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Tuto de SewEtLaine pour bien réussir son expatriation


Tuto de SewEtLaine pour bien réussir son expatriation« Quand l’expat prend des airs de couture, ça donne quoi ? »

L’expatriation réserve des surprises que l’on ne soupçonnait pas. Et elle peut rimer, pour certains, avec  « révélations ». Pour moi, ce fut l’écriture et la couture ! Ces quatre années passées à Wuhan m’ont permis de m’adonner sans retenue à ces activités et de m’épanouir Là-bas, Ici et Ailleurs… Dans cet univers qui n’appartient qu’à moi : mon imaginaire créatif.

Pour concrétiser cette expérience, j’endosse aujourd’hui le rôle de SewEtLaine.  Loin de nous l’univers impitoyable de Dallas, mais le monde impensable de Wuhan. Une parenthèse unique, transposable à chacun de vous, où que vous soyez.

Un seul et unique fil directeur : vous donner quelques pistes pour bien réussir votre expatriation.

Pour réaliser au mieux votre projet, il vous faut :

 

1.  Choisir Le Patron

La majeure partie des expats a rencontré son « Saint »-Patron avant le départ. Et c’est en commune mesure que le choix de l’expatriation s’est fait. Cependant, il  va de soi que le « dessein » de chacun n’est pas le même. Et qu’il sera certainement nécessaire d’adapter l’échelle au début de ce projet.

Rares sont les manuels qui vous livrent les patrons en taille réelle.  Soyez vigilent(e) lors de l’achat !

Le patron ne devra jamais être griffonné et sera toujours reproduit sur un autre support. Évitez cependant le papier calque pour éliminer tout risque de vie par procuration pouvant laisser un goût amer de déception et d’insatisfaction. Prenez une feuille de format raisonnable afin de ne pas gaspiller.

De même, s’il convient de transposer votre schéma sur un support adapté, il sera strictement interdit de découper dans le patron, sous peine de le voir réduit en lambeaux. Usage unique ? Retour case départ ? Est-ce bien cela que vous voulez ?

Préférez marcher sur ses pas, au rythme d’un crayon effaçable garantissant une mise à jour régulière.

-  « Pardon? Il était comment mon Saint-Patron ? »

- « Comme J.R. (Jump and Run) ! Fast and Furious ! » - version 2.0 des machines automatiques

-  « Et moi? »

-  « Comme SewEtLaine! Douce et tricotée de questions ! Plus machine mano qu’auto, à réviser et à huiler… »

Et regardez-le de plus près ce patron… Ses lignes sinueuses ne vous rappellent-elles pas le tracé de différents itinéraires d’une carte routière ? Autant d’invitations au voyage, de départs et d’arrivées ?

 

2.  Opter pour un tissu adapté

Avant de prendre le large et partir pour cette aventure, il est important de bien choisir son tissu. D’en connaître les fibres et de s’assurer que celui-ci ne s’usera pas de fil en aiguille.

Avant la première utilisation, il sera indispensable de laver son linge sale en famille pour éviter le rétrécissement de la maille, voire que le tissu ne déteigne. Puis il sera préférable de le repasser sur l’envers pour le défroisser.

Pour les tissus propres, un léger rinçage sera de mise, histoire de détendre la fibre.

C’est à cette seule et même condition que vous aborderez le projet sur des bases saines. Et éviterez les revers des non-dits. Il est aussi vivement recommandé  de débobiner et rembobiner pour ne pas embobiner l’autre.

Il vous faudra également prévoir le fil adapté au tissu. Plus celui-ci sera épais, plus le point sera large et le fil consistant pour ne pas céder à la tension.

Le toucher sera également un critère de choix pour le matériau : velours mille-raies, fil de « soi », « toile de jouïs », piqué de coton, « flâne elle », « chambré »… Il sera à l’image de votre humeur du jour, et en cohérence avec le modèle.

 

3.  Adapter le modèle et faire du sur-mesure

Véritable Atelier de la vie à l’étranger, l’expatriation vous permettra donc de passer en revue vos repères. Et vous incitera naturellement (ou pas) à vous accommoder des différences des uns et des autres.

