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Bien-être Ma vie en expatriation

Valises, sacrées Valises !


Valises, sacrées Valises !Que n’avez-vous pas entendu en arrivant : « Tu verras, ici on trouve tout ! ». C’était oublier que la nouvelle copine était arrivé 6 mois auparavant après des expatriations à Pointe Noire et à Chengdu. On rajouterait bien quand même quelques trucs. Valises, sacrées valises, on les remplit !

Certes, on trouve du Nutella (le vrai), des converses (fausses), du camembert (au prix d’un fraisier 6 personnes dans une bonne pâtisserie française... et pas toujours très frais…). Et même de quoi réjouir le cœur des Bretons, du cidre, brut ou doux au choix ! Que demander de plus ?

Tant de chose me direz-vous car votre cœur d’expatrié ne sera pas vraiment comblé tant que vous n’aurez pas votre petite madeleine de Proust. Propre à ceux et celles qui vivent loin de leur patrie.

A croire que ce sentiment de manque fait réellement partie du package.

Il reste d’ailleurs un des sujets de discussion favori des dîners d’expats. Qui a trouvé quoi, où et à quel prix !

Alors, lorsque votre cher et tendre part en Europe, ou son collègue, ou que votre mère arrive, le copain du fiston ou la belle-sœur de la copine, bref... Toute valise est bonne à prendre !

Soyez clair avec vos hôtes. Le bonheur de recevoir, de faire partager votre quotidien et de faire faire pour la 25ème fois le tour bien rodé des quartiers touristiques et de vos coins plus secrets en un temps record, ça vaut bien quelques kilos en soute!

Traquez l’homme d’affaires ou la bonne copine malheureusement flanquée d’une phlébite. Ils voyagent en classe affaire et ont donc droit à plus de kilos que les autres...

 

T’aurais pas une petite place dans ta valise ?

La question innocente : « t’aurais pas une petite place dans ta valise ? », n’est pas sans conséquences sur le voyage et ses préparatifs pour nos gentils convoyeurs.

Avez-vous déjà remarqué l’air ahuri, voire suspicieux de la caissière du Monoprix lorsque vous étalez à sa caisse un amas aussi hétéroclite que :

  • 5 boîtes de teinture pour cheveux blonds (Hé oui, dans beaucoup de régions du monde, les blondes se font rares !).
  • 4 compas, les guides du Routard Cambodge, Colombie, Inde Nord et Afrique du Sud( ?).3 paquets de Carambars, Michocos et autres nougats,
  • 2 maillots de bain (pour peu que l’on ait besoin d’une taille au-dessus du 36 en Asie par exemple...),
  • 2 plats à tarte ronds grand format (commande d’une amie d’amie qui a cassé le sien la semaine dernière),
  • 6 sticks à lèvres...
  • et autres granules homéopathiques, crèmes, lait pour bébé, aspirine effervescent (et pas un autre !), Spasfon (on se demande pourquoi ?)
  • etc.

Ce qu’elle ne sait pas (la caissière), c’est qu’en plus, nous sommes devenus des pros du re-paquetage sans emballage et autre compressage pour gagner le moindre gramme !

 

Un ou deux livres font toujours plaisir histoire d’être un peu dans le coup l’été d’après sur la plage.

Ce n’est pas parce qu’on est loin qu’on n’est pas culturellement au point. Plus léger et tout aussi indispensable (voir plage) : Paris Match, Voici. Un petit café dans un transat avec les derniers potins sur Emmanuel et Brigitte ou les déboires de Sarko... On se régale, si, si, on l’avoue !

 

Restons dans le lourd dans tous les sens du terme

Voire même insensé, et on remercie au passage l’Education Nationale : les grands cahiers et copies rayures Seyes qui glissent bien ! Si vous n’avez pas pu en mettre plein votre container, il ne vous reste plus qu’à en ramener à chaque voyage. On conseille le bagage à main, histoire de ne pas avoir à ouvrir la valise en plein milieu du hall 2 de CDG pour cause de surpoids. Puis de les glisser dans les sacs à dos des enfants et dans votre joli sac à main tout neuf pas franchement adapté. Et qui risque de se souvenir longtemps de cette transformation soudaine en enclume.

 

Enfin, et pas des moindres : les plaisirs du palais

Le chocolat, la charcuterie, le fromage, la Fleur de Sel (bien emballé autrement la robe de bonne maman risque de s’en souvenir longtemps...). De quoi faire passer votre cher et tendre pour un vrai VRP de chez Fauchon. Et pour rien d’autre qu’un terroriste olfactif auprès de votre Maid / Ayi/ Helper qui ne comprend toujours pas que l’on ait une vraie montée d’adrénaline à l’idée que cette valise pleine de victuailles à l’odeur si suspecte se perde !

Expliquez à vos hôtes qu’après quelques jours de nourriture locale (ils vous l’ont réclamée dès leur arrivée…), ils seront soulagés que vous leur serviez une bonne quiche bien banale. Or la quiche est un met des plus luxueux en expatriation. Non seulement les ingrédients sont hors de prix. Mais les rassembler demande un temps et une énergie non négligeables. La pâte en rouleau toute prête, oubliez. Il faut la faire. Le gruyère râpé, après avoir traversé la ville pour le trouver, il faut le râper. Les lardons, il faut presque tuer le cochon. Quant à la crème fraîche, elle n’est souvent fraîche que de nom.

Lorsqu’ils auront réalisé cela, qu’ils vous auront vu vous régaler d’une raclette (fondue, tartiflette…) en Provence en plein mois d’Aout, vous pourrez toujours compter sur eux et surtout sur leurs valises.

Néanmoins, n’oubliez pas de les avertir des denrées interdites chez vous

Ce serait idiot de finir au poste en Arabie Saoudite pour un pot de rillettes. Ou aux Etats Unis pour un Kinder Surprise (Si si !).

Sabine de la Villemarqué

 

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