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La femme expat, la power girl de la résilience


La femme expat, la power girl de la résilience

Femme expat, femme d'expat... L'amalgame est vite fait. Dépendance financière, voire dépendance administrative, dépendance tout court ? Stop aux clichés ! La femme expat est avant tout la power girl de la résilience. C'est une battante !

 

Forcément une « femme de » ?

Quand je parle de mon boulot pour femmexpat.com, on me répond souvent d’un ton un peu gentillet (les hommes surtout).

« Ah oui, ton truc de femmes d’expat ! »

Passons sur la condescendance du « truc ». Cette chose qu'on ignore ou dont on a oublié le nom.

Arrêtons-nous plutôt sur le « d’ » qui fait toute la différence. Car on ne parle alors plus d’une femme en tant que telle. Mais d’une femme en fonction d’une autre personne à laquelle elle se retrouve subordonnée.

Vous pouvez d’ailleurs lire à ce sujet le témoignage de Nadia, la femme d’expat n’existe pas.

 

Et « l’homme de » ?

Avec ce petit « d’ », on passe d’abord sous silence, toutes ces femmes qui sont à l’origine de l’expatriation. Seule, en couple, et même en famille. Pour trois ans en one-shot, ou multi-expatriées, ou carrément qui s’installent en local.

Comme Emmanuelle que sa carrière a menée à Francfort. Partie en éclaireuse, son compagnon l’a rejoint quelques mois plus tard pour la rentrée des enfants.

« Heureusement que pour le moment Gabriel ne travaille pas. Car l’école termine à 14h30. Et il était trop tard pour inscrire les enfants à des activités en septembre. Les inscriptions se font en mars pour la rentrée suivante. »

« L’homme d’expat » n’existe pas.

Quand on parle de Gabriel, il ne viendrait à l’idée de personne d’utiliser le terme « homme d’expat ». Ça écorcherait même les oreilles, non ? Gabriel fait partie des Français de l’étranger, en recherche d’emploi. Il est expat. Point.

 

Suivre son conjoint, se dévaloriser ?

Suivre son conjoint à l’étranger reste pourtant encore le lot d’une majorité de femmes. En effet, 91% des conjoints suiveurs sont des femmes.

Or pour beaucoup de femmes, il s’agit d’un puissant sentiment de sacrifice professionnel.

Sans oublier tous les aspects, majoritairement nouveaux, de la dépendance financière, de la confrontation à la solitude et à la recherche de soi. Partir en expat pour suivre chéri-bibi sonnerait-il le glas de notre égo de femme indépendante ?

 

La résilience, ou l’art de rebondir

Partir en expat c’est, comme le diraient les coachs spécialistes de la question, sortir de sa zone de confort.

Et si une majorité de femmes rentre ravie de son expérience à l’étranger, il doit bien y avoir un secret. On le connaît, c’est la résilence. Ou l’art d’un matériau (et ici d'une personne) de s’adapter au choc.

Car oui, l’expatriation est un choc. Et s’il y a bien une chose qui nous épate depuis 17 ans chez FemmExpat, c’est cette capacité des femmes expatriés à rebondir, à construire de nouvelles opportunités avec ce qu’elles ont sous la main. A découvrir les trésors cachés en elles.

 

Et mon « truc de femmes » expats, c’est justement de vous faire découvrir comment d'autres ont réussi à trouver leur place en expatriation, construire de nouveaux projets, s'envoler vers de nouveaux horizons. Sans en cacher les mésaventures...

 

A très bientôt !

Maïté

 

 

Maïté Mougin - Responsable éditoriale FemmexpatMaïté Mougin est la responsable éditoriale de FemmExpat. Elle a vécu dix ans en expatriation (Portugal, Turquie et Roumanie). Elle est rentrée en France en 2014.

 

Vous aussi, vous voulez témoigner de votre expatriation sur FemmExpat ? Ecrivez-lui :

maite.mougin@femmexpat.com

 

 

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