Ainsi, prévoir un temps d’adaptation de quelques mois est plus qu’indispensable. Comptez une marge de couture de quelques semaines pour les néophytes. Et pour les plus aguerris,  méfiez-vous des raccords !

 

4.  Suivre le tracé… ou pas…

Le temps d’adaptation sera également propice à l’apprentissage des us et coutumes en vigueur. Il vous sera alors gré de les appliquer ou non.

Vous ai-je raconté comment se présentaient les résidents de la base vie ?

Loin de moi l’idée de les singer… Non, pas par leur prénom, mais… par leur numéro de maison !

- « Bonjour, Maison 40 ! Bienvenue ! Et vous, vous êtes ? »

- « Euh… » (Moment d’hésitation) Je scrute chaque partie du corps laissée à nue de mon interlocutrice, à la recherche de ce numéro tatoué… Grand moment de flottement…  J’avais signé pour vivre en base vie, pas en camps de concentration… Puis je lâche avec un ton contraint et défait, en faisant « fils » de ne pas adhérer : « Appartement 145 Bâtiment B ».

- « Enchantée »

- «  Wahaa!! Elle est polie, Esther! »

- « Ah attendez, je vous présente mon voisin »

C’est là que cela se complique pour moi : maison 39 ou maison 41 ??

«  Bonjour, Maison 29. Vous êtes bien installés ? »

«  Wahaa !! Il est poli, Hamid ! »Il a plutôt été synthétique dans sa présentation. Ni court, ni long…

J’avoue que j’ai finalement opté par me présenter comme tout le monde, par un numéro.  

Ainsi j'étais définie par mon emplacement. Et plus facile à situer. Mais cela ne vous viendrait pas à l’esprit de procéder ainsi en France, n’est-ce pas ?

Et pourquoi ne pas donner son ZIP non plus ?

« Ouais, salut ! J’suis 75002, et toi ? »

 

5.  Appliquer les finitions adaptées :

 Viendra ensuite la phase d’ancrage. Et le travail de cohabitation. Endroit sur endroit, les tissus seront alors apposés pour ne pas se la jouer à l’envers. Le choix de la couture vous appartient :

  • Coutures plates : droits (es) dans vos baskets, vous aborderez toutes les situations avec franchise. OUT au fashion faux-pas !
  • Zig zag : comme on ne fait pas toujours dans la dentelle, vous sinuerez sur les chemins du « border line » en équilibre incertain, prêt(e) à vous scratcher… Juste de quoi, donc, ne pas effilocher les liens.
  • La surpiqure : histoire que tout soit bien carré, on ne passera pas dans les mailles de votre filet.
  • L’ourlet : pour une finition parfaite, mieux vaut se replier deux fois sur soi-même. Au risque de paraître un peu « lourd » et « laid ».
  • Brut : et tant pis si ça bouloche et si vous vous défilez. Et puis, si besoin de se raccommoder, rien de tel qu’un bon riz thermocollant et une canette laquée !
  • Le galon : pour prendre de la hauteur, un brin de fantaisie et c’est reparti…

 

Comme vous l’aurez compris, vous serez animé (e)s par des « biais » d’humeur qui rythmeront votre quotidien.

Pour fermer la boucle, faites « un pied de biche » à ceux qui vous jugeront. Exit les « boutons pression » ! Mais arrondissez les angles si nécessaire.

Agrémentez votre séjour de parementure, de sequins  et de jolies perles.

Vous savez… de ces perles qui illuminent nos vies dès lors qu’elles ont vues le jour… C’est petits brins d’amour qui font toute la différence et pour lesquelles nous tendons à broder un magnifique motif ?

Faire, défaire et refaire les liens de nos vies, en respectant la noblesse des matières… Quand l’expatriation se fait Haute-Couture !

 

Plume

Plume - Là fois où...Plume a été expatriée quatre ans en Chine, à Wuhan. Elle parle couramment chinois. Avec ses chroniques "La fois où", elle nous livre ces petites choses du quotidien qui ont pimenté son expatriation.

 

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