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VIVRE A PHNOM PENH


Delphine, fait ses premiers pas à Phnom Penh, ville où il fait bon vivre. Riche de sa culture et de sa volonté de se développer, la ville est en permanente mutation.

PHNOM PENH

Au commencement :

Mars 2011, mon homme vient de recevoir une proposition pour un poste dans une nouvelle société, poste basé à Phnom Penh. Nous habitons Pékin depuis quelques mois seulement et j’avoue que ce qui me fait le plus peur ce n’est pas de ré-déménager dans un nouveau pays (dont je ne connais que les temples d’Angkor) mais bien le fait de le faire pour une nouvelle société. On a le temps de se préparer à l’idée au fur et à mesure des différents entretiens. Je vérifie la présence d’une école française (nous avons deux enfants au collège et un en primaire), condition sine qua non pour partir. Effectivement, le lycée Français René Descartes est bien implanté et les résultats sont convaincants. Au mois de juin c’est officiel : E est nommé, sa démission envoyée, l’annonce faite aux enfants, le rendez-vous avec les déménageurs pris, nous quittons la Chine sans trop de regrets pour une nouvelle aventure.

Je ne fais pas de voyage de reconnaissance, comme nous devons reprendre la maison du prédécesseur, et que je ne me sens pas de laisser les enfants avec notre ayi pour une semaine, les quelques photos envoyées par mon homme suffiront pour nous faire une idée.

Premières impressions :
Mi-août : nous voici fraîchement débarqués à l’aéroport. Sur la route qui nous mène à notre « home sweet home », c’est la découverte de notre future ville, un peu dur de se projeter. Les paysages défilent, on essaie de trouver des ressemblances avec nos précédents pays d’expatriation, ça rassure les enfants, un peu d’Inde, un peu de Chine mais pas vraiment de ressemblance avec Singapour, pays où nous avons passé le plus de temps. Beaucoup de petites échoppes sur les trottoirs défoncés, des tuk-tuks, le sourire des Phnom-Penhois, la végétation luxuriante et la chaleur nous rassurent, pas de doutes nous avons bien retrouvé l’Asie du Sud -Est !

La première semaine, on tente de prendre nos marques dans cette nouvelle maison, sans trop de difficultés car, une première dans notre vie d’expatriés, le container est arrivé avant nous ! J’y vois un bon présage ! On prend le temps de découvrir notre quartier et les enfants attendent avec impatience et anxiété la rentrée. Je fais aussi la mienne en me rendant au café de Phnom Penh Accueil !

Après un peu plus de deux mois dans cette ville, nos impressions sont toujours positives. C’est une ville qui bouge, beaucoup de commerces ouvrent, petits ou franchises comme Mango et Coffee Bean. Les gens y sont accueillants, le climat est plutôt agréable, même s’il y a encore beaucoup de pluies, Phnom Penh est épargnée par les inondations et la saison sèche ne devrait plus tarder.

Deux bémols :

  •   Les hôpitaux, pour des problèmes sérieux un rapatriement en Thaïlande est souvent nécessaire, mais on peut consulter des médecins chez SOS International ou à la Naga Clinic.
  •   La ville est assez bruyante....et il faut bien choisir son lieu d’habitation pour ne pas déménager dans les semaines qui suivent l’arrivée. On peut choisir entre appartement, maison ou résidence, souvent avec piscine.

Se loger :
On peut choisir entre appartement, maison ou résidence, souvent avec piscine. Les expatriés se retrouvent dans différents quartiers :

  •   le quartier proche de l’école française,
  •   Tuol Kork, sur la route de l’aéroport, un peu plus loin de l’école mais les maisons y sont grandes pour un budget moindre qu’en centre ville,
  •   le quartier du monument de l’Indépendance où nous habitons, pas loin de la rue 240, LA rue commerçante de la ville.

Les loyers sont loin des prix parisiens bien sûr mais l’électricité est chèrepuisqu’un tarif préférentiel pour étrangers nous est appliqué ! Il faut aussi penser, si on est en maison individuelle, au « Pest control » pour ne pas être envahi par les moustiques, la dengue sévit. Selon les quartiers, les coupures de courant peuvent être nombreuses et l’investissement dans un générateur peut s’avérer nécessaire.

