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New Delhi : Indian Therapy


INDIAN THERAPY

Sous la plume drôle et parfois cynique mais toujours criante de vérité, Juliette Tissot dans son blog"Indian Therapy" nous emmène à la rencontre de Sophie Perrotier, desperate expat allongée sur le divan du Docteur Kumar. Interview.

-  Bonjour Juliette, pouvez-vous vous présenter ?

-  Je suis journaliste et auteur. Je suis mariée et j’ai deux enfants. Depuis la fin de mes études, en 1997, j’ai presque toujours été pigiste, ce qui m’a permis de varier les expériences professionnelles et les lieux de vie. J’ai vécu à Saint-Denis de la Réunion, à Berlin, à Paris, à New Delhi et maintenant à Bangkok.

-  Quelle est la particularité de votre blog ? Qu’a-t-il de plus que les autres ?

-  Il est écrit à la première personne, comme un journal intime, mais c’est un blog fictionMon héroïne, Sophie Perrotier est une femme d’expat en Inde en plein désarroi. Comme elle ne trouve pas de psychologue francophone, elle décide de se confier à un médecin imaginaire. Les consultations de Sophie Perrotier se lisent comme un feuilleton.

-  A qui s’adresse ce blog ? Aux expatriés ou aussi à d’autres ?

-  Je crois qu’il touche les expatriés, en Inde et ailleurs dans le monde. Chacun semble y retrouver un peu de son vécu. Mais il amuse et interpelle aussi les lecteurs qui ne connaissent pas la vie d’expat.

-  Ces textes sont-ils vraiment inspirés de votre vie ?

-  Je me suis servie de mon expérience personnelle, car moi aussi je suis arrivée à Delhi en pleine nuit avec deux jeunes enfants... Contrairement à Sophie, je connaissais déjà l’Inde. Mais voyager en Inde à 25 ans, ce n’est pas comme y vivre à 35 ans avec des enfants ! Je me suis aussi beaucoup inspirée de femmes et d’amies que j’ai côtoyées là-bas. D’une façon ou d’une autre, ce blog, c’est du vécu.

-  Vous avez commencé très récemment ce blog, pourquoi avoir attendu deux ans ?

-  J’ai commencé à l’écrire lorsque j’étais en Inde. Et puis j’ai laissé toutes ces consultations dans mon ordinateur pendant 2 ans. Maintenant que je ne vis plus en Inde et que j’ai le recul nécessaire, j’ai eu envie de le partager. C’est ainsi que l’idée du blog est venue.

-  Aviez-vous déjà tenu autre blog ?

-  Non, c’est la première fois.

-  Vos "consultations" sont très noires, pour une consultation psy c’est plutôt normal, mais y a-t-il toujours de bons côtés à vivre en Inde de votre point de vue ? Quel est l’aspect le plus dur ? Et le plus magique ?

-  Oui, jusqu’ ici les consultations sont noires, mais Sophie va ensuite aller mieux ! Bien sûr qu’il y a de très bons côtés à vivre en Inde. C’est un pays très dépaysant et fascinant pour nous, occidentaux, car s’il nous force à nous remettre en cause ; il nous rend aussi très vivant. Ce qu’il y a eu de plus dur pour moi au début, ce sont les problèmes de santé car un de mes enfants a été bien malade. Et le plus magique ? Il est possible de se réinventer dans ce pays, même si, comme je l’avais lu quelque part, l’Inde prend avant de donner. Je pense que beaucoup de femmes d’expat sont au début déboussolées par le pays mais ne veulent plus s’en aller quand l’heure du départ a sonné ! Et on garde à tout jamais une nostalgie de ce pays.

-  En vous lisant on comprend bien qu’être une « femme de » expatriée est une situation particulière en Inde et en général dans les pays d’Asie, pouvez-vous nous la décrire plus précisément ?

-  Il y a un cliché de la femme d’expat. C’est une femme qui ne travaille pas, qui achète des fringues avec l’argent de son mari, profite d’avoir du personnel de maison et se prélasse avec ses copines au bord de sa piscine ! Mais en vérité, certaines femmes vivent mal cette situation de n’être qu’une ‘femme de’, une ‘mère de’. En Inde, ces femmes n’ont qu’un visa d’accompagnante. Elles n’ont pas le droit de travailler. De l’extérieur, on croit que ces femmes ont juste la belle vie, mais on oublie qu’elles dépensent beaucoup d’énergie pour s’adapter et adapter leur famille à un nouveau pays, qu’elles peuvent souffrir de la solitude, se sentir inutile. Et comme les clichés ont la vie dure, elles n’osent pas forcément dire qu’elles ne sont pas épanouies dans cette vie là. Comme elles ont peur de s’ennuyer, elles finissent par faire beaucoup de choses. Mais leur rôle de maman et leurs activités ne sont pas reconnus à leur juste valeur car elles ne gagnent pas d’argent.

-  Pourquoi écrire ce blog ? Pour prévenir de l’envers de la "lune de miel" ?

-  Quand on part vivre à l’étranger, on part avec des rêves d’exotisme, de dépaysement, d’une herbe plus verte, le désir de commencer une nouvelle vie, de rencontrer de nouvelles personnes, de s’enrichir d’une nouvelle culture, voire d’apprendre une nouvelle langue.
Mais à l’arrivée dans le pays et c’est le cas en Inde, on est souvent plus chamboulé qu’on ne l’aurait imaginé. Une fois tous ces bouleversements dépassés, la vie à l’étranger offre beaucoup de liberté et le sentiment d’une existence plus intense. J’avais envie de raconter ce choix de vie avec ses avantages et ses inconvénients.

-  Conseilleriez-vous de vivre l’expérience (mais avec une limite de temps ? Ou autre) ?

-  Je conseille à tous ceux qui en ont le désir de vivre une expérience à l’étranger ! Mais il n’y a aucune obligation ! Certaines personnes vivent toute leur vie au même endroit et ont une vie pleine, sereine et heureuse. En tout cas, je pense qu’il ne faut pas partir pour fuir son pays, sa famille, des difficultés, car quand on part, même au bout du monde, on emporte ses soucis et ses failles avec soi.

Extrait du blog Indian therapy

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