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Carrières Le Couple

Les 10 infos indispensables sur la carrière des conjoints expatriés (Expat Value 1)


expat value carrièreEn exclusivité pour vous, amis expats, voici les grandes lignes de l’enquête Expat Value. En janvier, puis en mai, nous avons interrogé les couples expatriés pour connaître l’impact de l’expatriation sur leur couple et sur la carrière du conjoint accompagnateur.

Voici 10 infos qu’il est bon d'avoir en tête :

  • Le taux d’hommes accompagnateurs en expatriation progresse-t-il ?

Non ! Heureusement nous avons collecté plus de 3500 réponses sinon nous n’y croirions pas nous même. L’expatriation est encore plus réfractaire à la parité que le Sénat français ! 9% seulement des conjoints accompagnateurs sont des hommes. Moins de 1/10, en 2015 ! Et la proportion n’est pas radicalement différente dans les jeunes générations. C’est stupéfiant mais c’est ainsi. Quelques débuts d’explication déjà pour que vous ne vous sentiez pas complétement déboussolées : le taux de femmes expatriées est plus élevé (entre 13 et 20% selon les études) mais beaucoup d’entre elles partent seules. Et puis les messieurs renâclent souvent à se faire  appeler conjoint accompagnateur ; ils se considèrent comme « un couple d’expatriés » même si c’est Madame qui a le contrat et qui les emmène. Nous en reparlerons !

  • Les conjoints, tous sexes confondus, sont-ils prêts à sacrifier leur carrière ?

Non, pour la plupart. 80% d’entre eux veulent travailler pendant l’expatriation. 76% cherchent effectivement. Nous détaillerons ces chiffres dans un prochain article. Cependant on peut déjà voir une forte différence entre les conjoints avec enfants qui affirment à 75% que leur priorité est la maison et la famille, et ceux qui sont sans enfants et dont la priorité est à 47% le travail ou la recherche d’emploi. Ce qui ne signifie pas que ceux qui ont des enfants soient moins motivés…

  • Les conjoints accompagnateurs fuient-ils une carrière compliquée en France ?

Non encore ! Nos conjoints sont au contraire des stars professionnelles ! Plus de 72% de bac +4 et au-dessus, parlant au moins 3 langues, avec des diplômes souvent prestigieux, à l’instar, voire encore plus que l’expatrié lui-même. Précurseurs et sans complexes, les hommes accompagnateurs sont les plus diplômés de notre panel. Ils étaient donc promis à un bel avenir dans leur pays. Certains veulent faire une pause mais la plupart partent pour une plus grande ouverture d’esprit et un enrichissement, sur le plan personnel et professionnel. Et c’est là qu’il peut y avoir une ambiguïté.

  • Pourquoi veulent-ils donc tant travailler à l’étranger ?Article1-recherchetravailpourquoi

Pas pour gagner de l’argent à court terme (11%), mais bien plus dans une logique de moyen terme. Il s’agit d’assurer leur employabilité (46%), c’est-à-dire de maintenir une continuité dans leur CV et de préserver leurs compétences. Prévoyants, ils anticipent le retour et se méfient de la fragilité des couples. 33% veulent aussi avoir un projet à eux, ce qui nous fait bien plaisir car c’est notre grand cheval de bataille chez Expat Communication !

  • Quels obstacles s’opposent-ils à leur retour à l’emploi ?

Et c’est là que le bât blesse… 80% des conjoints voudraient travailler… mais que d’obstacles ! Les plus fréquemment cités sont :

- l’étroitesse du réseau

- la non maîtrise de la langue 

- la mauvaise connaissance du marché local.

Le visa apparaît en fin de liste car il ne concerne qu'une minorité d’expatriés. En revanche, dans ce cas, sa non-détention est souvent rédhibitoire. Tous ces obstacles finissent par s’estomper avec le temps. Comme le dit un commentaire, « le problème n’est pas tant la mobilité que la fréquence des déménagements et l’incertitude ».

  • Comment trouvent-ils du travail ?Article1-recherchetravailFCS

C’est un message-clé pour les futurs expatriés : le réseau est LE vecteur essentiel pour trouver un emploi, partout dans le monde. 81% de ceux qui ont trouvé considèrent que c’est le réseau qui leur a permis de retrouver un job. Les réseaux virtuels et en premier lieu LinkedIn ont un poids important, notamment aux Etats-Unis, mais partout les rencontres réelles restent la manière la plus efficace de travailler son réseau. Suivent loin derrière les candidatures spontanées (30%), les annonces (15%) et les chasseurs de tête (4%). Une info utile à garder en tête.

