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Pourquoi et comment apprendre la langue du pays

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LANGUES ETRANGERES ARTVous allez jouer ou vous jouez à saute-mouton au dessus des frontières et peut-être que vous ressentez comme un immense moment de solitude à l’idée de vous retrouver dans un pays où vous aurez du mal à communiquer !

Rien de dramatique, il n’y a pas de problèmes, il n’y a que des solutions !

Je pars et je ne connais rien à la langue ni à/et/ou l’alphabet du pays.

C’est dit, c’est décidé vous allez boucler vos malles pour une destination qui si attrayante qu’elle soit, recèle en son sein une inconnue de taille : son sabir ! Vous savez déjà que passé les portes de l’aéroport, vous entrerez dans un monde où seule la mélopée de la voix traduira votre sentiment. C’est beaucoup et très peu. Quand on sait que même le langage des signes diffère d’un pays à un autre ( !!!!), on est en droit de se dire que la tâche va être juste un peu compliquée. Bien sûr on peut s’inscrire aux langues O. en version perfusion EPO en prévision de l’atterrissage, c’est certainement un moyen efficace mais on peut aussi faire confiance à notre nature audacieuse en se disant que sur place, jetée dans le grand bain, on apprendra tout au moins à surnager voir à nager.

 La nécessité d’apprendre la langue

Dans un premier temps

En effet, on sait que s’il s’agit d’un besoin, l’envie n’est pas forcément au rendez-vous. Aussi la motivation est indispensable et elles sont nombreuses à transformer le besoin en envie.
Dans un premier temps l’apprentissage se fera sur le tas pour un évident besoin de survie. Sur les marchés, dans les magasins lire et comprendre ce que le contenant renferme comme contenu c’est la base. On fera de l’apprentissage de lecture et vocabulaire globale avec un souci approximatif du détail. C’est un peu comme un air de chanson qui vous donne envie de vous déhancher sans comprendre les paroles. On fredonne des mots phonétiquement. On s’attachera donc à la « musique » avant l’écriture. Pour les alphabets syllabiques, on peut également apprendre des phonèmes pour pouvoir se repèrer sur une carte routière par exemple

De la nécessité tirer l’avantage, c’est bien le but que l’on s’est fixé. Pour la vie quotidienne, au début, on l’a vu on se débrouille avec les moyens du bord : faire répéter à sa marchande le nom du produit, le répéter le plus fidèlement, demander à la personne qui vous aide à la maison s’il y a lieu et elle peut même vous accompagner au moins au début, écrire sur un carnet les indications en phonétique avec éventuellement la traduction et l’alphabet local.

 Vient enfin la langue comme vecteur d’intégration

On est bien d’accord, il ne s’agit pas là d’accrocher une feuille de plus à sa couronne de laurier par un diplôme mais de pénétrer dans l’essence même ce qui fait le charme de sa vie ailleurs : la rencontre avec les autres. Et forcément le vecteur est la langue. Outre que son apprentissage stimule l’esprit, et ce n’est pas une de ses moindres qualités, elle vous permet d’apprécier la culture et ses méandres. La langue véhicule à la fois la civilisation, l’histoire et la pensée. La communication étant la base du respect de l’individu.
La première phase qui consistait à ânonner étant passée, on se donne des objectifs plus ambitieux : la maîtrise du langage puis de l’écriture. On veut à tous prix switcher le stade de la potiche qui opine du chef quand on lui parle avec un regard de noyé pour passer à celui d’acteur de la conversation. Pas facile mais pas impossible.

Les moyens
Voilà, ce qu’il y a bien dans l’apprentissage d’une langue c’est qu’il n’est nullement besoin d’avoir bac + 28 pour y arriver. C’est à la portée de tous si l’envie est là et si on y met l’investissement temps nécessaire.

Bien sûr et vous n’avez pas besoin de nous pour y penser, prendre des cours. Elle a pour but de vous faire rencontrer des gens qui en sont au même stade que vous et donc de vous décomplexer s’il y a lieu et surtout de poser les bases, la structure. On ne saurait trop vous recommander de négocier avant le départ une enveloppe « cours de langue ». Vous pouvez les commencer avant de partir mais rien ne vaut l’immersion quasi instantanée quand vous sortez de vos leçons et pouvez donc éprouver vos nouveaux acquis.

Un bon moyen pour se mettre la langue dans l’oreille est quand on est seule chez soi,
et au début Dieu sait qu’on est souvent seule, c’est de brancher la T.V ou la radio. On ne comprend pas un traître mot mais petit à petit la mélopée, très important la mélopée, va s’insinuer en vous. Il y a des langues plus, comment dire, rudes aux pavillons que d’autres. Aussi il est important de pouvoir appréhender la tonalité générale : douce, gutturale, chantante c’est selon. 

Lire le quotidien localest aussi un bon moyen. Bien sûr c’est moins glamour que votre « ELLE » hebdomadaire et moins palpitant que « Paris Match » mais bien que vous n’y compreniez que quick, vous vous attacherez à souligner les mots qui reviennent fréquemment et chercher leur signification dans un dico ou sur internet. Je vous l’accorde c’est fastidieux, mais « banquable ». Bien oui, à part quelques illuminés qui se réveillent un matin en parlant un dialecte alors inconnu d’eux, il nous faut transpirer un chouia, nous, pauvres mortels !

Plus simple et efficace, lire des livres d’enfantau vocabulaire plus simple. Comme on est des bonnes filles toutes humbles mais très volontaires on ne s’attachera pas trop au contenu de l’histoire mais aux formes grammaticales et au vocabulaire. C’est tout bête mais ça marche !

Simple mais terriblement anxiogène le téléphone. Un verre d’eau, une soucoupe à ras bord d’anxiolytiques près de l’engin maudit et quand il sonne interdit de se réfugier en haut du placard. On le saisit fermement et on parle. Mal, on s’en doute devant les silences interloqués de l’interlocuteur mais on tente. Au pire on apprend à dire « allo », parce qu’il faut savoir quand même qu’on ne dit pas « allo » dans toutes les langues. En Amérique du sud c’est plus tôt un impératif « digame » (dis-moi). Autant vous dire que les premières fois on a tout de la carpe qui fait des bonds hors de l’eau en cherchant son oxygène. C’est un exercice comme un autre alors on y croît !

Et puis le plus important

apprendre la phrase suivante par coeur« je vous prie de m’excuser mais je ne parle pas encore bien votre langue » dans la langue locale (parce qu’en français ça le va pas le faire…) et là les gens deviennent tout sucre et ont à cœur de vous aider. Parler, parler, écouter un peu, et reparler avec beaucoup d’humilité mais autant de conviction. Peu importe votre niveau, l’effort et louable et sera salué comme tel. On connaît tous la frustration des débuts qui ne permet pas de laisser notre « moi profond » s’exprimer mais peu à peu la confiance aidant vous y arriverez.

C’est alors seulement que vous goûterez aux délices de comprendre et se faire comprendre. Comprendre la culture du pays, les rites qui la conditionnent, les subtilités de la civilisation,

 

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