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Les Enfants Vie familiale & sociale

LA DROLE DE VIE DES ENFANTS EXPATRIES


enfants-expatriésDu bébé à l’ado d’expat, comment vivent-ils cette drôle de vie ? Vous êtes nombreuses à vous être penchées et à avoir apporté vos réponses au sondage. Compilation et florilège.

La fibre maternelle a parlé, vous avez été nombreuses, très nombreuses, 293, soyez- en remerciées, à répondre à notre sondage* sur les enfants et l’expatriation. Preuve, s’il en est, que même hors du nid, nous les avons toujours sous notre aile même si celle-ci nous fait voyager loin.

Parmi vous, 12% sont primipares, 41% ont deux enfants, 36% trois et 9%, les plus téméraires, en ont 4 et plus. Le gros du bataillon a entre 8 et 15 ans, donc susceptibles d’avoir un avis éclairé sur cette drôle de vie.

Avant le départ : préparation, inquiétudes et discussions en famille

Comme dit Cyrulnik ascendant Dolto : les enfants détestent le changement, source d’angoisse. Rassurez-vous elle est relative puisque seuls 12% l’appréhendaient énormément tandis que 15% étaient mitigés, 38% pas plus que ça et 34% pas du tout. La Faculté n’a pas toujours raison ! 6% ont quand même eu besoin d’une aide extérieure pour anticiper le changement. Vous insistez, nombreuses, "Sur la nécessité d’associer les enfants au départ pour une arrivée en douceur."

Dans l’ordre de leur gros et petits tracas avant de partir, leur vie sociale vient largement en tête : 96%, tous en somme, ont du mal à laisser derrière eux leurs amis, 75% leur école, sans doute pourvoyeuse des précédents. 52% des enfants sont "un peu ennuyés" de laisser leurs grands-parents, ce qu’un farfadet pourrait traduire que les parents sont embêtés de laisser leurs parents, moins les beaux- parents d’où cette presque équivalence.

Ils ont bien compris la vie et qu’il ne fallait compter que sur soi-même puisqu’à 81%, ils font leurs cartons, un petit côté escargot sans doute.
La fiesta de départ, on y pense pour un sur deux, pile poil. "Il faut absolument discuter avec les enfants, les faire exprimer par la parole, le dessin, les impliquer dans le déménagement et les aider à faire le "deuil" de leur ancienne vie." " Le partage et la communication avec les parents est essentiel avant le départ."

Comme les enfants nous font une confiance relative, les longues discussions familiales portent sur les points suivants : "Et la maison, elle ressemblera à quoi ?" "Comment je me ferai des amis si on ne parle pas la même langue, tu y as pensé ?" "Et mon école, c’est comment ?" "Et mon chat, j’en fais quoi ?" "Ma danse/ cheval/ ma céramique, y en a, là-bas ?"

59% des parents consciencieux les ont embarqués pour un voyage de reconnaissance (plus facile à faire quand on ne part pas en expat à l’autre bout du globe), montré des livres et films sur le pays, et mieux encore ont pris des contacts avec leurs futurs congénères. L’improvisation ne passera pas par ces parents- là ! "On avait pris des contacts pour les rassurer et ils se sentaient attendus par l’école."

A l’arrivée : réactions, scolarité et langue

Un enthousiasme modéré, pour parler poliment : Petit florilège des phrases reçues :"Ici c’est nul, moche et sale." "Y en a marre il fait tout le temps chaud et rien d’autre à faire que se baigner." "J’aime pas la nourriture." "Je m’ennuie." "J’ai pas d’amis." "Les autres sont méchants, ils ne comprennent rien." "Chuis tout seul. C’est trop reloud." Dur, dur la vie. On constate que la syntaxe ne s’est pas améliorée avec le décalage horaire...

Mais pas que. Certains regardent avec étonnement ce que cette vie bizarre a apporté comme changements : "Papa n’avait pas de cantine en France, ici oui, et moi qui en avais une je n’en ai plus." "Les gens me prennent en photo." "Il y a des vaches dans les rues." "Tout est grand ici." "L’après-midi il n’y a pas de classe."

