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Burn-out maternel en expat


Burn-out maternel en expat, vous n'êtes pas seules !Oui le burn-out maternel existe. Depuis plus d'un an, les confinements successifs ici et là ont aggravé ce phénomène. En expatriation, les mères expats ne sont pas à l'abri non plus. Oui, les mères craquent. On fait le tour du sujet en douceur. 

 

 

 

L’injonction tyrannique

A l’ère de la parentalité et des réseaux sociaux, les enfants occupent une des premières places des préoccupations.

Les parents sont de plus en plus focus sur le développement personnel de leurs progénitures. Alors ils multiplient les activités, les défis et les contraintes dans de nombreux domaines.

L’exigence n’a plus de limites. Et la barre est de plus en plus haute : anniversaires - repas - activités sociales, sportives, musicales et artistiques - éducation scolaire et linguistique - vacances etc.

 

Le devoir de tout réussir

Certaines mères ressentent profondément le rythme et la pression de devoir réussir dans tous les domaines, de concilier une vie personnelle et professionnelle. Mais, sans faire le deuil de la mère idéale, ce tiraillement peut parfois les mener à l’épuisement psychologique et physique.

 

La mère au foyer idéale

D’autres mettent un point d’honneur à réinvestir le foyer. Elles se fixent alors comme mission de réussir leur propre rôle en tant que mère, parfois mieux que la leur !

Devenir une mère au foyer, souriante, épanouie et active mais avec des beaux enfants parfaits est presque devenue une injonction illusoire de référence. 

 

En expatriation, des repères bousculés

En expatriation, cette problématique est d’autant plus d’actualité pour les femmes. Elles ont en effet bousculé leurs repères (sacrifice professionnel, difficultés à trouver un job ou à se réinventer…) et  cherchent à donner du sens à leur nouvelle vie. Sans compter qu’avec un conjoint souvent absent, elles peuvent parfois se retrouver seules à porter tout ce petit monde à bout de bras.

La femme en expatriation est plus qu’ailleurs le ciment de la famille. Et elle ne se donne pas le droit de faillir. Mais se sentant parfois « perdues ou fragilisées », en quête de statut, certaines mères vont se nourrir des modèles induits par la communauté qu’elles côtoient pour se créer une nouvelle identité. Au risque de raviver dangereusement le fantasme de la mère parfaite.

Une enseignante fraîchement arrivée dans un lycée français de l’étranger confiait : « Je n’ai jamais vu de mères aussi impliquées. Peut-être parce qu’elles projettent dans leurs enfants l’exigence professionnelle qu’elles n’utilisent plus depuis qu’elles ont mis leur carrière entre parenthèses. Il faut dire qu’elles sont aussi particulièrement diplômées et efficaces. Mais j’ai parfois l’impression qu’elles se surinvestissent. ».

Confinement : la goutte d'eau qui fait déborder le vase

Avec le confinement, il ne s’agit plus de surinvestissement, mais de tâche décuplée. Toute la famille se retrouve sous le même toit, parents et enfants, sans possibilité de souffler et d’avoir un espace extérieur au domicile familial.

Il faut gérer le(s) enfant(s), son couple, le télétravail, le planning de la journée, le ménage, les repas
et les conflits... Les ressources habituelles, comme rencontrer et sortir avec les amis, faire du sport ou participer à des ateliers créatifs, toutes les activités de divertissement se sont arrêtées et ne permettent plus de trouver les ressources nécessaires pour lutter contre le stress et l’angoisse. 

Avec le confinement, là où le travail et l’école permettaient à chacun de se séparer, de souffler et de
mieux se retrouver, tous les espaces et les rythmes de chacun fusionnent... Et souvent, l’organisation des espaces de travail tout comme la préservation du calme pour les sacro-saintes « confcalls » échoient à la mère de famille.

 

Après quoi courent les mères ?

En temps normal déjà, le quotidien est un combat, une montagne à gravir. Mais les mères s’accrochent à ce fantasme de toute puissance : résister, assumer et faire toujours mieux.

Prises dans une course presque obsessionnelle à la réussite ou à la reconnaissance, la « mom » se doit d’être parfaite. Et d’avoir des enfants plus que doués, évidemment bilingues, sportifs et équilibrés en tout point.

Il faut dire que la compétition est rude au royaume des femmes. Les regards peuvent être cruels et impitoyables ! Les réseaux sociaux n’arrangent rien. : le spectre du parent parfait rode partout et à tous les niveaux.

 

Les symptômes

Mais la course à la perfection ou au « paraître parfait » ne peut durer qu’un temps

Certaines femmes s'épuisent dans cette quête sans fin. Au bout du rouleau, désarmées, elles se demandent ce qu’elles ont fait de mal. Alors qu’elles cherchent pourtant à tout faire bien, peut-être trop bien !

 

Le burn-out maternel n’est pas une fatigue passagère

Ni une crise nerf ou un ras le bol comme on peut tous en avoir devant la difficulté de la tâche ! Non, on parle de burn-out quand l’épuisement physique et moral s’installe dans la durée.

La femme se sent perpétuellement débordée. Seule dans cette aventure, elle se sent incomprise et se détache des gens qui l’entourent.