L’alimentation, les supermarchés :
Nous avons des supermarchés bien achalandés en produits importés, le « Thaï Huot » m’a fait l’effet d’une caverne d’Ali Baba lors de ma première visite ! Mais d’autres plus locaux existent. Les fruits et légumes du marché central sont très beaux, tout comme le poisson et le poulet qui ont l’air frais, il faut un peu négocier ici aussi sinon le tarif ‘expat’ est appliqué. Pour la bonne viande, on trouve quelques bouchers dont « Dan meat » et « Le terroir » (une charcuterie épicerie fine). Un grand choix de bons petits restaurants aussi, khmers, français ou italiens.

L’aide à la maison :
Comme dans beaucoup de pays d’Asie, on peut facilement se faire aider à la maison, cuisinière ou femme de ménage, elles sont nombreuses à parler anglais, un peu moins à parler français mais d’une manière générale je n’ai jamais été confrontée à la barrière de la langue comme en Chine.

Les enfants et l’école :
Les enfants se sont bien adaptés à l’école, où ils ont reçu un très bon accueil et sont déjà intégrés. Le site est très bien et quelques travaux sont prévus pour le rendre encore plus agréable. Pas de problème de scolarisation, l’enseignement direct est assuré jusqu’en Terminale. Un service de transport scolaire existe.

Les transports, la conduite :
Les transports justement ! Voiture avec chauffeur, ou sans, tuk-tuks, moto dops tout est possible ici, il suffit de savoir ce qui nous convient le mieux. Beaucoup de copines conduisent elles-mêmes et j’avoue que je les admire ! Je viens juste de recevoir mon permis local et j’espère surmonter rapidement mon appréhension pour conduire. Bien que très lente, on dépasse rarement les 40km/h, la circulation parait complètement désorganisée de notre point de vue occidental. Il n’est pas rare de voir les deux roues ou les tuk-tuks en sens interdit et je n’ai pas encore compris le système de priorité aux carrefours alors que nous comptons les feux rouges sur les doigts de la main...

Le travail des conjoint(e)s :
Pour celles qui souhaitent travailler, je pense que les possibilités sont multiples. Il existe de nombreuses ONG qui ont besoin de monde. Quelques entreprises aussi mais il faut savoir que les salaires locaux sont beaucoup moins élevés qu’ en France et les 35 heures n’existent pas. Enfin, beaucoup de femmes se lancent dans leur propre business, restauration, boutiques, création de vêtements. Je ne sais pas si c’est facile mais c’est en tout cas possible.

Les activités en dehors :
Concernant les activités sportives ou culturelles, l’école française a un bon choix d’activités extrascolaires, tout comme l’école internationale, et il existe un club dans lequel on peut s’inscrire pour avoir accès au centre équestre, cours de tennis, piscine, etc. Quelques clubs de gym s’ouvrent mais ils sont relativement chers. Côté culturel, l’Institut français a l’air très actif, avec une bonne bibliothèque et librairie, une salle de cinéma. Des concerts classiques sont régulièrement organisés et l’ « International Music Festival » aura lieu du 3 au 7 novembre 2011. Enfin, depuis quelques mois, deux « vrais » cinémas se sont ouverts, ils projettent surtout des blockbusters américains mais les ados adorent et ont l’impression de ne rien manquer de la vie occidentale.

Le réseau, les connaissances :
Pour se faire de nouveaux amis, rien de tel que la sortie de classe ou Phnom Penh Accueil. J’y ai été très bien accueillie. On rencontre des personnes aux parcours différents, ce qui fait la richesse de l’association. Beaucoup d’activités sont proposées comme la bibliothèque, les cours de Pilâtes, de dessin, la marche et bien sûr les cafés rencontres !

Pour conclure :
Par certains aspects, Phnom Penh peut nous paraître être un village mais le pays offre de belles destinations touristiques comme Siem Reap, Sianoukville ou Kep et si le sentiment d’enfermement se fait trop grand Bangkok et Singapour ne sont qu’à une heure de vol : deux grandes villes pour faire du shopping et retrouver un peu d’agitation le temps d’un weekend !

Je dirai que Phnom Penh, malgré sa taille, est une ville où il fait bon vivre. Encore dans la période de lune de miel de toute nouvelle arrivante, on verra si, d’ici quelques mois, elle se transforme, ou pas, en période de choc culturel !

Delphine M.
Découvrez son blog : http://menanteaufamily.over-blog.com/ 

maintenant mis à jour à cette adresse: http://asiaglimpse.com/ 

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