Connexion en tant que membre

Asie pacifique Chine Shanghai

S’installer à Shanghai


Shanghai est  la ville des contrastes et de la démesure. Malgré quelques années passées dans une autre mégalopole asiatique, le premier contact avec Shanghai est assez déroutant.
Mais les impressions collectionnées durant les premiers jours sont souvent à des années- lumières de ce que vous vivrez ensuite... donc pas de panique et un peu de patience ...

La première approche avec votre pays d’accueil peut sembler un peu rude : c’est le moment des formalités, recherche de maison, ouverture de comptes, immigration, inscription des enfants à l’école...

Premier choc culturel : la visite médicale
Je garde le souvenir amusé d’un grand moment de cette prise de contact avec la Chine : la visite médicale obligatoire :
Tout candidat à l’immigration de plus de 16 ans doit passer cette étape incontournable, quel que soit son origine et son emploi : c’est ainsi que des centaines de gens du monde entier convergent dans un dispensaire du département sanitaire de l’immigration.

On mesure concrètement à ce moment ce que signifie « ouverture de la Chine ».
Avant de se lancer dans le business, hommes et femmes de tous âges, races et conditions sociales confondus, doivent enfiler un simple peignoir bleu, s’équiper du bonnet et des couvre-pieds de plastique assortis, puis attendre les consignes : tous ces Schtroumfs, réduits temporairement à une sympathique égalité, obéissent sans broncher aux ordres aboyés par une jeune fonctionnaire, cerbère d’à peine 20 ans et 40 kg d’autorité.
Après avoir rempli un questionnaire médical assez précis, on déambule docilement sans rien comprendre entre les différents boxes où les médecins nous attendent pour les étapes successives d’un check-up minutieux. Pas question de se contredire, d’hésiter sur la date d’une opération, de griller une place ou de faire les choses dans le désordre.

On comprend dès lors que ce n’est pas un mythe
en Chine, on sera gentiment mais fermement encadré, fiché, protégé ... on peut l’interpréter comme on veut. Cela peut agacer, mais présente aussi quelques avantages ... (si par exemple, vous oubliez un sac dans le taxi, ou qu’un de vos enfants s’égare, vous êtes vite localisé et les choses ont de grandes chances de rentrer dans l’ordre rapidement)

Pour résumer ce cocktail de premières impressions, j’évoquerai le sentiment d’être un peu dépassée par les évènements, les édifices, le temps, bref, une perte totale des repères pendant 48 heures, des Kms de voiture sur des voies surélevées, puis quelques pas dans des ruelles moyen-âgeuses... On est fasciné devant tant de modernisme, d’innovation, d’efficacité, avant d’être brusquement dérouté par certains archaïsmes dans le fonctionnement de cette société tellement marquée par son histoire ...
Sensation que tout est possible mais ...
par où commencer ?
Que décider ?
Il me semble utile de recommander au nouvel arrivant de prendre son temps, ne pas précipiter les décisions non urgentes. Apprivoiser la ville...

Trouver son home sweet home
Shanghai abrite comme elle peut 20 millions d’habitants, en incluant les banlieues et une population flottante de 3 à 4 millions de travailleurs venus chercher fortune. Le développement économique réamorcé au début des années 90 a entraîné la ville dans de profonds bouleversements visibles pour le visiteur : percement de tunnels, ligne d’horizon hérissée de grues, buildings rutilants défiant les lois de la verticalité, construction de lignes de métro supplémentaires...
La cité est agitée par une frénésie de changement qui peut faire peur mais s’avère aussi extrêmement dynamisante. Ce qui est aujourd’hui n’existera peut-être plus demain ... mais sera peut-être mieux demain

Par quel bout prendre la question ?
Rassurez vous, vous n’êtes pas seul à être confronté au problème puisque près de 3000 de vos compatriotes ont une adresse à SH. Les agents immobiliers sont donc habitués à notre façon de voir les choses. Il est courant de vivre à l’hôtel ou dans des résidences hôtelières durant la phase « installation ».
Vous serez sans doute abasourdi par le prix élevé des loyers à Shanghai dans les maisons dites « pour expatriés » : de 1500 à 12 000 US $ ...
marché plus abordable de maisons et appartements confortables existe , accessible aussi aux étrangers.

Shanghai est un drôle de mélange de styles, divisé en deux parties principales séparées par la rivière Huang pu : PUXI à l’ouest, où subsistent dans les quartiers historiques de nombreux vestiges du « vieux Shanghai », l’ancienne concession française, la vieille ville, des maisons de style européen du début du siècle, les rues bordées de platanes.
DONG, partie de l’est, abrite les quartiers tout neufs faits d’étincelants gratte-ciels. C’est une architecture assez fascinante, très esthétique.

Mais la ville « déborde » par tous les côtés et si elle est limitée par la mer à l’Est (ne pas s’attendre toutefois à trouver la plage), elle repousse ses frontières bien au-delà de PUXI à l’Ouest.

De nombreuses écoles internationales fleurissent dans ce quartier, mais aussi à PUXI et à PUDONG. Beaucoup de familles françaises scolarisent leurs enfants dans le système britannique ou américain surtout lorsqu’ils sont jeunes. Plus rares sont les expatriés qui font le choix d’une scolarisation en chinois, mais c’est possible dans certaines écoles privées.

Votre choix de logement sera lié à la composition de votre famille et aux contraintes scolaires et professionnelles.

On trouve dans les quartiers des écoles internationales des résidences pour expatriés très agréables avec des maisons spacieuses, des équipements sportifs, des aires de jeux pour les enfants, des facilités techniques. Les familles françaises s’installent majoritairement dans cette zone, privilégiant la proximité des écoles et des magasins « internationaux », l’espace et la sécurité pour les enfants qui peuvent pédaler et jouer librement.

Bien que nos enfants fréquentent l’école française, nous avons quant à nous fait un choix différent en élisant domicile dans le centre, dans une ancienne maison rénovée comme il en existe beaucoup au cœur de l’ancienne concession française. C’est certes un peu moins commode, mais nous apprécions le charme suranné des promenades en vélo dans les vieilles rues bordées de platanes dans l’ambiance très vivante de notre ruelle.

Vous serez confronté à cette décision, très personnelle, pour laquelle il n’y a pas de conseils à donner. Le réseau routier évolue très vite, mais la circulation est parfois difficile ... Pesez bien les arguments pour satisfaire vos priorités familiales et personnelles.

Le bail des locations est en général d’une année. Il est toujours possible de changer si l’on s’est trompé, et l’on constate des déménagements fréquents dans les deux sens : du quartier des écoles vers le centre ou du centre vers le quartier des écoles pour simplifier la vie, les trajets, de se rapprocher des autres expatriés, changement d’école des enfants qui ont grandi , recherche d’espace ou d’infrastructures plus adaptées.

Certaines familles, de plus en plus nombreuses, s’installent aussi à Pu Dong, dans des appartements ultra modernes ou dans des résidences situées en périphérie, plus « au vert ».

Liens utiles :
Le Petit Journal.com édition de Shanghai

Femmexpat vous conseille de lire :

Le Cercle Francophone de Shanghai

Vivre au quotidien à Shanghai

SHANGHAI : A SAVOIR AVANT DE PARTIR

SHANGHAI : BONNES ADRESSES ET LA SANTE


INSCRIVEZ-VOUS GRATUITEMENT À NOTRE NEWSLETTER

ACCÉDEZ GRATUITEMENT À NOS CONFERENCES ONLINE

Nos derniers articles !