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L’expatriation à Miami, les premiers pas, en vrai


L'expatriation à Miami, nos premiers pas, en vraiSi vous vous demandez comment on fait pour s'installer à Miami, et bien je vais vous dire. Au niveau pratique, c'est pas si compliqué. Le plus dur c'est d'obtenir le visa. Mais ça j'en reparlerai dans un prochain article... Pour l'instant voici l'histoire du début de notre expatriation à Miami, en vrai !

Dans notre cas, cela fait longtemps qu'on en parlait. Je crois qu'entre la première fois où on l'a évoqué et notre aménagement ici, il a du se passer quelque chose comme deux ans... Deux ans de maturation du projet, de plans sur la comète, de remise à niveau, de doutes et d'excitation...

Et nous voila aujourd'hui installés à Miami. Je vous avoue qu'au bout d'un mois, j'ai encore l'impression d'être en vacances. Il faut dire que l'épisode Irma nous a fait prendre un peu de retard dans nos plans, si tant est qu'on en avait... Nous sommes encore dans une maison meublée, nos meubles sont encore en France et nos visas aussi d'ailleurs.

Première étape: trouver notre maison 
Evidemment, avant de partir avec une famille, il nous fallait trouver un toit.

Pour trouver notre première maison, nous avons pensé chercher sur Airbnb. Ne connaissant pas très bien les quartiers et les distances, notre point de chute était l’école des filles. On s'est dit que l'avantage d'une location Airbnb, c'est que les maisons sont meublées. On peut louer sur des courtes durées, et donc, chercher en parallèle. Il faut savoir qu'ici, en se baladant dans un même quartier, on peut tomber sur des rues canons et d'autres dans lesquelles on n'a pas vraiment envie d'habiter. Et ça d'une rue à l'autre, sans transition... C'est donc très important de bien visiter le coin avant de trouver une maison. Car sur une carte on ne peut pas s'en rendre compte.

Nous avions la chance de connaitre quelqu'un sur Miami.

Il nous a donné le contact d'une maison via une connaissance, et il nous a rassuré sur le quartier et les distances avec l'école et Brickell, où Julien travaille. La maison dans laquelle nous sommes actuellement est vraiment agréable. C'est ce qu'on appelle une maison zen. Et comme nous y sommes bien, nous ne sommes pas pressés de trouver quelque chose d'autre. Le quartier nous plait vraiment aussi. Même si ce n'est pas celui que nous avions visé au départ.

Personnellement, je suis donc partie sans stress car ce système nous permet de changer facilement. Je voulais attendre d'avoir le fameux visa avant de chercher une maison pour du plus long terme, ce que nous allons enfin pouvoir faire maintenant. D'autant que désormais, nous pouvons faire partir notre container.

Dans cette recherche de maison définitive, nous ne sommes pas arrêtés sur le quartier. Car au final ils ont tous leurs avantages.

Aussi important que la maison : trouver une voiture
Pour les voitures, nous prévoyons de faire un leasing.

C'est moins de problèmes potentiels à gérer... L’embêtant, c'est que pour ça, il nous faut un bon "credit score". Or ce n'est pas la cas vu que nous sommes fraîchement arrivés aux US. Le credit score, c'est ce qui prouve votre crédibilité financière. Nous avons découvert qu'il existe des entreprises qui proposent des leasings de voiture pour les bas credit score des expats, plus intéressant que les leasings normaux.

Pour l'instant, nous avons donc pris une voiture chez Sixt.

Ce qui nous coûte un bras chaque mois. A savoir, les loueurs de voitures essaient systématiquement de vendre une assurance avec la voiture. Il parait que les prix affichés n'incluent aucune assurance. Evidemment, le prix de cette assurance double le prix de la location. Il est donc intéressant de se renseigner avant sur les assurances comprises dans votre Carte Visa Gold. Car souvent cette prestation est incluse.

J'ai hâte d'avoir ce fameux numéro de sécurité sociale pour avoir une voiture plus petite aussi. Nous n'avons pas choisi l'actuelle. Et elle est vraiment vraiment trop grosse.

A propos de l'école des filles

L'école c'est ce que nous avions trouvé en premier. Les inscriptions se font généralement en janvier. Nous avons le choix entre l’école publique ou privée. Mais nous nous sommes vite arrêtés sur l’école privée française, pour plus de facilités à plusieurs niveaux.

Premièrement, les délais. Vu qu'à l’époque des inscriptions nous n'avions pas de visa, ni de numéro de sécurité sociale, ni d'adresse, nous ne pouvions anticiper l’école publique.

Et d'autre part, en termes d'intégration, notre grande était plus rassurée de se retrouver dans une école française. Car elle ne parlait pas anglais.

Il est tout à fait possible de ne pas aller dans ce sens, et de mettre ses enfants dans l'école du quartier où vous trouvez votre maison. Comme en France, il y a une carte scolaire qui oblige l’école de votre quartier à prendre votre enfant. Pour nous, c’était plus rassurant de cocher la case école. C’était déjà ça de fait.

La rentrée des classes

Nous sommes arrivés à Miami une semaine après la rentrée officielle des filles (qui est fin août aux US). Les classes des filles sont toutes petites. 9 élèves pour la petite section, et 12 dans la classe de CE2/CM1. La plus grande classe compte 17 élèves... Un bonheur !

