Connexion en tant que membre

Ma vie en expatriation Psycho Vie perso

La jardinière ou « la femme, pilier de l’expatriation »


femme-planteUn conte pour petits et grands, tiré d’une vraie histoire

J’ai rencontré une femme extraordinaire, c’est une française qui vit à Munich, c’est sa cinquième expatriation, elle a une particularité, elle me l’a racontée, elle est jardinière.
Oui et alors... me direz-vous ? Mais ce n’est pas une jardinière comme les autres, elle fait pousser de belles plantes, elle les rend belles, elles s’épanouissent.

Entre nous, elle m’a confié ses secrets, je vous les dévoile mais chut...elle ne veut pas se faire connaître, trop peur d’avoir du succès, elle est tellement sensible, ma jardinière.

 

 

Avant de partir dans un pays, elle met son tablier, prend son sécateur,

du terreau riche, change les plantes de pots, des pots parfois plus beaux, plus grands...après elle fait une bonne coupe pour que les plantes se vivifient et oublient vite le stress du voyage.

Une fois taillées, les plantes sont chouchoutées,

installées dans un endroit bien choisi en fonction de leur caractère, pas trop au soleil, proche de la lumière, beaucoup d’attention, beaucoup d’eau. Vous savez les plantes sont parfois exigeantes et fragiles.

Ma jardinière, elle en a de la patience et en plus elle parle aux plantes avec amour :

"Oh, mon chéri, aujourd’hui ça ne va pas fort, un peu d’engrais et ça ira mieux".

Elle les materne, les nourris, les arrose, les lave.

Surtout elle souhaite que les plantes s’acclimatent vite à leur nouvel environnement, pas facile de passer d’un pays à un autre, d’un continent à un autre, d’une culture à une autre culture. 

Pour les plantes, quel décalage, quel bazar.

Mais toute jardinière sait qu’au bout d’une année, chaque plante développe une fleur naturellement.

Alors là, quel bonheur pour elle, ses plantes se sont bien adaptées au nouveau pays, elles sont épanouies, elles sont belles.

Tout ça c’est grâce à elle

 J’ai demandé à ma jardinière : "Mais toi ? Qui prend soin de toi quand tu changes de pays ? Qui t’aide à t’adapter et te sentir épanouie?"

Ma jardinière est pudique, elle ne veut pas trop en dire, mais moi j’ai lu dans ses yeux un peu de tristesse parfois, elle a du en vivre des tas de choses un peu difficile.

Parce que changer de pays, ce n’est pas facile, apprendre une nouvelle langue, une autre culture, un nouveau cercle d’amis, tout ça est épuisant. Ses plantes ont du soutien, mais quel bonheur de les voir resplendissantes et remplies de futurs boutons.

Le bonheur, en voilà une belle récompense pour se sentir heureuse.

Outre ses secrets pour faire pousser de belles plantes, elle m’a aussi sussurré au creux de l’oreille sa recette du bonheur :
-  Tout d’abord elle a un jardin en commun qu’elle partage avec sa famille, c’est là qu’elle fait pousser ses belles plantes et tire sa motivation. Dans ce jardin, elle est investie d’une mission primordiale : c’est donner de l’amour.

-  Elle a un jardin personnel, dans chaque pays, elle a des projets, elle se met au service des gens, des expatriés. Elle donne aussi beaucoup, c’est sa mission. Avec les autochtones, elle réagit en invitée, pas question d’imposer ses règles, elle se fond aux coutumes locales. C’est un véritable caméléon.

-  Elle a aussi un jardin secret, mais attention à ceux qui rentrent, elle les chasse à coup de pelle.

Oui, elle excelle dans son métier. Elle est heureuse, épanouie, douce, on a envie de passer des heures avec elle pour l’écouter et de la modéliser pour lui ressembler.

Alors si vous connaissez des jardinières - apprentie jardinière ou déjà experte - je vous demande expressément de prendre du temps de les écouter, de leur demander si elles vont bien, de leur donner un coup de main. Car, ce métier là, il faut en parler, le valoriser. N’est-il pas le plus beau du monde !

 

Connaissez-vous l’école des jardinières ? Je crois savoir que c’est l’école de l’expatriation.

Pssst : j’ai oublié de vous présenter les acteurs de ce conte :
-  Dans le rôle de la jardinière : une femme formidable*.
-  Dans le rôle des belles plantes : les membres de sa famille.

 

On se reconnait un peu dans les acteurs, n’est-ce pas ?

Anne-Chrystelle Bätz
www.destination-chance.de
*Dicke Bussis est ma jardinière

Femmexpat vous conseille de lire :

S’installer dans l’ouest parisien à son retour d’expatriation

Au retour, gardez l'expat' attitude !

Douce France, me voilà !

Ma phrase magique pour bien vivre mon retour d'expatriation

Je pars... ou je reste : that is the question de l'expatriée !


INSCRIVEZ-VOUS GRATUITEMENT À NOTRE NEWSLETTER

Évènements à ne pas manquer

Pas d'évènements prévus pour le moment.

ACCÉDEZ GRATUITEMENT À NOS CONFERENCES ONLINE

Nos derniers articles !