  • Combien trouvent du travail ?

Entre ceux qui avaient déjà un poste avant de partir (6%) et ceux qui trouvent sur place, (35%), la moitié de ceux qui veulent travailler trouvent un emploi. Est-ce satisfaisant ? Pour ceux qui ont trouvé oui mais globalement, cela signifie que suivre son conjoint à l’étranger est encore un risque majeur pour sa carrière. Nous reviendrons en détails dans d’autres articles sur les facteurs et les pays qui font que l’on trouve, ou pas. D’ici là, sachez qu’évidemment, ceux qui trouvent le plus sont les plus jeunes, les plus diplômés, ceux qui bougent le moins souvent… et les femmes !

  • Quel type de job trouvent-ils ?

Nous avions lancé l’enquête avec l’idée qu’une forte part des conjoints créaient leur poste et devenaient entrepreneurs. Les réponses dessinent un paysage assez différent : 68% de ceux qui ont trouvé occupent un poste salarié, 32% sont en libéral, autonome ou créateur d’entreprise. Deuxième enseignement important : il ne faut surtout pas cantonner sa recherche aux multinationales qui attirent tant les conjoints expatriés car ils connaissent bien leur nom et souvent y ont travaillé : 50% des employeurs sont des entreprises locales et de taille moyenne. Sur la qualité de ces postes, il y aura beaucoup à dire. 47% des conjoints ont régressé en salaire par rapport à leur poste précédent, 32% ont réduit le périmètre de leur poste et 28%  baissé de niveau hiérarchique. 19% ne travaillent qu’occasionnellement. Mais 43% progressent en compétence.

  • Comment sont-ils accompagnés dans leur recherche

80% des conjoints n’ont bénéficié d’aucune aide pour leur recherche d’emploi. Seuls 6% ont été aidés par l’entreprise de leur conjoint (pas de jalousie mesdames... ce taux monte à 11% quand il s’agit des hommes !). Parmi ceux qui ont été aidés, seuls 10% l’ont été par le service public de l’emploi local (mais 55% au retour). Ces accompagnements sont considérés utiles par 80% des conjoints. L’utilité : décoder le marché local, adapter ses outils, affiner son projet et soutenir sa motivation. Un chantier encore largement en friche !

  • Dans ces conditions, quel bilan tirent-ils de leur expatriation ?

« Non, rien de rien, non, je ne regrette rien ! », ce pourrait être l’hymne des conjoints expatriés. A 62%, ils considèrent que l’expatriation a été mauvaise pour leur carrière et pourtant à 86%, ils jugent que l’expérience a été globalement positive. Ce constat mérite des pages de développement. Disons déjà simplement que les conjoints se réjouissent de l’ouverture et de l’enrichissement personnel qu’ils ont développés en expatriation. Ils se sont réinventés, sont sortis de leur zone de confort, ont réévalué leurs priorités. Laissons le mot de la fin à une lectrice : « J’aurais mieux vécu ce parcours si j’avais été informée sur les risques pour ma carrière. En même temps, si j’avais su, je ne serais peut-être pas partie alors que je ne regrette rien. »

 

Pour en savoir plus :

Les résultats détaillés seront publiés sur FemmExpat.com tous les mardis. Pour être sûr de ne pas les manquer, abonnez-nous à notre newsletter gratuite et bénéficiez d’un abonnement à taux préférentiel à notre club Premium.

Les 2000 verbatims de l’enquête seront publiés progressivement sur la page Expat Value sur Facebook. Le dossier de presse complet est disponible sur le groupe Expat Value de Facebook. N’hésitez pas à nous poser toutes vos questions sur contact@expatcommunication.com ou dans le groupe Expat Value !

méthodologie

 
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ExpatValueExpatCommunication
 
 
Portrait Alix Carnot

 

Alix Carnot est Directrice Associée chez Expat Communication, l'éditeur de FemmExpat et Expat Value - Auteur de Chéri(e) on s'expatrie, guide de survie à l'usage des couples expatriés.

 

 

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