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Les clés pour une rentrée des classes réussie en expatriation


Les-cles-pour-une-rentree-des-classes-reussie-en-expatriationBientôt dans la presse, moisson de bons conseils sur la rentrée scolaire... Voici les nôtres !

 

Quelle rentrée des classes ?

Pour un certain nombre de nos enfants, la rentrée a déjà eu lieu. En effet, le premier lundi de septembre ne rime pas avec une rentrée pour toutes les têtes blondes ou brunes du monde. De Brest à Brest-Litovsk et de Tokyo à San Francisco, de nombreux rythmes cohabitent.

Au Brésil ? La rentrée ? N’y pensez même pas. Elle aura lieu, comme en Australie, en février prochain...Oui seulement, pour bon nombre d’entre nous, le « Jour J » approche et la tension monte…

 

A J-15 

Profiter de ces dernières semaines pour remettre vos enfants au plaisir du travail !

Pendant les vacances, quelques pages seulement du cahier de vacances ont été remplies par vos enfants ? Votre jeune ado est faible en rédaction ? Piètre en dictée ? Alors à deux semaines de la rentrée remettez vos enfants dans le scénario   pendant deux matinées voir trois, la table de travail retrouvera vos enfants pour un exercice de rédaction.

En route pour vingt lignes minimum sur « mes meilleures vacances », « mon meilleur souvenir », « mes aventures et souhaits pour l’été prochain ». Oui, je vous l’accorde sujet « bateau », vous trouverez surement plus adapté à votre enfant. Cet exercice organisera ses pensées. Votre enfant s’appliquera pour écrire en tâchant d’éviter les fautes d’orthographe. Que les plus petits prennent les crayons de couleur ou la peinture pour tout vous raconter ! 

Dans l’école anglo-saxonne, c’est souvent sur cette activité que s’appuient les maîtres du primaire durant les premières semaines de la rentrée. Sans donner de devoirs pendant les vacances, ils recréent par là le lien avec leurs élèves, poursuivant l’investigation sous différents angles pendant les premières semaines d’écoles.

 

A J-8

C’est le moment de revenir sur les lectures de l’été

Vos ados avaient reçu la consigne d’ingurgiter quatre ouvrages pendant leurs vacances ? Il y a en effet les lectures exigées par l’école, et il y a celles que vos enfants ont eues envie de lire aussi, ne les oubliez pas dans le compte.

Mangas, classiques, BD, science-fiction ou policiers… Faites revivre quelques livres dans les yeux de vos enfants… Pour encourager et améliorer leur expression orale, questionnez, demandez l’histoire, demandez les détails. Pourquoi l’ont-ils aimé ? Pourquoi ce genre plutôt qu’un autre ?

Exercice de style, exercice de compréhension, d’expression et de synthèse, recherche de vocabulaire. Voilà autant d’échanges avec vos enfants qui vous feront, à tous les deux, le plus grand bien.

 

A J-3 

L’uniforme est-il prêt ? Si vous êtes dans une école en Angleterre ou une école internationale anglo-saxonne, vous ne pourrez y déroger. Au Japon, en Corée ? Même régime. Cependant au sein des écoles françaises à l’étranger, sauf exceptions comme le lycée français de New-York ou l’EIFA à Londres les uniformes ne sont pas imposés.

Parfois, un règlement intérieur ou dress code ne vous permettra pas de mettre la toute dernière casquette ou de finir vos dernières basquettes de l’été. Ce n’est pas grave !

Bien sûr, vous lui avez aussi acheté un nouveau cartable ! A partir du collège, ce choix revient à votre jeune ado. Vous vous exposeriez, dans le cas contraire, à ce que votre « cher pré-ado » boycott sans complexe votre « machin » à roulettes …

 

Tous en ordre de marche pour le 1er jour d’école 

Soyez ouvert, soyez curieux ! Partez d’un bon pied !

A chaque rentrée c’est la même chose. Les parents, ravis de se retrouver devant l’école, en oublieraient presque leurs enfants. Les petits, excités comme des puces, retrouvent leurs copains. Ils se bousculent, s’apostrophent et déjà, d’un bref coin de l’œil, réalisent combien la copine est devenue branchée, et le copain « trop » beau…

On se salue, on s’embrasse, on se questionne sur les longues semaines passées outre-manche avec la famille retrouvée, les amis. Dans quelques jours, toute cette agitation aura disparu. Les parents auront déserté les abords de l’école aussitôt la sonnerie déclenchée. Une partie d’entre eux prendront alors leur quartier de temps en temps dans leur café favori pour un café “récap” entre parents.