Dans cette école, une réunion d'accueil est organisée dans les premières semaines avec les parents, pour rencontrer la maîtresse. Puis un petit-déjeuner pour que les parents se rencontrent dans un moment convivial. Ainsi, en quelques semaines, je connais déjà tous les parents de la classe de ma petite. Niveau intégration, ça aide. La première semaine, nous avions même déjà une invitation à un anniversaire. Je pense que le fait d’être dans des petites classes et dans une école d'"étrangers" aide à rencontrer des personnes qui sont toutes plus ou moins dans notre cas.

Premières semaines à l'école
Au bout d'un mois, les filles se sont à peu près intégrées dans leur classe.

Même avec une coupure de 2 semaines à cause d'Irma. L'école est très bien organisée. Les maîtresses et maîtres connaissent le nom de chaque enfant. Et je crois le visage de chaque parent. C'est agréable. Le plus difficile pour nous, c'est le sevrage de tétine de Stella. Ici pas de tétine autorisée, même pour la sieste. Si j'avais pu l'anticiper, ça aurait pu m'aider un peu...

Au niveau des activités par contre j'ai été surprise de voir que ça n'est pas aussi bien organisé que je le pensais. Je m'attendais à avoir plusieurs possibilités de sports, arts, ou autres. Mais, dans cette école en tous cas, nous n'avons eu que quelques activités type Lego, jeux de société... Pas même d'informations concernant les endroits où l'on peut inscrire nos enfants. J'avoue trouver ça dommage.

Niveau scolaire, je crois que le niveau est assez haut.

J'ai eu une réunion "parent/prof" cette semaine où la maîtresse m'a expliqué que dans cette école les enfants suivent le programme français (Education Nationale) et en même temps celui du programme américain. Tout ça dans le même nombre d'heures.

Les journées ici finissent une heure plus tôt pour l'élémentairement. Et pour la maternelle, c'est deux heures de moins. Mais il y a moins de vacances ici. Lily Rose a une maîtresse française, et une maîtresse américaine pour le programme américain.

Niveau devoirs, comment dire...

C'est un peu hallucinant. La mode américaine, c'est de donner des pages et des pages de devoirs. On nous a averti au début de l'année qu'il est coutume de faire une partie des devoirs de nos enfants, tant la quantité n'est pas gérable... Nous essayons d'expliquer à Lily Rose qu'elle n'a pas besoin de se mettre la pression. Mais ça c'est une autre histoire !

Et au même moment, Irma

Nous commencions à peine à avoir quelques repères quand Irma a décidé de venir sur Miami. Je me suis laissée porter par nos amis américains. Ils sont là depuis un moment. Et ils ont déjà vécu plusieurs saisons d'ouragans. Donc ils sont mieux placés pour savoir quoi faire. Quand ils ont décidé de fuir, nous avons cherché des vols.

Au départ, ils prévoyaient un passage sur Miami même, et en catégorie 5. Ce qui était vraiment catastrophique. Au final, sa trajectoire est passée plus vers l'ouest. Et en catégorie 3 ou 4 à l'arrivée.  Nous sommes restés quasiment deux semaines à Los Angeles, le temps que l'aéroport de Miami rouvre.

J'ai vécu tout ça très sereinement parce que les choses sont plutôt bien faites.

On sent qu'ils ont l'habitude. La semaine avant l'ouragan, les choses se sont organisées tranquillement. Le mardi, Irma est passé en catégorie 5. Le mercredi le gouverneur donnait l'ordre d'évacuation dans le sud, et la gratuité des autoroutes. Le jeudi les entreprises et les écoles étaient fermées. Le mardi en question, quand nous avons cherché des vols, les choses se sont accélérées. L'aéroport a vite été saturé, les supermarchés et les stations essence aussi. Irma est passée dans la nuit du samedi au dimanche.

Lundi, nous recevions par texto les photos de la propriétaire de la maison.

Elle nous faisait le point sur la maison. Elle a nettoyé le plus gros. L’électricité a été rétablie petit à petit, quartier par quartier. Elle est revenue une semaine plus tard dans notre maison, la veille de notre retour. Les autoroutes sont restées gratuites pendant 15 jours je crois. Le temps que tout le monde revienne tranquillement. Les écoles ont rouvert le lundi, une semaine après le passage d'Irma. A notre retour sur Miami, c’était presque comme si rien ne s’était passé. Les arbres ont sacrément soufferts, et quelques panneaux publicitaires. Il y avait aussi quelques intersections sans feux. Mais dans l'ensemble c'est revenu très vite à la normale.

Niveau adaptation, ça a été un peu compliqué d'expliquer à Stella que cette semaine c'était le retour à l'école pour de bon... Nous avons eu de la chance que les dégâts aient été limités. Nous voila de nouveau dans un aménagement plus calme, à reprendre nos petites habitudes.

On peut dire que notre installation sur Miami a démarré assez fort!

Laura

L'expatriation à Miami, les premiers pas, en vraiSi vous voulez suivre les aventures de Laura à Miami, retrouvez-là sur son blog : Laurasomewhere.com

 

 

> Contact utile : Miami Acceuil

 

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