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Les 5 conseils avant de s’engager dans un bac international (IB)


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Rencontre avec Sabine Hurley, directrice du bac IB à l’École Jeannine Manuel à Paris

Discussion sur son parcours, son métier passionnant, l’excellence du bac IB et son engagement envers ses élèves.

Avant de devenir directrice du bac IB à l’École Jeannine Manuel, établissement bilingue du 15ème arrondissement de Paris Mrs Hurley (comme l’appellent ses élèves) a eu elle-même un parcours très international et multilingue. Elle grandit à Toulouse auprès de ses parents américains, part étudier aux États-Unis les mathématiques ainsi que la littérature latine américaine. Puis, elle fait un tour du monde pendant lequel elle rencontre son mari. Elle commence ensuite sa vie professionnelle en Italie. Finalement, Mrs Hurley revient s’installer en famille à Paris où elle débute comme enseignante dans une école Montessori bilingue. Elle entre en 2003 à l’école Jeannine Manuel comme professeur d’anglais dans la filière OIB puis de mathématiques dans la section du bac IB. Elle occupe aujourd’hui le poste de Directrice du bac IB et garde toujours un œil bienveillant sur ce que deviennent ses anciens élèves partis étudier aux quatre coins du monde.

Mrs Hurley, seuls 7 établissements en région parisienne proposent le bac IB. Comment devient-on une école IB ?

Les écoles IB forment une grande famille de près de 5000 écoles dans le monde. Elles ont toutes obtenu l’accréditation nécessaire à l’enseignement du curriculum dont l’Organisation de Genève (l’IBO) est à l’origine.

L’organisation IBO accorde son accréditation à l’issue d’une longue procédure visant à assurer que l’établissement scolaire a tout mis en œuvre pour appliquer sa méthode éducative unique :

  • pédagogie
  • contenu académique,
  • philosophie,
  • méthodes d’évaluation
  • de communication…

Rien n’est laissé au hasard. Et l’obtention d’une première accréditation ne signifie pas que l’école peut se reposer sur ses lauriers…bien au contraire… Des travaux de réflexion sur les améliorations possibles sont menés en continu. Une procédure de réaccréditation a lieu tous les 5 ans. C’est une remise en question perpétuelle pour viser en permanence l’excellence et la cohérence dans tous les domaines. Nous venons d’ailleurs de recevoir les représentants de l’IBO. Ils sont venus auditer et approuver notre travail pour les 5 années à venir.

 

Que représente la filière IB à Jeannine Manuel en terme d’effectif ?

La filière IB qui commence en première et aboutit au diplôme IB en fin de terminale représente environ 30% des effectifs de l’école soit entre 60 et 70 élèves diplômés chaque année.

 

Quelles évolutions notez-vous dans votre filière depuis quelques années ?

 On constate depuis quelques années une évolution dans la répartition des élèves par nationalité : de plus en plus de Français se tournent vers ce cursus enseigné presque intégralement en anglais (à part bien sûr le français langue maternelle et l’économie ainsi que la moitié des cours de théorie de la connaissance). Ceci s’explique à la fois par l’essor global de l’IB qui est de plus en plus connu en France et mieux compris par les familles.

Une meilleure reconnaissance

Mais aussi par l’ouverture qui commence à se faire au niveau universitaire avec une reconnaissance du bac IB à sa juste valeur et une possibilité de postuler dans presque toutes les universités et écoles françaises. Même les classes prépa qui restaient fermées aux bacheliers IB par méconnaissance du diplôme réalisent aujourd’hui leur valeur et commencent à leur ouvrir leurs portes. La toute récente réforme du bac français qui s’inspire largement du modèle IB (contrôle continu sur 2 ans, abolition des filières pour un choix des matières à la carte, etc…) n’est certainement pas étrangère à cette évolution des mentalités.

L’an dernier, 30% de notre promotion IB a postulé en France même si une partie a finalement opté pour des universités ailleurs. Ces dernières années, nos diplômés ont été acceptés dans tous les domaines de l’enseignement supérieur français : Médecine, Droit, l’Essec, Sciences Po, le Bachelor de l’École Polytechnique, pour n’en citer que quelques-uns.

 

Et pour les autres, quelles sont les destinations les plus courantes ?

Angleterre, États-Unis et Canada mais aussi d’autres pays d’Europe (Espagne, Italie, Hollande) restent les destinations les plus prisées par nos élèves qui souhaitent continuer à étudier en anglais. Le curriculum IB les prépare particulièrement bien aux méthodes des universités anglo-saxonnes et pour eux la transition se fait très naturellement. Et j’ajouterais que l’attirance est mutuelle.

Des bacheliers IB très appréciés

J’ai rencontré à plusieurs occasions des professeurs d’universités anglaises qui ne tarissent pas d’éloges sur les bacheliers IB. Ils reconnaissent non seulement leur longueur d’avance au plan académique, surtout dans les matières étudiées en Higher Level qui empiètent largement sur le contenu du Bachelor, mais aussi leur autonomie et leur maturité. Deux qualités que nous leur inculquons tout au long du cursus et qui font la différence. D’ailleurs, toutes les universités britanniques affichent leurs conditions d’acceptation des postulants IB sur le site UCAS (l’équivalent de Parcours Sup) et de nombreuses universités américaines leur reconnaissent une équivalence de niveau qui permet de réduire de 4 à 3 les années d’études. C’est la preuve de la haute opinion qu’elles se font de cette formation.

 

Pour conclure, quels conseils donneriez-vous à des collégiens qui souhaitent s’engager dans le cursus IB ?

 Je leur dirais qu’il faut travailler dur, bien évidemment, mais ce n’est pas tout.

Je leur dirais surtout :

  1. d’être curieux 
  2. se forger leurs propres opinions en écoutant tous les points de vue,
  3. d’être autonomes,
  4. de ne pas avoir peur de poser des questions
  5. d’apprendre à se connaître.

L’objectif est qu’ils sachent ou ils veulent aller et qu’ils foncent ensuite avec confiance dans cette voie !

 

Propos recueillis par Carole Bouvier.

 Carole Bouvier a été expatriée pendant 17 ans (Etats-Unis, Japon, Belgique et Allemagne). Ses enfants ont été scolarisés dans différentes langues et différents systèmes éducatifs.

De retour à Paris, elle accompagne des familles d’expatriés ou d’impatriés en cours de relocalisation dans leur réflexion éducative. Elle leur fait partager sa connaissance de l’offre scolaire disponible en région parisienne (écoles internationales, bilingues, françaises à programmes spéciaux. N’hésitez pas à la contacter

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L’OIB et l’IB, deux diplômes d’exception

 


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