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DYSORTHOGRAPHIE, DYSLEXIE, DYSCALCULIE CHEZ L’ENFANT EXPATRIE


enfant_tristeNous sommes en Autriche depuis deux ans. Sur trois de nos enfants deux souffrent, le mot est choisi à bon escient, de dyslexie pour l’un de dysorthographie, dyslexie, dyscalculie pour l’autre. Ils sont âgés respectivement de 8 et 6 ans. Mon histoire n’a pas valeur d’exemple mais de simple témoignage.

Le handicap de l’aîné a été mis en évidence lors de notre précédent séjour à Chicago. Il était alors scolarisé dans une école locale publique de quartier. Dès les premiers signes nous avons été avertis par l’équipe pédagogique. Je salue là la réactivité de la direction de l’école. Immédiatement un programme a été mis en place pour pallier aux difficultés de M. Il a été pris en charge 4 heures par semaines, au sein de l’école par une équipe de professionnels. Nul doute que cette réactivité a été pour beaucoup dans, sinon dans la résolution mais l’atténuation de ce handicap. Il suit pour à présent une scolarité normale, fournit certainement plus d’efforts que la moyenne, s’aide des « tips » qu’il avait mis à profit dans son ancienne école. J’ai expliqué à son maître actuel les difficultés récurrentes auxquelles il est confronté. Dans l’ensemble, ça se passe bien.

Malheureusement pour mon autre fils la vie est infiniment plus difficile. Son handicap est certainement plus lourd puisqu’il conjugue des difficultés d’ordre de la dyscalculie et de la dysorthographie. Au sein de l’école je n’ai trouvé ni écoute, ni solution. Il est donc suivi à l’extérieur mais le problème de la langue vient s’additionner à sa difficulté. Mon mari est américain, je suis franco-américaine et nous sommes contraints de ne parler que l’anglais à la maison pour ne pas l’exposer à une « double peine » du fait des deux langues. De plus à l’école il est marginalisé car en difficulté permanente, et il trouve ses seules satisfactions dans le domaine sportif où il excelle.

Nous allons donc demander de sursoir à notre expatriation et un retour anticipé pour que notre second fils ait les mêmes chances que son aîné, qu’il puisse profiter d’une aide appropriée à son handicap.

Je pense que ce séjour en Autriche n’a pas été une bonne chose compte tenu des difficultés qui sont les nôtres. Mon point de vue est qu’un enfant en difficulté trouvera des solutions plus appropriées dans son pays, dans sa langue d’origine, ici paternel et dans un ordre général dans un pays anglo-saxon où les progrès des enfants sont valorisés alors même que dans un enseignement français ce sont ses manques qui sont pointés. Enfin je voudrais saluer aussi le courage de mon fils qui garde toujours le sourire alors que je le sais en souffrance, notamment dans sa vie sociale où il est stigmatisé parce que « mauvais élève ». Je ne voudrais pas porter la polémique plus haut mais je trouve que dans le milieu expatrié les « proud mam » rivalisent un peu trop des prouesses de leurs enfants...

Je vous remercie de m’avoir lue.

Ann

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