Connexion en tant que membre

Bien-être Le retour Psycho Vie perso

Un serial expat peut-il se réadapter à la vie en France ?


Un-serial-expat-peut-il-se-readapter-a-la-vie-en-France-UNE femmexpat 559x520Entre 2 et 2,5 millions de Français vivent à l’étranger. Et la majorité d’entre eux reviendra un jour en France. Par choix pour certains, pas pour d'autres. Comment se réadapter à la vie en France après une longue expatriation ?

Certes, on vous l’a déjà dit à maintes reprises, certes, vous l’avez lu dans tous les articles qui traitent de ce sujet : le retour et la réadaptation à la vie en France, cela se prépare autant et peut-être même davantage qu’un départ en expatriation.

Soyons  néanmoins réalistes : l’une des grandes différences entre le départ en expatriation et le retour, c’est qu’il se fait souvent plus par nécessité que par envie. Perte de son emploi à l’étranger, problématique d’école ou d’études supérieures pour les enfants qui grandissent, expiration du visa, divorce… les raisons peuvent être nombreuses.

Et pour ceux qui n’ont pas choisi de rentrer, la tentation de repartir est grande. Mais dans quelle mesure est-ce un moyen de repousser une échéance qui viendra inéluctablement ?

 

 

Un choc culturel inversé

courbe du changement retour expatriation

Ce petit schéma permet de comprendre la suite d’émotions par lesquelles nous passons en cas de changement. Et s’y trouve la réponse à la question : oui, un serial expat ou un "expat tout court" est capable de se réadapter à la mère patrie !

Après le choc de la nouvelle (ou de la prise de la décision) s’en suit une phase de déni ou de minimisation (le fameux « Oui oui, tout va bien »). Puis une succession d’émotions fortes se succède : colère, peur, tristesse…

Que ce soit après un an ou vingt ans d’absence, les premiers mois suivant un retour n’ont en effet rien d’une sinécure :

  • parcours du combattant d’un point de vue de administratif,
  • difficulté à trouver un logement,
  • manque de reconnaissance par l’entreprise de l’expérience en expatriation, ou pire, un job à trouver,
  • sentiment de décalage par rapport aux autres – et même par rapport à la famille - 
  • sans compter les tensions potentielles avec son conjoint ou ses enfants (« Ce n’est pas moi qui ai pris la décision de rentrer ! »).

Toutes ces difficultés relèvent de ce que l’on qualifie de choc culturel inversé.

 

Mais dans ce processus de transition existe un point d’inflexion qui marque le début d’une nouvelle phase : celle de l’acceptation.

Et plus loin encore, comme une ré-émergence, on remonte la pente, vers quelque chose de nouveau : le commencement d’un nouveau projet, professionnel, familial, personnel.

Le facteur temps est essentiel dans ce processus et rien ne sert de vouloir brûler les étapes : elles sont indispensables au travail qui se fait, souvent dans notre inconscient, de deuil, d’acceptation, de renaissance.

 

 

Comment faciliter ce processus de transition ?

Si ces différentes étapes sont un passage obligé, comment pouvons-nous néanmoins agir pour éviter trop de secousses ?

-   D’abord, en préparant vraiment son retour (oui, nous insistons !). La plupart des expatriés sous-estiment en effet la tâche et n’anticipent pas suffisamment. Alors, à vos check-lists : questions liées à l’administration, au logement, aux écoles…

 

Quid de la situation des enfants ? Et de celle du conjoint ?

-   De la même façon qu’une expatriation réussie dépendra de l’intégration de celle ou celui qui suit, le retour dépendra aussi de la manière dont il ou elle le vivra. Et cela suppose aussi un travail sur soi (en se faisant aider si nécessaire).

 

Comment d’abord gérer ces émotions qui nous submergent dans ces phases de changement ?

-  En essayant de les identifier, de les reconnaître, de les accepter (un bon début dans ce cheminement vers la phase d’acceptation évoquée ci-dessus).

-  En s’autorisant aussi à les exprimer, tout haut (oui, on a le droit aussi de dire que cela ne va pas !), ou encore avec un crayon, en écrivant ou dessinant.

 

Comment retrouver aussi la capacité à s’étonner, l’enthousiasme et l’ouverture que l’on est capable de démontrer lorsque l’on est immergé dans un autre pays, dans une autre culture ? Comment retrouver finalement son esprit d’expat ?

-   En profitant de tout ce qui a pu manquer en expatriation (vie culturelle, restaurant, l’apéro à la française !...) mais aussi les endroits où l’on se sent bien : un lieu tout particulièrement aimé, une maison de vacances.

-   En se faisant du bien !

Rencontrer d’anciens expatriés qui ont vécu ou vivent la même chose sera pour certains un moyen de se sentir moins isolés, de partager, d’échanger expériences et conseils. Et peut-être pas pour d’autres qui préféreront au contraire tourner la page.

 

 

Les objectifs derrière tout cela  

  • Retrouver un état d’esprit positif et constructif.
  • Adopter un regard bienveillant (Français, arrête de râler !).
  • Accepter qu’un cycle s’est terminé, qu’un nouveau est en gestation.
  • Trouver un accord avec soi-même qui permettra de se mettre en mouvement.

 

Alors, prêts à vivre la nouvelle aventure du retour ?


Frédérique de Grignart

Coach professionnelle et ancienne DRH. Elle intervient chez Expat Communication, site éditeur de FemmExpat et Expat Value.
Elle est coach carrière, spécialiste interculturelle, formatrice dans le cadre de la Coach Academy, et anime certaines sessions du Job Booster Cocoon

-   Pour la contacter  : frederique.degrignart@expatcoachacademy.com

 

 

 

Logo-CoachingParce qu'un départ ou un retour dexpatriation ne s'improvise pas, Expat Communication accompagne depuis 2001 chacun des acteurs de la mobilité internationale sous la devise « Together, we care for expats » et propose :

  • Des stages départ : un accompagnement indispensable pour préparer son départ et faciliter son adaptation sur place.
  • Des stages retour : une journée pour les collaborateurs ou pour les conjoints, pour faire le point. Relire son expatriation, avancer sur ses projets de retour et échanger avec d’autres personnes qui sont dans la même situation. Une bulle d’esprit expat avant de plonger dans le bain du retour.
  • Un accompagnement individuel : une coach, ancienne expatriée elle-même, vous aide à élaborer et mettre en œuvre votre projet. Service disponible à Paris ou par skype avant votre retour. Vous n'êtes pas sûr de vous ? Expat Value vous propose 30 minutes pour décider.
  • Le job booster cocoon (Retour à l’emploi après une expatriation ) : des groupes d’expatriés, hommes et femmes, boostent leur carrière en s’entraidant pour définir et obtenir le job de leurs rêves. Pour garder l’esprit innovant, débrouillard et solidaire de l’expatriation qui fera rebondir leur carrière. A Paris et à San Francisco.

Envie d’en savoir plus ? Retrouvez toutes les informations sur le site d'Expat Value.

 

bouton Abonnement NL FXP- 350x150

 

FemmExpat vous conseille de lire aussi :

Retour d’expatriation en France : la check-list

Gérer au mieux son retour d’expatriation – la tribune de Corinne

Retour d’expatriation : 10 raisons de voir la France sous un angle positif

Retour d’expat : entre tristesse de ce que nous avons perdu et joie d’avoir eu la chance de le vivre…


INSCRIVEZ-VOUS GRATUITEMENT À NOTRE NEWSLETTER

ACCÉDEZ GRATUITEMENT À NOS CONFERENCES ONLINE

Nos derniers articles !