Notre conseil est donc de ne pas vous en faire. Votre enfant possède des ressources que vous ignorez. Il vous surprendra par sa capacité d’adaptation. Il y a juste peut-être quelques étapes, les voici à examiner de plus près.

 

  • Si votre petit commence la Petite section de maternelle (PSM)

La première chose à faire est de vous déstresser. A partir de cette rentrée scolaire, l’école est d’obligatoire en France dès l’âge de 3 ans. Il en est de même dans les écoles françaises à l’étranger du réseau AEFE ou de la Mission Laïque française (Mlf).

Comment vous aider et aider votre enfant à passer ce cap ? Lisez-lui des histoires rigolotes autour de l’école. Faites-lui voir l’école quelques jours avant. Expliquez-lui le déroulé de sa journée. L’enfant a besoin de repères pour visualiser et organiser ce nouveau temps qui lui est proposé. Indiquez-lui l’heure à laquelle il va manger, faire la sieste, jouer dans la cour. Le jour de la rentrée, restez aussi un peu avec lui pendant les premiers instants.

 

  •  Si c’est le premier jour en cours préparatoire CP

Comme pour la maternelle, vous avez eu également la bonne idée de venir avec votre enfant découvrir cette nouvelle école quelques jours avant la rentrée. L’idéal est de le faire avec d’autres mamans et ses copains de la GSM…

Faites passer la confiance. Stimulez et valorisez cette nouvelle étape sans donner trop de pression au passage à la « grande » école ! A cet âge les enfants adorent apprendre alors il faut qu’il sache qu’il va faire des choses nouvelles et passionnantes.

Les devoirs dans certaines écoles peuvent commencer aussi en CP. C’est le temps de les prendre avec légèreté tout en leur accordant un temps régulier chaque jour de 10-15 minutes.

 

  •  Pour les « grands » du primaire 

Le retour à l’école ne doit pas être un sujet tabou même si cette perspective ôte parfois le sourire à l’un de vos enfants rétifs. Il faut toujours devancer l’exercice et opter pour un dialogue vrai au sujet de l’école. Donc pas de complexe devant le rendez-vous de la rentrée. Vous aiderez votre enfant à se projeter positivement dans cette perspective.

Évidemment, prenez aussi vos distances avec vos propres expériences passées. A bannir par exemple le « pour moi cela n’a pas été formidable, mais je pense que pour toi, cela ira mieux et je m’y emploie… » 

 

  • 6ème,, vers le nouveau monde 

L’essentiel est de donner confiance au tout nouveau collégien qu’est devenu votre enfant. Aidez-le à devenir autonome, à acquérir de bonnes habitudes de travail.

Pour éviter la confusion dans son esprit, expliquez bien les changements qu’il aura à connaître cette année : un professeur par matière, des changements de classes possibles, de nouvelles matières, l’absence de livres à la faveur d’une tablette.

Et puis aussi, abordez avec lui les thèmes de l’alcool, le tabac, le cannabis, les images pornos qu’il pourra rencontrer au collège, c’est inévitable. Prévenez que cela peut arriver et dites-lui qu’il peut vous en parler pour éviter le sentiment de culpabilité.

Également, ne faites pas de comparaison systématique avec ses camarades de classe, car vous jouerez alors la méfiance et sa confiance en lui pourrait en être ébranlée. Enfin et toujours, sachez prendre vos distances par rapport à vos propres expériences et attentes.

 

  • Enfin, si votre enfant ne veut pas aller à l’école

Tentez d’abord de percer le mystère. Trouvez la cause de ce refus souvent extérieur à l’école. Attention à la pression. Trop de pression des parents peut aboutir à ce refus d’obstacle. Même si la chose vous semble délicate, tentez toujours le dialogue de vérité.

Aussi, les enfants doivent savoir que pour apprendre (et à cet âge, les enfants ont soif d’apprendre), ils doivent aller à l’école…. Bref, soyez Napoléon avertissant Lafayette dans les Aristochats et précisez, non sans humour et à l’issue de votre échange, « C’est moi qui suis le chef, c’est moi qui décide quand on y va… Alors…, on y va ! ».

 

Sabine Cros-Scherer

 

 

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