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Spécial fête des mères : Vis ma vie de maman-expat !


Spécial fête des mères : Vis ma vie de maman-expat !Et voilà, comme chaque année c’est la fête des mères ! Marronnier (en fleurs) de la vie de famille. Poésie des colliers de nouilles et des petit-déjeuners au lit. Ce dimanche, les mamans sont à l’honneur en France. Oui mais voilà, vous, vous êtes à l’autre bout du monde, ou au moins de l’autre côté de la frontière. Et c’est quand même tout de suite un peu, beaucoup, passionnément différent !

L’expat, du temps pour un enfant ?

Quand vous avez décidé de partir sur un autre continent avec chéri-bibi, vous n’aviez pas d’enfants. Et puis, l’un dans l’autre, s’est posée la question du bébé. Ce mini toi-et-moi, prolongement de notre belle histoire de couple. Après tout, en expat, on a le temps de prendre le temps. Ca va être trop bien de passer ses journées à voir grossir son ventre.

Sauf qu’en vrai, les hormones, les nausées et la solitude ne nous aident pas vraiment à garder un moral au beau fixe. Et les conseils de maman, mamie, les copines, ou la cousine Mélanie qui a accouché l’année dernière nous manquent gravement beaucoup.

Gérer sa grossesse loin de ses proches

Sur Facebook, on se la joue super détendue, les doigts de pied en éventail (tant qu’on peut encore les voir). Dans la réalité, on a fait venir de France trois tonnes de bouquins pour tout comprendre. Parce qu’avec le gynéco en anglais avec un accent indien alors que nous on a fait espagnol première langue, on n’est pas certaine d’avoir tout saisi.

Donc, être une maman-expat, déjà, c’est arriver à se débrouiller beaucoup toute seule avec ses angoisses.

Fatigue et solitude

Puis bébé est là. Petite chose adorable dont on envoie les plus jolis clichés à la famille en France. Car on garde pour soi les nuits blanches, les seins douloureux et la dépression post-partum. Bien sûr chéri-bibi est là pour nous aider. Enfin pas trop quand même, parce que lui, il bosse hein.

Alors il y a les chanceuses qui vivent dans des pays où il est courant d’avoir de l’aide à la maison. Celles dont la belle-mère vient passer trois semaines à la maison pour leur permettre de dormir (si si, on en connaît !), ou celles dont c’est chéri-bibi qui fait les nuits (ça existe aussi, en vrai).

Mais pour la plupart, c’est cernes tendance mauve sous les yeux et bave laiteuse sur les tee-shirts informes. Et là, des fois, on regrette presque de ne pas être en France, terminer son congé maternité, mettre bébé à la crèche, et aller parler à des adultes au travail.

Découvrir le monde avec ses enfants

Heureusement un jour bébé dort, grandit, marche, parle. Et tous ces moments que l’on a pu passer avec lui sont généralement autant de bons souvenirs d’expat. Même les maladies prennent un tour exotique. « Tu te souviens quand Jolie Fillette a fait une angine à Rio ? ».

Et puis, pour vous, voyager avec bébé, c’est un jeu d’enfant. Parce que vous, vous faites 6000 km pour rentrer voir votre famille et vos potes à Paris. Du coup, quand votre copine Sophie la Parisienne vous explique que c’est un peu compliqué pour elle de venir vous voir chez vos parents parce qu’elle doit changer deux fois de métro avec sa poussette, vous avez quand même du mal à comprendre. D’autant que la valise avec toutes les affaires de bébé est restée coincée à Dubaï et que vous ne l’aurez que dans deux jours, si tout va bien.

Education et expat, pas si simple

Pour celles qui partent avec de jeunes enfants en expat, la vie n’est pas forcément plus simple. Découvrir que les crèches pour les bébés de quelques mois sont quand même un des gros avantages de la maternité en France. Attendre donc que votre petit chéri ait trois ans pour le mettre dans une école. Choisir la dite école. Française, internationale ? Là c’est pour celles qui ont le choix. Mais parfois vous êtes expatriée dans un coin du monde sans ces options. Du coup, c’est l’école locale, le CNED le soir, et les difficultés pour comprendre la maîtresse la journée.

Tout mener de front

Il vous faut trouver votre rythme. D’autant que vous aviez pensé travailler en expat. Vous voilà donc à tout mener de front. Apprentissage de la langue, CV en anglais et vaccins du petit dernier.

Bon vous l’aurez compris, à l’adolescence, rien ne se simplifie. Car votre grand se débat avec ses hormones et sa place dans le monde.

Et pourtant, vous êtes en train de faire quelque chose d’extraordinaire !

Car vous n’élevez pas n’importe quels enfants. Vous, à la maison, vous avez des TCK. Des quoi ?!!! Des Third Culture Kids, TCK, prononcez ticikey avec votre plus bel accent British. Ou américain. Car en l’occurrence, ce sont eux les pionniers de la réflexion dans ce domaine. Il faut dire qu’ils sont assez nombreux à vivre à l’étranger et à y élever leurs enfants.

Un TCK est un enfant dont la culture n’est ni tout à fait celle de ses parents, ni tout à fait celle du pays où il est vit, ni même exactement celle de son passeport. Bref, vous l’avez compris, ce sont vos enfants, vous les expat-mamans !

Une fois que vous savez ça, vous comprenez que toutes les difficultés que vous rencontrez dans votre vie de maman expatriée vont permettre finalement à vos enfants de se construire dans une toute nouvelle culture. D’où des incompréhensions. D’où, aussi, de belles réflexions sur le monde quand, arrivés à l’adolescence et à l’âge adulte, vous pourrez confronter ensemble vos visions du monde.

Et qui sait...

Peut-être un jour seront-ils des stars de la musique comme la chanteuse Jaïn ou de la littérature comme l’écrivain Gaël Faye…

Donc vivez à fond votre vie de maman-expat, profitez de l’ouverture que cela apporte à vos enfants et ce dimanche, chérissez vos colliers de nouilles !

Bonne fête les maman-expats !


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