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Leadership

Coaching et déontologie, rappel de quelques règles de base


Il n'est pas rare que l'entreprise qui vous envoie en expatriation vous propose (à votre retour, le plus souvent...) un coaching avec l'un de ses partenaires. Il peut arriver aussi qu'une entreprise vous propose un bilan de compétences avec un coach de son choix. Autre scénario : un ami d'ami propose de vous coacher... Toutes ces intentions sont louables mais sont l'occasion d'une petite piqûre de rappel des coachs d'Expat Communication sur une règle de base à respecter : le respect de la déontologie en matière de coaching. 

Mais d’abord, qu’est-ce qu’une déontologie ?

C’est l’ensemble des règles et des devoirs qui régissent une profession. Et donc (en théorie ?) une garantie du professionnalisme des personnes qui exercent ce métier.

Sur le marché en plein boom du coaching qui attire beaucoup de prétendants, l’existence et le respect d’une déontologie sont essentiels.

D’ailleurs, c’est l’un des premiers engagements (en sus des autres, cf notre article « Comment bien choisir son coach ? ») exigés par les trois fédérations professionnelles présentes en France (EMCC, SF Coach, ICF).

La déontologie, un enjeu clé pour le coach…et pour le coaché

J’aime beaucoup la définition que François Delivré (pionner dans le domaine du coaching et auteur du "Métier de coach" - ouvrage de référence de la profession) donne de la déontologie : c’est quand les valeurs l’emportent sur les besoins personnels.

Pour le coach, le cadre déontologique l’aidera à résoudre les dilemmes auxquels il peut être confronté.

Par exemple :

  • travailler pour une entreprise dont l’un dirigeant est soupçonné de corruption...
  • intervenir dans une entreprise dont les conditions de travail sont connues pour être extrêmement dures ou injustesle coaching est utilisé pour pouvoir licencier un collaborateur...
  • coacher un collaborateur qui vous avoue avoir effectué des malversations

Outre ce que dit la loi, le coach devra s’interroger : ce qui pose problème l’empêche-t-il de bien faire son métier voire d’effectuer ce coaching ? Ou en d’autres termes, se sent-il libre ? Agit-il en pouvoir pour son coaché et non pas en pouvoir sur lui ? Et de la même façon, le coaché ou l’entreprise ont-ils une possibilité de passer en pouvoir sur lui ?

En face de lui, le coaché aura à se poser les mêmes questions : se sent-il en confiance, libre de se livrer ? Le coach cherche-t-il à l’influencer, à exercer un ascendant sur lui ?

Le respect d'une stricte confidentialité : le cas de la tripartite

La confidentialité est clé dans le coaching. A fortiori lorsque l'entreprise est à l'origine de la demande. Le coach aura à résister aux tentatives de certains managers ou DRH d’obtenir des informations (« Alors, ça avance avec M. ou Mme coaché ?? »). Les seuls échanges possibles auront lieu lors de l’entretien tripartite entre le coach, le coaché et son N+1 (et parfois les RH) qui a lieu en début de coaching pour définir les objectifs. Et lors du bilan de fin mais là encore, ce sera au coaché de s’exprimer, non pas à son coach.

Au quotidien, en coaching, comment utilise-t-on une déontologie ?

De façon très pratique, le coach l’affiche en la remettant au client (annexe au contrat). Il accepte d’être questionné par son client (coaché ou entreprise) et surtout, il prend le temps de s’interroger sur toutes les questions qui peuvent émerger dans sa pratique (d’où le nécessité pour le coach d’être supervisé).

Le coaché, de son côté, pourra l’interroger sur sa pratique, son approche, la façon dont il conçoit sa déontologie, les clients qu’il a l’habitude de coacher. Ces informations lui permettront de se faire une idée de la façon dont il conçoit son métier et de démarrer sur des bases solides.

Frédérique de Grignart

Paris, France
Belge, expatriée à Sao Paolo, Londres et Paris.

Langues de coaching : français, anglais, portugais

Ancienne DRH, coach professionnelle certifiée, Frédérique intervient dans l’accompagnement des transitions internationales et de carrière ainsi que le coaching interculturel.

Son moteur ? Aider l’autre à mieux se connaître, à prendre conscience de ses ressources et aller plus loin. Elle est coach carrière, spécialiste interculturelle, formatrice dans le cadre de la Coach Academy.


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