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Vous et les blues de l’expatriation

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Merci aux 345 expats qui ont répondu en trois jours à notre sondage et qui se sont exprimées sur le "fâcheux" sujet du blues de l’Expat ! (enquête de novembre octobre 2012)

Vous n’êtes ni la seule, ni l’unique :
Puisque vous êtes 81% ! A vous y être frottées lors de votre expatriation de près ou de loin, pendant un petit temps ou il s’est bien installé. Expat de tous pays, venant de tous pays, tous connaissent ce même syndrome : retrouver des mécanismes et construire des filtres. C’est presque rassurant, non ?

Mêmes causes, mêmes effets :
Ce qu’il en ressort :

  •  L’éloignement familial et amical (44.4%) vous plombe un peu, beaucoup - en vrai beaucoup - tant que vous n’avez pas recréé votre tissu social.
  •  Avoir quitté votre boulot (pour les conjoints) et mis pour un moment votre vie professionnelle entre parenthèses est une vraie source de blues (45.8%).
  •  Se retrouver à la maison, sans mode de garde avec des enfants non scolarisés pour certaines et forcément vous vous sentez sans marge de manœuvre et isolée pour 42.3% d’entre vous.
  •  Quand votre conjoint est souvent absent (19%) cette solitude est d’autant plus palpable d’où les gros cumulonimbus qui s’amoncellent au-dessus de votre tête.

De l’influence de l’environnement sur votre biosphère :
Votre pays d’accueil, avec sa culture, son climat, son contexte politique ou religieux, son degré de sécurité tout cela contribue aussi à votre bien-être : le choc culturel intervient pour 40% à votre baisse de régime "frustration de ne pas pouvoir voyager librement", "pays à culture misogyne", "les problèmes de sécurité ne facilitent pas ma vie", tous ces facteurs entravent notre liberté d’être, de penser et d’agir.
La barrière de la langue et le manque de communication sont tout autant de frustrations qui finissent par faire que l’on se sent "bête" malgré notre bac +7, même si on ne vit pourtant pas dans un bled entre Irak et Darfour.

Le climat joue aussi un rôle important pour votre moral (25.6%) et c’est relativement équilibré entre le chaud et le froid. Oui, plonger dans le grand blues des tropiques ça existe. Trop de chaleur et trop d’humidité vous grignotent le moral aussi sûrement que les hivers qui n’en finissent pas et son corollaire, le manque de lumière. On peut être tout bronzé dehors et tout blanc dedans... ou son contraire.

Trop loin des yeux pour être tout près du cœur.
C’est le petit truc insidieux qui s’installe au fond du cœur quand il faut apprivoiser les évènements de la vie associés à l’expatriation : une grossesse loin des siens, de ses repères "vivre la grossesse loin des miens", "une grossesse en langue étrangère", la maladie, le deuil, qui ont été l’élément déclencheur de ce blues.
Ce blues s’installe chez vous en CDD ou CDI, de un mois à trois mois, et pour certaines, elles attendent encore l’éclaircie.
Le plus souvent, il sévit au début du séjour, dans les 6 premiers mois (ah la fameuse "courbe en U" ), mais peut surgir à n’importe quel moment suivant les aléas de la vie, cela aurait pu arriver en France, mais voilà en expatriation il s’exacerbe !
Et puis comme dit Cloclo "ça s’en va et ça revient..." car même les expats les plus aguerries, (3,4,5ème expats) y ont droit : "aucune expatriation ne se ressemble", "Après 16 ans d’expatriation il est toujours difficile de recommencer sa vie".

Il n’y a pas de problèmes sans solutions :

Amitié et activité
C’est ce que vous vous êtes dit : si vous avez été préparée à cette expatriation, cela vous a donné des armes pour que le blues soit le moins long possible (un mois pour 37,8%, de un à trois mois pour 31,4%). Très vite, vous avez identifié qu’avoir des amies est un sésame pour que la vie soit douce puisque dans 62% des cas, vous avez retrouvé la pêche grâce à une ou des amies et vous le dites : "C’est dans ces moments-là que l’on se rend compte qu’il est ESSENTIEL d’être entouré par des amis sur le lieu d’expatriation. Eux comprennent, et ils soutiennent."
Retrouver une activité professionnelle ou semi-professionnelle a été le déclic pour une remise en selle : " les projets au quotidien et la reprise d’un travail." " J’ai trouvé du travail", "Je me suis impliquée dans une organisation internationale", "Je me lance dans une recherche de travail", "Je m’investis au sein d’une association". Le matin vous savez pourquoi vous vous levez le pied léger, le cœur à la boutonnière et l’Alléluia d’Haendel plein la trompette.

Bienveillance envers soi-même
Comme il n’est pas vraiment possible d’éviter ce coup de blues, en revanche, de le reconnaître et d’avoir les armes pour le combattre avant qu’il ne vous propose un CDI c’est dans vos cordes.
Nombreuses sont celles qui ont compté que sur leurs propres ressources pour s’en sortir, et 25.4% pensent qu’une attitude plus positive de leur part aurait permis de l’éviter ou pour le moins de l’atténuer.
16.2% trouvent que leur chéri n’a pas eu une oreille attentive à leurs difficultés, et qu’il a peu failli sur ce sujet. Nobody is perfect !

Et nous laisserons Barbara conclure :
« Qu’on soit de Rome ou d’Amérique, Qu’on soit de Londres ou de Pékin, Qu’on soit d’Egypte ou bien d’Afrique, Ou de la porte Saint-Martin , On fait tous la même prière On fait tous le même chemin, Qu’il est long lorsqu’il faut le faire, Avec son mal au creux des reins/.... / Et sans prévenir, ça arrive, Ça vient de loin, Ça c’est promené de rive en rive Le rire en coin, Et puis un matin, au réveil, C’est presque rien, Mais c’est là, ça vous émerveille, Au creux des reins La joie de vivre, La joie de vivre, Oh, viens la vivre, Ta joie de vivre »

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