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Parents en expat et enfants en France : comment gérer ?


Parents-en-expat-et-enfants-en-France-comment-gerer-UNE-FemmExpat-559x520Quand les parents sont en expat et que les enfants restent en France, notre petit coeur de mère saigne... Comment gérer ?

Dès les premiers cris, on savait qu’un jour nos petits d’hommes quitteraient le nid. Oui c’est dans l’ordre des choses. Et notre boulot à nous, parents, c’est de les armer, le plus et le mieux possible, pour le grand saut.

Voilà, sauf que l’ordre, c’est fait pour être bousculé. Et dans le domaine, on est la master championne du pôle position de la muerte. Puisque c’est nous, le papa et la maman, qui désertons le nid.

Non, c’est vrai parce que notre légionnaire du sable chaud de 50 ans (qui est bô et qu’on n’échangerait pas contre deux de 25), nous a dit : "on part à Petaouchnock"... Nous on a sauté dans nos Manolo Blanhik. Toujours prête à pousser le wagonnet dans la mine de l’expat.

 

Seul hic, et gros hic, il faut laisser derrière nous les -ou partie- des petits devenus grands

Rien qu’à l’idée, on en a la truffe qui se transforme en steak tartare. Et les mirettes à écoper, genre un remake du dégel des grands sentiments. Bon geindre n’étant pas de mise, ni aux Marquises (et oui le grand Jack Ô), ni à Bouzu-le-Tête, alors on arrête le Lexomil. Et on passe aux vitamines !

On va bien préparer notre départ pour que la transition soit aussi soft que possible. Cool, comme ils dîîîîsent !

 

A ne pas faire

-  Tapisser de la cave au grenier la maison de post-it, un truc genre « je suis partout », un œil noir te regarde, je suis et resterai un geyser inépuisable de directives !

-  Leur faire une check-list en leur signifiant en termes peu amènes que notre « chez nous » ne doit pas, et ne sera pas, transformé en Porkland. Se dire que les enfants, c’est comme les chiens, ça a peur de l’aspirateur et pis c’est tout !

 

Et son contraire

-  Laisser des traces dégoulinantes de notre affection partout, partout... Genre "je suis une mère juive ascendant corse et vous êtes pris dans les filandres de mon amour envahissant comme Rabbi Jacob dans son chewing gum" !

Alors, on s’imprègne de culture confucéenne (même si on n'a pas bac+10) , et on prépare un paquetage pour chaque membre de la tribu des sédentaires. Et, personnalisé autant que faire se peut.

 

Préparer un kit de survie

Un cahier avec tous les numéros importants :

-  Le docteur of course (que nous aurons préalablement mis dans la confidence et que, Hippocrate ou pas, on délie de son secret médical puisqu'il a même le droit nous joindre sur notre whatsapp, voire sur insta ou Facebook Messenger s’il voit que le grand air de la bérézina se met en route pour Julie et que Chonchon a du blues plein la trompette).
-  Les oncles, tantes, copains, copines : bref, tous les membres de notre famille de cœur.
-  Mr le fournisseur d’internet avec tous les codes, zip codes et autres algorithmes. Non, parce que ce Mr là, de Douala, il ne sait pas qu’ubit et orbi, il est notre cordon ombilical.
-  En vrac : tous les dépanneurs de tous poils, du banquier (qui est aussi un dépanneur dans son genre), au plombier en passant par l’assureur et la famille Darty and co.

 

Et dans une boîte spéciale à poser bien en évidence :

-  Nos compositions pharmaceutiques de vieille sorcière, Nobel du Berry : pour la tripaille du coca sans bulle, pour la gorge lait/miel etc...
-  Une petite enveloppe (enfin un matelas, on n’est pas rapiat) à ouvrir seulement en cas d’urgence, remplie de fiaffons pour se faire plaisir les jours où on a le moralomètre sous la banquise.
-  Un mini kit de couture pour éviter qu’un pantalon neuf à l’ourlet en vrac s’invente une nouvelle jeunesse de serpillière.
-  Un petit recueil de cuisine pour les nuls - avec une caricature voire une anecdote familiale si on a deux mains gauches à chaque recette.
-  Un fac-similé de billet d’avion avec étiquettes pré remplies pour venir voir pôpa et môman quand ils veulent.

 

Voilà on savait qu’on avait des enfants formidables d’autant plus que, vu de loin et qu’en pensant à eux, ce ne sont pas des bouffées de chaleur que nous avons mais des bouffées de bonheur. Du bonheur flou de la presbytie et puis dans nos rêves les plus f(l)ous en ouvrant leur paquetage, ils se diront qu’eux aussi, ils ont des parents formidables dont l’horizon ne se limite pas (pas encore...) du canapé à l’écran plasma !

 

 

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