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Emilie, entrepreneur à Moscou


Emilie à Moscou : recherche d'emploi en mode patate chaude et reconversion

EmilieMoscouDigitalAgencyJ’ai emprunté les chemins de l’expatriation il y a bientôt 3 ans. Mon mari a eu une proposition de poste à Moscou. Ce n’était pas la première fois que la question de la mobilité se posait mais j’avais toujours refusé de partir. Mon travail de consultante en relations publiques me plaisait beaucoup. Seulement, il y a 3 ans mon entreprise était en plein rachat, avec le lot d’incertitudes que ce type de transition comporte. J’avais aussi envie de nouvelles aventures professionnelles. J’ai donc accepté de partir. Pour moi, l’expatriation, même si c’était mon mari qui avait une opportunité en premier, était synonyme de progression professionnelle.

 

Les joies de l’installation

Une fois sur place, les choses ont été beaucoup plus difficiles que prévu. J’arrivais avec deux enfants en bas âges, une langue qui m’était complètement inconnue et des contraintes assez fortes : climat rude, école française ouverte uniquement le matin, pas de centres de loisirs, pas de places en crèche pour le plus petit et un mari souvent en déplacement… J’ai passé mes premiers mois à gérer ces contraintes « logistiques », à prendre des cours intensifs de russe et à démarrer ma recherche d’emploi. Le trio gagnant pour un burn-out garanti !

La recherche d’emploi ou le jeu de la patate chaude

Dès les premiers jours qui ont suivi mon arrivée, j’ai activé le programme d’outplacement dont je bénéficiais en tant que conjoint accompagnateur. J’ai rencontré une agence locale qui m’a démoralisée assez vite en mettant en avant les contraintes juridiques pour obtenir un visa de travail. Par ailleurs, ils ne comprenaient pas le métier que je pratiquais en France. Sur les conseils d’une amie, j’ai contacté les expatriés francophones en poste dans les entreprises internationales.

Networking

J’ai dû rencontrer plus d’une trentaine de personnes en l’espace de 3 mois. J’avais l’impression d’être une patate chaude que chacun se renvoie et j’ai surtout compris que mon métier, tel que je le pratiquais en France, n’avait pas de sens ici ou pour peu qu’il soit pratiqué, il aurait fallu que je maîtrise le russe parfaitement à l’oral comme à l’écrit.

J’ai fini par obtenir une mission de quelques mois dans un groupe de communication international pour mener un audit interne. En parallèle, j’ai donné quelques cours de communication à des étudiants, je pigeais pour un site d’informations mais je n’avais toujours pas trouvé mon projet professionnel, celui qui vous donne le sourire et l’énergie pour vous lever le matin. J’avais le moral à zéro, je me sentais épuisée et j’avais l’impression d’être totalement inutile. J’ai dit clairement à mon mari que si je ne trouvais pas quelque chose dans les mois à venir, je rentrerais à Paris.

Une dernière chance assez inattendue

J’avais entendu parler de coaching pour accompagner les conjoints accompagnateurs dès mon arrivée à Moscou mais, à l’époque, cela ne me parlait pas beaucoup. Au bout d’un an et demi d’expatriation, j’ai pris contact avec Delphine Boileau-Terrien qui accompagne les femmes vers l’entrepreneuriat. A ce moment-là, c’était un mot qui me faisait un peu peur mais c’était peut-être ma dernière chance de construire mon projet professionnel. Ce coaching a été extrêmement bénéfique. J’ai appris à déculpabiliser de ne pas travailler et à m’autoriser à faire des choses que j’aime. J’avais toujours eu envie d’écrire de la fiction. A Paris, je suivais des ateliers d’écriture. A Moscou, je ne me l’autorisais même pas d’écrire pour mon plaisir personnel, car comme je n’avais pas d’emploi, je ne le méritais pas ! Grâce au coaching je me l’autorise enfin ! Je me suis inscrite à une formation de scénariste en ligne dans une école canadienne. Ce fut 6 mois de bonheur !

Accompagnement

En étant accompagné par Delphine, j’ai aussi intégré son groupe de femmes entrepreneures. Cela a été un véritable déclic pour moi et un moteur extraordinaire. J’étais enfin en contact avec des femmes qui avaient les mêmes aspirations que moi, tout en étant extrêmement positives et dynamiques. C’est grâce à elles (et aux portraits publiés dans FemmExpat !) que j’ai réussi à passer ce cap et à créer ma petite entreprise à mon tour. Je propose aujourd’hui mes compétences de consultante en communication au service des entrepreneures et des petites entreprises qui veulent réussir leur communication digitale (blog, réseaux sociaux, relations médias et blogueurs). Je travaille totalement à distance.

Mes clients sont en France ou il s’agit de femmes entrepreneures expatriées qui ciblent des entreprises françaises, le marché français ou des clients francophones. Ce projet, je le porte tous les matins avec plaisir. Il a redonné un sens à mon expatriation et à ma carrière professionnelle. Et côté vie personnelle, ça va BEAUCOUP mieux. Un mari fier de sa femme, ça vaut le coup !

Des conseils pour celles qui hésitent à partir en expatriation ?

Je pense que l’expatriation fait « grandir » et évoluer. En revanche, pour que cela se passe bien dès le départ, il faut être clair sur nos motivations profondes et se poser la question « Comment cette expatriation s’inscrit dans mon projet professionnel et mon projet de vie ». Si l’expatriation rime avec projet professionnel, il faut regarder certes les possibilités qu’offrent le pays d’accueil mais voir aussi au-delà car il est tout à fait possible de travailler à distance. Il faut aussi faire preuve de patience car faire sa place et trouver son projet prend du temps ! Enfin, je conseille fortement aux femmes qui ont cet objectif de se faire accompagner dans leur démarche et d’intégrer des groupes de femmes entrepreneures ou des réseaux de networking qu’ils soient physiques ou virtuels.

Si jamais vous voulez jeter un coup d’œil à mon troisième bébé, c’est par ici : www.emiliedigitalagency.com.

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