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Actualités Thailande

Sophie à Bangkok et sa bouée de sauvetage inattendue…


bangkok bouée de sauvetageC’est un véritable cri du cœur qui nous est parvenu cette semaine et qui fera sans doute écho à vous toutes qui à Singapour, au Laos ou dans d’autres zones d’Asie, endurez un énième épisode de confinement/home schooling/télétravail. Sophie est arrivée en septembre à Bangkok et on peut dire que son premier mois sur place ne lui fait pas que des cadeaux. Mais lisez bien jusqu’au bout de l’article, parce que Sophie ne se contente pas d’un coup de gueule,...

 

 

 

Célibat géographique ou home-schooling, peste ou choléra ?

Choisir entre la peste et le choléra, l'histoire nous légué cette expression ; et je me demande dans quels termes le Coronavirus passera à la postérité.

La transposition de ce dilemme, vu de ma petit lorgnette, c'est d'avoir du choisir entre célibat géographique et home schooling.

Le Calife se fait rappeler à Bangkok de manière tout à fait inattendue (et nous sommes tous très heureux pour lui), mais là-bas les écoles sont fermées.

Partir le rejoindre… mais quitter un job en or massif que j'avais eu tant de joie à décrocher, et une maison coup de foudre dans laquelle nous n'avons pas même pu passer une année, pour aller se coltiner nos 4 garçons en école à distance pour une durée indéterminée (dont un CP sinon c'est pas drôle et le grand architecte aurait gardé une bonne blague dans sa manche) ?

Ou rester en France, mais éloigner 4 garçons de leur Papa, et vivre séparée de son mari quand on sait très bien que ce n'est pas souhaitable.

6 mois de séparations à mi-temps avec des quarantaines en isolement strict pour lui à chaque fois coté thaï ont permis de trancher la question.

Nous voilà à Bangkok

Nous voilà de retour à Bangkok, pour découvrir que beaucoup de familles françaises (et toutes nationalités confondues d'ailleurs) ont quitté le périmètre, en fin de contrat ou par choix, temporairement ou définitivement, pour permettre à leur enfants de vivre leur rentrée le plus normalement possible, après 2 années sans pouvoir quitter le territoire ni voir leur proches. Il reste le noyau dur des irréductibles gaulois, grande joie de les retrouver, et de rencontrer ceux qui sont arrivés dans cette drôle de période. La vie continue malgré les restrictions.

Même quand on y est préparée et qu'on l'a choisi, après 4 semaines d'école à distance, le découragement guette.

Quand le découragement guette…

Et lorsqu'on se réjouit chaque semaine de voir tout ce que les cousins en France peuvent faire librement, et qu'on a lancé tous les zooms de la journée, renvoyé les 15 mails de photos et vidéos aux professeurs qui prennent leurs classes en main à distance, pesté contre l'imprimante qui a séché dans le container, cherché à remonter le moral des ainés répètent jour après jour que vraiment être dans sa chambre toute la semaine c'est "boring" ... et que le cher et tendre mari (qui lui aussi travaille de la maison) relance encore son ordi après le diner, il faut résister à la petit question insidieuse "pourquoi ai-je pris cet avion ?"

Alors merci à Femmexpat pour les articles qui remontent le moral. Je pense à celui des sourires multifacettes de la rentrée, et à celui que j'ai lu ce matin sur décider sans garanties ... ça résonne juste à chaque fois.

Courageuses femmes d'expats, braves petites abeilles ouvrières du quotidien, quel que soit leur défi, nous en avons toutes à relever où que nous soyons dans la panade mondiale actuelle.

Mais que la lecture de FemmExpat ne suffit pas…

Mais confusément, je sens que ça ne va pas suffire.

Lorsque je suis partie en expat' la première fois, j'avais suivi la formation pour les conjoints d'Expat Communication, et bien compris qu'il me fallait un projet. Et c'était plus facile, je partais en poste, j'ai travaillé sans m'arrêter.

Cette fois-ci j'ai tout lâché, sentant bien qu'il me faudrait être pleinement disponible pour accompagner cette école à distance, et en effet ... j'ai bien fait.

C'est à ce moment précis que va débuter le Job Booster Cocoon de septembre, le programme de bilan de compétences en groupe proposé par Expat Communication pour les expats.

La formule n'est plus réservée aux expats qui rentrent à Paris, elle s'adresse à tous les conjoints désireux de redéfinir leur projet professionnel dans le contexte particulier qui est le leur. J'étais prévenue, j'ai postulé, le concept semble extra.

Mais au pied du mur, refus d'obstacle : impossible tant que l'école n'aura pas repris, je n'aurai pas la disponibilité pour en profiter à plein.

La nécessaire bouée de sauvetage mental

Et puis, après une semaine supplémentaire à jouer à l'ATSEM/cantinière, j'ai réalisé que c'était au contraire dans cette période inconfortable et incertaine qu'il me fallait me projeter sur une bouée de sauvetage mentale, quelque chose qui me parle à moi dans ces moments où on s'oublie pour "stabiliser tout le monde".

Cette expat sera aussi ce que j'en ferai, j'ai pris l'avion parce que l'avenir se construit, je fais le pari que c'était le bon choix pour nous tous. C'est aussi ça l'expat' en période de Covid, même si on n'est pas fortes tous les jours.

Et justement parce que seule parfois on chancelle, il me semble que ce cocon de personnes bienveillantes et inspirantes sera le meilleur compagnon de voyage pour cette période de turbulences. On verra bien.

J'aimerais témoigner à l'automne prochain comme j'ai bien fait.

 

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