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Les Amis Ma vie en expatriation

Les dîners en ville


diner-villeQuoi de plus naturel pour un français que d’inviter à sa table, les amis que l’on s’est fait dans le pays. Nous parlons bien sûr des « autochtones »  (définition  Larousse : originaire du pays qu'il habite, dont les ancêtres ont vécu dans ce pays.) donc avec des us et coutumes qui ne sont pas les nôtres même dans des pays proches du nôtre. Voici donc deux expériences d’expatriées : l’une aux Pays-Bas et l’autre en Ecosse !

Direction les Pays-Bas, avec Marine


Amsterdam, dîner à la maison avec des convives d’un peu partout. On m’avait dit "en expat, organise des dîners, tu seras ré-invitée et c’est comme ça que tu rencontreras du monde ". Aussitôt arrivée, aussitôt fait. Il y a là un couple espagnol, un couple néerlandais, un couple franco-néerlandais et un couple franco-colombien. Huit personnes, ambiance relax, la bonne franquette est de mise. Bien sûr, c’est vrai, j’ai passé un peu de temps aux fourneaux. En réalité ce qui a été le plus long, c’était de peler et couper les légumes. Après, on met tout en cocotte, feu doux, mijoter, et hop, on oublie. J’ai mon petit succès à table, mais, sans fausse modestie, j’explique que c’est vraiment très simple et facile à réaliser. Nous passons un bon moment, à nous raconter combien la vie à Amsterdam est sympa et à nous féliciter d’y vivre. On se dit qu’on se reverra. Mission accomplie, a priori.

Arrivent les invitations de « retour ». Histoire de se revoir, et espoir, pour nous, que cela soit aussi l’occasion de rencontrer de nouvelles têtes. Chez le couple néerlandais, nous sommes les seuls convives, ça sera raté pour les rencontres. Nous arrivons vers 19h30, et comprenons vite que les enfants – et les parents - sont affamés, ayant l’habitude de dîner à 18h. Oups. La maitresse de maison a cuisiné un très bon risotto, applaudie par toute sa famille. « D’habitude, on mange du pain et des pâtes à tartiner », me glisse Tigo, 8 ans, dans un anglais très sûr. Nous passons une excellente soirée familiale, et apprécions vraiment le dîner, honorés et reconnaissants de tant d’efforts. En fait de revoyure, nous ne les recroiserons que par hasard dans le quartier. Soulagés d’avoir rendu l’invitation, ils ne souhaitaient probablement pas remettre le couvert…

Chez le couple espagnol, nous sommes invités avec l’un des couples présents chez nous. Là encore, c’est raté pour les nouvelles têtes, mais la soirée s’annonce sympa. Madame est toute affolée, ne passe pas 5 minutes assise avec nous autour de l’apéro, et s’excuse à tout bout de champs de la non-perfection de sa maison et de sa table. Vient le « roastbeef », qu’elle nous explique faire pour la première fois, puisque d’habitude on ne cuisine pas vraiment dans cette maison. Nous nous exclamons gentiment, touchés de l’effort, un peu intrigués cependant par la matière première. Du bœuf, vraiment ? Une nuit de réflexion plus tard, nous en reparlons entre nous : du porc, oui ! Beaucoup de pression pour une bonne rigolade !

Moralité : les prochaines fois, on fera signe pour l’apéro ou le goûter, ou on cuisinera des choses vraiment simples, ou en tout cas qui en ont l’air. Aussi, dans un coin de la tête, on se promet d’être, et d’avoir l’air, simples. Ce qu’on veut, c’est passer un bon moment avec des amis et amis potentiels, peu importe la cuisine !

Enfin, un peu quand même… Imaginez notre tête la fois où notre voisine arrive à 19 :30 chez nous, conviée à dîner, et nous annonce que merci, elle a déjà mangé, à 18h, comme d’habitude. Je prendrai juste un peu de café.

Direction l’Ecosse, avec Corinne

Pour agrandir notre cercle amical et surtout pour connaître mieux les écossais, nous avions décidé donc de les inviter à dîner. J’avais donc fait de la cuisine… Tout le monde arrive, c’est l’apéro jusque là tout va bien. On passe à table pour un diner bien français, et là un des convives écossais attrape la bouteille de wisky laissée sur la table d’apéro pour l’apporter à table. J’ai là un grand choc culturel !

Inutile de vous dire que la bouteille est descendue pendant le dîner ! Les plats se succèdent, et plus ils arrivent sur la table, plus l’assistance se paralyse : too much is too much, ils nous complimentent non pas sur la qualité des mets mais sur notre « générosité » ! Ceci dit ils en profitent à fond. Comme tout bon français, nous mettons la conversation sur la cuisine des uns et des autres, et là cela fait plouf ! En écosse il n’est pas de bon ton de parler d’une autre « table » et on ne parle pas cuisine à table, c’est comme ça fallait le savoir, et nous ne le savions pas.

Bilan des opérations : nous ne serons jamais invités chez les écossais, nous avions mis la barre trop haut probablement …  La prochaine fois nous irons tous au pub ensemble.

Moralité : avant d’inviter il vaut mieux bien se renseigner auprès des « vieux »expats sur les us et coutumes. Ex : en Asie, il vaut mieux inviter au restaurant, dans un lieu neutre, etc..

Si vous avez de bonnes histoires à nous faire partager sur vos expériences de « diner à la maison » surtout envoyez-les nous

Soit via : https://www.femmexpat.com/soumettre-un-article/

Ou en envoyant votre texte à : editorial@femmexpat.com

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