pas toujours facile à mettre en place. Il faut arrêter de caricaturer l'expatriation.

Un message pour nos lectrices : des femmes aux 4 coins du globe ?

Saisissez les opportunités pour faire de ces parenthèses à l'étranger de vraies expériences humaines en trouvant, pourquoi pas, un projet à faire grandir et dont vous serez fières !

 

Madflash-Logo

 

 

 

 

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