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La vie sociale seule en expatriation


SEULE EN EXPAT ARTL’intégration dans la communauté locale et expatriée Là encore il semble que l’âge et le pays sont des facteurs déterminants de l’intégration. La fonction, elle même sert ou dessert le contact que la femme peut avoir avec la population locale.

 

Isabelle/Asie
« Cela dépend énormément de la culture locale. Au Vietnam, aucun problème avec les locaux. Ils sont ouverts et égalitaristes mais j’ai eu plus de problèmes avec le système communiste alors en place et le système policier qui y est attaché. En Thaïlande , en revanche, la culture locale est très exclusive et forte. Il est très difficile de s’intégrer. En quelques jours dans les autres pays je me suis fait des ébauches d’amitié (Japon compris) , en Thaïlande il m’a fallut plusieurs années, mais 13 ans après j’y suis encore, donc tout est relatif. Côté expatriés A part quelques amis rencontrés au hasard je ne fréquente pas la communauté expatriée. Ils partent après quelques années et les relations restent superficielles. Même si on arrive à être un peu proches, tout est toujours à recommencer. »

Hale/Arabie Saoudite
« En huit mois je ne me suis pas intégrée dans la société locale, trop de différences culturelles mais ça ne m’empêchait pas d’avoir de grandes discussions (conversations...) avec des femmes de la nursery. Seule la fille de la directrice m’a fait rencontrer ses amies. Comme je vivais dans un compound je me suis fait des amis parmi les expatriés. La plus part étaient plus âgés que moi et avec des enfants et c’était assez agréable de retrouver une ambiance familiale. »

Christine/Allemagne
« Une intégration totale dans le pays. Dans la résidence universitaire j’ai rencontré des jeunes de tous les pays, lors d’invitations chez différents professeurs j’ai découvert la gastronomie allemande, j’ai beaucoup visité et j’ai souvent été chaperonnée par des mamans poules qui sont toutes les mêmes dans tous les pays. Le fait d’être une femme seule a été un avantage car cela m’a permis d’entrer plus facilement dans des familles allemandes, prudentes par nature mais qui voyaient en moi une jeune femme sérieuse (puisque j’avais résisté au croqueur de dames !!!) mais aussi très française et pouvant leur apporter un peu de fantaisie à la maison »

Mina/ Indonésie
« Au début dans le patelin à côté du chantier la population locale était méfiante vis à vis de moi puisque le projet en lui-même était contesté. Puis petit à petit le fait d’être une femme m’a ouvert les portes. Je jouais avec les enfants, riais avec les femmes, participais à leurs tâches quotidiennes. On en peut pas parler d’intégration proprement dite mais d’un contact chaleureux »

Sasha/Malte
"Après trois ans notre cercle amical est assez restreint et principalement composé de couples mixtes. Les échanges sont difficiles avec les maltais. La raison en est la culture sociale locale. Les jeunes couples font partie d’une « clika ». Cette « clika » dure en générale toute une vie et subie peu de modifications et d’ouverture. De plus la séparation des genres est une énorme barrière culturelle. Les hommes et les femmes ne se mélangent pas. Chaque sexe à ses propres sujets de conversation. Dure pour une française libérée ! »

 

Les avantages et les inconvénients d’être une femme seule à l’étranger

Considérées comme aventurière, émancipée, le regard porté sur la femme seule est toujours interrogatif. La « normalité » ne veut - elle pas que on se déplace en binôme ? Si dans certains pays comme le nord de l’Europe cette situation ne soulève plus le moindre sourcil, dans les pays à forte connotation machiste les femmes non accompagnées sont forcément soit des âmes pures, soit des proies faciles. On peut voir que la réalité est plus nuancée.

Isabelle/Asie
« En Thaïlande c’est super. On vit sa vie comme on l’entend, on est respectée à partir du moment ou on respecte les apparences de respectabilité (ce qui veut dire que l’on fait ce qu’on veut derrière le masque des convenances) On n’est pas méprisée si on est une femme ou une mère seule. On a pas besoin d’un mari pour faire avancer sa carrière. Il faut apprécier la solitude, ne pas se frustrer si les hommes européens vous ignorent superbement et se précipitent vers les asiatiques (en fait , ils ne vous ignorent pas du tout pour les discussions et amitié durable) Il faut se construire une vie autour de ses propres valeurs, aimer être différente et l’assumer. »

Hale/Arabie Saoudite
« Autant le dire tout de suite être seule en Arabie Saoudite est LE problème. En fait vous ne pouvez rien faire sans l’aval d’un homme (père ou mari, on ne parle même pas de concubin !!!!). La pression religieuse est telle qu’une femme on se demande même pas si elle a une âme mais si elle existe tout simplement. Chez les expatriés aussi une femme seule c’est louche surtout pour les femmes d’autant que leur mari n’a aucun échappatoire ailleurs alors même si on ne l’était pas avant on devient hyper/super/ultra féministe mais on se tait »

Mina/Indonésie
« Je ne parle pas de l’Australie où je viens d’arriver et où je suis « en couple » mais en Indonésie être seule, femme et occidentale attire les convoitises il ne faut pas se le cacher. Il suffit de rester professionnelle, respecter les us et coutumes et après tout est affaire de bon sens. Dans le milieu professionnel lever les ambiguïtés, pour moi c’était facile puisqu’ officiellement "engaged". Ma "prédécésseceure" a trouvé l’homme de sa vie là bas comme beaucoup de mariage qui se font sur le lieu de travail »

Christine / Allemagne
« En ce qui me concerne être seule en expatriation m’a fait déboucher sur deux métiers : prof et journaliste. Mariée maintenant et vivant en Espagne, correspondante de presse, je trouve néanmoins que partir seule à l’étranger (proche) est plus facile qu’avec une famille."

Partir seule pour une femme n’est toujours pas aussi facile que pour un homme. Gageons qu’avec les échanges Erasmus qui se développent, les professions qui se féminisent , le phénomène tend à se développer. Reste encore à espérer que les mentalités suivent mais le temps sera long avant que des pays où les femmes sont ignorées à l’intérieur même de la cellule familiale ne reconnaissent les capacités d’un sexe qu’ils croient faible.

 

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