D’autres sont plus que positifs : "J’ai une chambre pour moi tout seul."" Tout est grand ici." "La voiture est trop bien et la maison immense."" La nouvelle école a plein de trucs chouettes." "Je vais avoir un chien.""Il y a une piscine."

Ceci dit, contents ou pas, la cellule familiale reste la valeur refuge et s’est resserrée pour 70% d’entre vous. Et oui, les parents c’est bien connu sont "trop relouds" mais quand même, dans un univers un peu hostile de prime abord, ils ne sont pas trop nuls. Bon on est rassurées !

Le fait que 68% des enfants sont dans une école francophone aide à l’assimilation, 28% ont choisi (ou été contraintes) d’aller voir si le système international est plus vert et 19% baignent dans l’éducation locale. Sans oublier les cours du CNED dans ces 2 cas-là.
A noter aussi que des familles ont opté de mettre les différents fruits de leurs entrailles dans un peu toutes les écoles selon les âges. Alors forcément, on explose les 100% du total requis. "L’aîné est dans le système francophone, la seconde à l’école américaine et le dernier à la garderie locale."

La question de la langue est cruciale pour tous : Si 50% ont été assez rapides pour maîtriser la langue vernaculaire, 45% continuent de se gratter l’occiput avant de la parler et 5% s’arrachent les cheveux. "Il y a des langues plus difficiles à apprendre (le Turque par exemple)." "Apprendre deux langues en même temps n’aide pas (celle du pays et celle de l’école).""Dans une même fratrie, l’apprentissage peut être différent."

Et quelques mois plus tard :

En général, il faut six mois pour se sentir à l’aise dans ses tongs, dont 35% qui le premier mois baignaient dans la félicité. Et à M+6 75% se disent en gros satisfaits de leur sort. On pense aux 2%, le cœur un peu serré, pour qui la vie n’est toujours pas un long fleuve tranquille à 6 mois et plus de leur arrivée.

Souvenez-vous que 96% appréhendaient de laisser leurs amis. Un peu plus tard, ils ne sont que 78% à garder des liens avec leur vie d’avant (il faut dire qu’internet et skype facilitent bien). Donc 17% ont jeté leur gourme et leurs souvenirs par-dessus les fuseaux horaires.

A M+6, les parents ont le jabot tout gonflé et pensent que 96% de leurs sous-produits ont fait preuve d’une adaptabilité remarquable, d’un esprit de découverte surprenant. Un tiers d’entre eux sont plus entreprenants qu’avant. Les voyages forment la jeunesse et les témoignages ne manquent pas dans ce sens : "C’est enrichissant." "C’est une superbe découverte pour eux." "Prise de conscience d’une autre vérité culturelle." "Ils n’étaient pas difficiles pour les repas, et le sont encore moins : une vraie éducation du palais." "Ils sont les grands gagnants de l’expatriation." "Ils parlent trois langues." "Ils ont acquis une véritable autonomie et savent se débrouiller dans presque toutes les situations. Ils sont devenus débrouillards."

Jugements plus nuancés pour mamans attentives : "Cela dépend énormément des enfants et varie dans une même famille." "Certains dépriment, d’autres s’épanouissent." "On dit que les enfants d’adaptent facilement. C’est vrai. Mais je n’imaginais pas combien ça allait être difficile d’acquérir cette adaptation. Ils souffrent beaucoup, chacun à sa manière." "Les enfants ont besoin d’attaches, d’où la nécessité de rentrer régulièrement."Et pour les serial expatriates : "Chaque changement est douloureux."

Et pour les petits expats devenus grands, avec le recul, certains vont même jusqu’à dire :"L’expatriation a été la chance de notre vie." "Ils ne rêvent que de repartir."

En conclusion, ce témoignage : "Les adultes se sont adaptés bien plus vite, mais un an après, on peut dire qu’ils nous ont dépassé et qu’on ne les rattrapera jamais."

* sondage réalisé en mai 2012

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