Souvent, d’ailleurs, le conjoint tire la sonnette d’alarme. Quand ce ne sont pas les enfants premières « victimes » de cet épuisement.

 

  • Perte de confiance

La réalité ne collant pas à ses fantasmes, la mère peut vivre des grands moments de désillusions. Et elle perd confiance dans la capacité à mener à bien sa mission. Empreinte de doutes et de questionnements, elle va redoubler d’efforts et de dévouement.

Tout va trop vite aujourd’hui et certaines mères s’imaginent qu’elles n’ont n’a plus le temps d’être dans l’erreur. N’arrivant plus à relativiser, quand elles se sentent débordées et stressées, elles ne voient pas les premiers signes d’alerte. 

 

  • Nervosité excessive

Les nerfs à fleur de peau, les conflits avec les enfants s’intensifient, les mots dépassent les pensées. Les réactions émotionnelles deviennent excessives et disproportionnées. La mère se met à hurler pour un verre d’eau renversé ou à l’inverse ne réagit plus quand elle se fait insulter par son enfant. Sans compter parfois des gestes violents qui partent sans retenue. Perdant patience ou autorité, elle répète en boucle les mêmes consignes qui n’ont plus d’effets.

" Je répète 20 fois les mêmes consignes mais personne n’entend ce que je dis. Alors je me mets à hurler ! " 

 

  • Retrait

Certaines se renferment sur elles-mêmes. Car loin de leur famille, il n’est pas toujours facile de  raconter sa vie ou ses difficultés à ses nouvelles connaissances quand on vient d’arriver. Ni même se confier à son médecin de famille par Zoom ou téléphone. Les grands parents - trop loin - ne peuvent pas non plus prendre le relais.

 

  • Culpabilité

La souffrance est là, bien réelle, mais encore tabou. Elle n’est pas toujours facile à avouer ou à assumer. Car elle met les mères dans une situation d’échec et d’impuissance là où elles pensent qu’elles doivent exceller. Et la mère se sent d’autant plus coupable qu'elle rêve de prendre ses distances avec ses enfants qui l’ont « épuisée » !

 

Le temps passe, et ne répare pas

Les symptômes s’installent sans vraiment savoir comment on en est arrivé là ni comment se sortir de cette situation - fatigue-tristesse-impuissance-honte-épuisement émotionnel-perte d’efficacité- troubles de sommeil-stress-anxiété.

Au bord du gouffre, la famille paie un lourd tribut de cette descente aux enfers. Et reste accrochée à l’idée qu’elle ne doit pas craquer car elle ne dispose d’aucuns délais sur place.

 

Comment se préserver et prévenir le burn-out maternel ?

Pour éviter d’en arriver là, il est important de prendre conscience de cet idéal et de faire le deuil de ses illusions.

"Vous avez raté ou oublié quelque chose et bien bravo !"

"Votre enfant a raté des cours à distance ? Ce n’est pas la fin du monde ! "

"Vous n’arrivez pas à coller aux images de bonheur bombardées sur internet ? Tant mieux"

Vous ne savez jamais ce qui se cache derrière une image d’Epinal !

 

Les mères doivent apprendre à se faire confiance et baisser le niveau de leurs exigences.

  • Il est de leur devoir de mieux se connaitre et de lâcher-prise pour se protéger. Déléguer, responsabiliser, se reposer, prendre du temps pour soi sans culpabiliser, et se féliciter.
  • La course obsessionnelle vers la perfection et le bonheur est épuisante pour tout le monde. Alors en acceptant de ne pas vouloir tout contrôler, on laisse la vie faire émerger spontanément les émotions et l’on permet à chacun de faire ses propres expériences

En période de confinement : 

  • Ce n'est pas parce que vos enfants passent la journée à la maison que vous devez passer vos journées à jouer avec eux. N'oubliez pas que souvent, la qualité prime sur la quantité. 15 minutes de chatouilles improvisées sur le lit valent mieux que 2h de tentatives d'organisation de jeu de société en faisant la grimace.
  • Faites preuve de souplesse : à période exceptionnelle... règles spéciales. Mais règles quand même. Etablir un planning avec vos enfants pourra sans aucun doute les aider à structurer leur journée, là où l'emploi du temps et la maîtresse d'école s'en occupait. 
  • Choisissez vos combats... Certains parents aimeraient pouvoir continuer à télétravailler ET être des parents disponibles ET remplacer les professeurs. Or, on ne peut naturellement pas être Travailleur – Parent – Professeur en même temps… C’est impossible, sous peine de filer droit vers le burnout. Ici encore, il faut choisir… et accepter que choisir, c’est renoncer. (voir aussi : Confinement : Comment éviter le burnout parental ?)

 

Le burn-out n’est pas une fatalité. Etre mère est difficile, et personne ne détient le mode d’emploi. Surtout en ce moment. Et si comme beaucoup, vous hésitez à vous faire aider, souvenez-vous que vos enfants n’ont qu’une maman et qu’ils ont besoin qu’elle prenne soin d’elle.

Une maman épuisée a besoin d’être entourée et reconnue, et de savoir qu’elle n’est pas la seule dans ce cas.

 

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