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La dengue, le Zika et le Chikungunya : ce qu’il faut savoir


La dengue, le Zika et le Chikungunya : ce qu’il faut savoirLes virus responsables de la Dengue, du Zika et du Chikungunya, font l’actualité. Car ils sont en expansion dans le monde, entraînent des épidémies, et sont susceptibles d’entraîner des complications dans certaines circonstances.

 

3 virus pathogènes pour l’homme qu’il vaut mieux connaître lorsque l’on voyage.

Il existe plus d’une centaine de virus pathogènes pour l’homme transmis par des moustiques. Parmi eux, le virus le plus redouté est celui responsable de la fièvre jaune. Cette maladie est mortelle pour l’homme. Mais elle bénéficie d’une vaccination très efficace, et obligatoire pour voyager dans les zones à risque situées en Afrique ou en Amérique du sud. Nous allons donc nous intéresser aux trois virus qui donnent la Dengue, le Zika et le Chikungunya.

 

Ces trois maladies virales ont en commun un mode de transmission à l’homme par l’intermédiaire d’un moustique du genre Aedes.
Les vecteurs, ceux qui transmettent le virus à l’homme, sont des moustiques du genre Aedes.

Les deux plus connus s’appellent Aedes aegypti et Aedes albopictus, communément appelé moustique tigre. Le premier sévit en régions tropicales et subtropicales. Le second est capable d’hiberner pour survivre dans les régions aux températures plus froides. Et c’est lui que l’on rencontre dans le sud de l’Europe.

Ces deux espèces d’Aedes présentent la particularité d’être très liées à l’homme. Elles vivent donc plutôt dans les centres urbains que dans les campagnes. Et elles se reproduisent et vivent à proximité des habitations.

Le principal réservoir de ces virus est l’homme malade.

Le moustique se contamine en aspirant le sang d’un porteur de virus. Une à deux semaines après, le moustique peut transmettre le virus qui se trouve alors dans ses glandes salivaires.  La transmission du virus du moustique infecté à l’homme sain, se fait alors au moment de la piqûre, au tout début. Lorsque le moustique injecte une substance anticoagulante et anesthésiante, avant d’aspirer le sang.

Seule la femelle moustique pique et transmet ces virus.

Elle pique surtout pendant la journée, dans et à proximité des habitations. Or pendant une vie de moustique, soit environ 1 mois, une femelle est capable de transmettre le virus à 5 à 8 personnes.

Le sang qu’aspire la femelle est nécessaire pour amener les œufs qu’elle porte à maturation avant de les pondre à la surface d’une eau douce et calme. L’œuf pondu se transforme ensuite en adulte lors d’une phase terrestre, en 15 à 30 jours, selon la chaleur et l’humidité extérieures. Et en une vie, une femelle peut pondre plus de 500 œufs.

 

Les autres modes de transmission

Le virus Zika est transmissible de la mère au fœtus pendant la grossesse. Il est également transmissible par voie sexuelle. Et il perdurerait dans le sperme pendant plusieurs mois après la disparition de tout symptôme. Enfin, il est aussi transmissible par transfusion sanguine

Le virus chikungunya est transmissible de la mère au nouveau-né lors de l’accouchement. De plus, pendant la grossesse, le risque de transmission au foetus existe si la mère est malade.

 

Une répartition géographique proche : ce sont des virus endémiques, permanents, dans les zones tropicales et subtropicales.

Les virus de la dengue sont les plus répandus dans le monde, touchant l’Afrique, l’Asie et l’Amérique (plus de 100 pays concernés). Cependant, les deux autres virus ont tendance à envahir des zones géographiques identiques. Ainsi, le virus Zika répandu en Asie et en Afrique, a récemment émergé en Amérique centrale et en Amérique du Sud. Quant au Chikungunya, seules les Amériques sont encore indemnes.

 

La piqûre du moustique transmet le virus, qui se développe dans l’organisme, et provoque une infection après une phase d’incubation d’environ 1 semaine. L’infection reste silencieuse chez la plupart des personnes infectées.

Les manifestations cliniques sont le plus souvent bénignes, ce sont des syndromes fébriles dits « dengue like ». Ils associent ainsi une fièvre, une éruption cutanée, une fatigue, et surtout des douleurs, maux de tête, douleurs musculaires et articulaires…

Celles ressenties au cours du Chikungunya touchent principalement les extrémités des membres (poignets, chevilles, phalanges). L’évolution est spontanément favorable. La durée totale de la maladie est d’environ une semaine, suivie d’une convalescence longue, avec une asthénie marquée et souvent avec des douleurs articulaires traînantes dans le cas du Chikungunya. La guérison est obtenue sans séquelles.

Ces maladies sont redoutées essentiellement à cause des formes graves, parfois mortelles.

Dans le cas de la dengue, ce sont des formes hémorragiques, hépatiques et neurologiques, qui font la gravité. La dengue sévère est surtout signalée au cours des grandes poussées épidémiques, en particulier chez l’enfant de 2 à 14 ans. Selon la forme clinique, la mortalité est de 1 à 20% avec une mort parfois en moins de 24 heures.

Dans le cas du Zika, la gravité tient aux formes neurologiques comme le syndrome de Guillain-Barré et les complications chez le fœtus, telle la microcéphalie. Le danger existe à tous les stades de la grossesse, mais reste majeur au premier trimestre de la grossesse. 

Dans le cas du Chikungunya, les complications sont plus rares, et surtout neurologiques. Elles peuvent entraîner de graves séquelles dont les méningo-encéphalites du nouveau-né.

 

Le diagnostic

En dehors de cas particuliers, ces maladies présentent des signes cliniques proches de ceux de nombreuses autres pathologies, dont le paludisme et la leptospirose. Donc, en pratique, pour obtenir un diagnostic certain, un cas confirmé selon l’OMS, il faut recourir à des examens biologiques, de sérologie ou de biologie moléculaire, prescrits au bon moment de la maladie. En l’absence de ces examens, on parle de cas probable ou suspect.

 

Le traitement

Les traitements sont limités. Car il n’existe actuellement pas de vaccin aussi efficace que dans le cas de la fièvre jaune. Et il n’y a pas de traitement spécifique. Les seuls traitements disponibles sont symptomatiques. L’essentiel repose donc sur la prévention.

Ainsi, la meilleure façon de se protéger contre ces virus est d’éviter les piqûres de moustiques infectés.

 

Dr Patrick BRISOU

Médecin Biologiste

Pour Avismedic.com

 

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