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La femme expatriée et le syndrome de l’imposteur…


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Vous doutez de vos capacités et vous vous pensez hors circuit ? Ce sentiment d'illégitimité a un nom : le syndrome de l'imposteur. Ce phénomène est essentiellement féminin. Il touche en particulier des femmes très compétentes qui perdent confiance en leur capacité à mener une vie professionnelle intéressante et valorisante. Rajoutez à cela l'expatriation et la crise du Covid…

Mais qu’est-ce que le syndrome de l'imposteur ?

Les personnes qui souffrent du syndrome de l'imposteur doutent à un tel point d’elles-mêmes qu’elles n’arrivent pas (ou plus) à reconnaître leurs compétences et leurs réalisations personnelles. Lorsque le sentiment « Je me sens nul(le) » et la tentation de tout laisser tomber prennent le dessus, alerte rouge, nous sommes en plein dedans !

En expatriation, notre attention doit être redoublée, car ce syndrome aime particulièrement se manifester dans les périodes de transition. Et plus généralement dans les moments où il faut prouver autour de nous que l’on est légitime.

Pour ceux qui souffrent déjà de ce syndrome, les incertitudes et l’anxiété créées par la crise du Covid-19 l’ont encore accru.

Le rôle fondamental de l’estime de soi

La façon dont nous allons plus ou moins ressentir et résister au syndrome de l’imposteur est directement lié au niveau d’estime que nous avons de nous-mêmes. Quand nous en manquons, nous sommes beaucoup plus sévères envers nous-mêmes, enclins à la critique et à la remise en cause de notre capacité à réussir un nouveau projet.

Le rôle de l’entourage est par ailleurs essentiel : nous étalonnons souvent notre valeur dans le regard et la présence des autres. Et bien davantage encore lorsque nous sommes sujets à ce sentiment d’imposture, qui nous rend encore plus dépendants du retour des autres.

Et pour ceux qui ont été ou sont toujours coupés d’une grande partie de leurs proches dans le contexte de la pandémie, cela signifie aussi l’être de leur regard et de leur feedback.

Le syndrome de l’imposteur peut également causer des blocages au quotidien : la peur d’aller vers les autres, de s’affirmer ou d’entreprendre quoi que ce soit. Il peut mener parfois au repli total et à la dépression.

Que faire Mr/Mrs coach ??

D’abord mettre des mots sur le problème

Verbaliser constitue une étape cruciale pour surmonter le problème. Mais exprimer son ressenti et son malaise sont souvent difficiles, notamment en expatriation. Pas évident de passer pour un calimero alors que tout le monde semble nous envier notre place au soleil ! Lorsque la parole se libère, nous réalisons que d’autres autour de nous (beaucoup plus nombreux que ce que nous imaginions) ressentent ce même sentiment ou syndrome. Et cela fait du bien !

Travailler l’estime de soi

L’estime de soi repose sur trois piliers fondamentaux : la confiance en soi, l’image de soi et l’amour de soi. La renforcer suppose donc de consolider chacun de ces piliers.

En prenant conscience de tout ce que nous avons entrepris pour en arriver jusque-là : nos réalisations et nos réussites, les actions que nous entreprenons chaque jour (même si certaines nous paraissent bien anodines), qui contribuent à consolider notre vie et celle de notre famille. Et en se félicitant !

En allant chercher auprès des autres (même si c’est par Zoom !) les signes de reconnaissance et les feedbacks dont nous avons besoin pour rectifier l’image trop sévère que nous avons souvent de nous-mêmes.

Etre davantage indulgent et bienveillant vis-à-vis de nous-mêmes nous aidera également à gagner en légitimité et à construire une image de nous-mêmes qui corresponde objectivement à celle que notre entourage a de nous. Fi de nos projections !

L’estime de soi est-elle acquise une fois pour toutes ? Eh bien non, ce serait trop facile ! Elle est fluctuante, puisqu’elle repose sur des piliers qui n’ont pas une solidité à toute épreuve. Notamment lorsque l’on traverse une crise dans sa vie, un deuil, un changement important. Il est essentiel de prendre en compte ces fluctuations pour ne pas laisser place à l’inquiétude mais au contraire rechercher la petit voix intérieure qui nous dit « Vas-y, tu en es capable ! ».

Féminin ou masculin ce syndrome ?

L’étude menée à la fin des années 70 par les psychologues américaines Pauline Rose Clance et Suzanne Imes les a amenées à affirmer que les femmes étaient vraisemblablement plus touchées que les hommes par le syndrome de l’imposteur. Une thèse qui résultait de stéréotypes encore marqués à l'époque au sujet de la place des femmes dans monde du travail et qui n’est plus forcément valable aujourd’hui.
Le syndrome de l’imposteur concerne désormais aussi bien les hommes que les femmes (principe de parité !), même si ces dernières y sont sans doute plus sensibles.

Portrait-Frederique-de-Grignart- Rond NL FXP - 2020 Frédérique de Grignart
Coach professionnelle et ancienne DRH. Elle intervient chez Expat Communication, site éditeur de FemmExpat. Elle anime certaines sessions du Job Booster Cocoon et accompagne des conjoints de retour d'expatriation dans leur insertion professionnelle.


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