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Le retour Retour vie pro en France

Anne : une reconversion réussie au retour d’expat


Anne-R

Une reconversion réussie au retour d'expat

Lors de ses expatriations, Anne a toujours travaillé et privilégié le statut de "self employed" autour de l’édition. 

L’expatriation :
Avant de partir en expatriation, j’ai travaillé pendant 15 ans dans deux grandes maisons d’édition parisiennes : Hatier et Nathan aux postes de graphiste, puis chef de studio, puis responsable pré-presse/maquette.

Puis j’ai été expatriée pendant 9 ans, 5 ans en Espagne à Madrid et 4 ans en Grande-Bretagne à Londres.
Pendant ces 9 années d’expatriation, j’ai toujours pensé qu’il était important de garder mes contacts professionnels sur Paris (au cas où). Et à chaque passage en France, je m’organisais un petit tour chez les éditeurs ou des déjeuners avec des graphistes etc.
Pour travailler dans ces deux pays, je n’ai pas eu de problème de visa car j’avais pris le statut de "self employed".

En Espagne/Madrid : 
Après une année à l’université où j’ai repris des cours d’espagnol et passé des examens, j’ai ensuite commencé par des stages pour m’intégrer dans la vie professionnelle espagnole ; j’ai d’abord travaillé 6 mois dans une agence de publicité, Zebra, comme chef de projet (conception d’un système informatique pour la gestion et la planification dans campagnes publicitaires) puis 6 mois dans une maison d’édition, Edelsa aussi comme chef de projet (Conception d’un système informatique pour la gestion de la fabrication et la production, sous access).
Puis, j’ai compris que j’aurais plus d’atouts en jouant la carte "Française en Espagne", plutôt que de vouloir à tout prix retrouver un poste comme celui que j’avais quitté en France. Alors j’ai cherché les maisons d’éditions françaises en Espagne, et j’ai trouvé : Bayard Espana. J’ai appris un nouveau job, je suis devenue représentante sur l’Espagne, agent commercial, avec la promotion des magazines jeunesse et la vente de livres. J’ai développé cette activité pendant 4 ans.

En GB/Londres : 
Quand mon mari a su qu’il devrait partir travailler à Londres, j’ai aussitôt démarché les maisons d’éditions françaises Bayard Jeunesse et Milan Presse pour leur proposer mes services à Londres.
A peine posé mes valises sur le sol londonien, je retravaillais : j’ai travaillé 4 ans pour les 2 éditeurs BAYARD JEUNESSE et MILAN PRESSE comme représentante au Royaume-Uni.
En parallèle, et dès la 1ère année, j’ai créé avec 2 autres associées, une petite maison d’édition "Expat Guide : Londres et ses quartiers" (320 pages de bonnes infos/adresses pour s’installer et vivre à Londres) et ensuite, avec une 3ème associée, un magazine gratuit "Le petit canard in London" (32 pages/ tous les 2 mois / pour les familles de Londres)

Les apports de l’expatriation :
J’ai été aussi et surtout une maman de 2 petites filles (2 grandes ados maintenant...) et j’ai eu beaucoup de chance de pouvoir travailler à mon compte et d’associer vie de famille et vie professionnelle.
J’ai développé un précieux réseau de copines que je garde pour toujours.
J’ai fait des balades inoubliables en montagne à Madrid et des visites/rencontres étonnantes à Londres.
Bref, j’ai su profiter aussi de la "belle vie" que nous offre l’expatriation tout en ayant bien conscience que j’avais beaucoup de chance d’être là.
L’expatriation m’a apporté : ma flexibilité, ma capacité à m’adapter, mon esprit d’entreprendre, mes langues.

La préparation du retour :
J’ai toujours gardé au fond de moi l’idée qu’un jour nous rentrerions en France et donc qu’il était important que je continue à avoir une activité professionnelle, quelle qu’elle soit.
C’était (encore une fois) très dur de tirer un trait sur ce que j’avais reconstruit à Londres. Abandonner mon "Petit canard in London" qui prenait tout juste son envol...
Mais dans ces moments- là, il faut vite tourner la page pour soi-même et pour sa famille.Et de donner comme objectif n°1 : rebondir !
Alors j’ai profité de mon retour en France pour me former aux nouvelles technologies : Le Web

A mon retour, j’ai envisagé toutes les pistes :
J’ai repris contact avec les maisons d’édition, mais j’ai compris alors que mon expatriation m’avait changée. Je ne souhaitais plus refaire le même job que 10 ans plus tôt.
Je suis allée voir l’APEC , j’ai rencontré des personnes très bien qui m’ont donné beaucoup d’infos (et d’espoir) dans ma recherche de formations.
J’ai eu la chance de pouvoir choisir entre reprendre un job plein temps et me remettre à mon compte... J’ai choisi la deuxième option, j’étais motivée par l’esprit d’entreprendre et associer ma vie professionnelle à ma vie privée.

Une nouvelle formation :
Ayant travaillé 15 ans avant mon expatriation, j’ai pu obtenir un financement pour une formation de webmaster de 8 mois. J’ai donc suivi cette formation décomposée en 4 mois de cours (plein temps et contrôles des connaissances tous les 3 jours) puis 4 mois de stage, suivi au bout des 8 mois d’un examen et d’un rapport de stage pour valider ma formation. Une fois ma formation terminée, j’ai pu créer mon agence Web et Communication : Tatoweb, agence web et communication (identité visuelle, édition-impression, site internet). En tout, mon projet a donc pris 8 mois (formation) puis 6 mois, de son élaboration à son lancement.

En 2012,  Anne a lancé le site Ouest2Paris, en s’entourant d’un réseau d’une vingtaine de correspondantes situées dans l’Ouest de Paris.  Ce site partage les bons plans, bonnes adresses et idées de sorties dans cette région et s’adresse tout aussi bien aux expatriées de retour dans l’ouest de Paris.

Crédit Photo : Côté Yvelines


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