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Je ne suis pas un héros : des conseils pour gérer le stress et l’incertitude


Juliette de la Coach Academy d’Expat Communication est, comme la plupart des expats dans le monde, depuis quelques semaines, quelques jours ou quelques heures et déjà, confinée chez elle. C’est chaud. On se demande comment on va tenir le choc.

Dans cette vidéo, elle nous donne sa technique pour gérer notre stress en 4 étapes :

 

 

 

 

Il est évident que tout notre emploi du temps est remis en question.

J’ai pour ma part des repas supplémentaires à faire pour toute la famille, je dois gérer les devoirs des enfants, partager les ordinateurs ou la connexion internet. Peut-être que de votre côté, vous n’avez pas la possibilité de sortir et c’est la promiscuité qui vous semble insurmontable.

Et surtout, on se pose beaucoup de questions :

Combien de temps ça va durer ? Comment je vais réussir à les faire travailler ? Comment je vais conserver du temps pour moi ?

Peut-être que vous avez comme moi des inquiétudes vis-à-vis du virus :

Comment je fais si je suis infectée ? Et si un membre de ma famille l’est ?

 

Les questions tournent en boucle

Je sais pas vous mais pour ma part, toutes ces questions tournent en boucle dans ma tête et me procurent un malaise physique. Ça c’est le signe du stress.

La première chose à faire, c’est de s’en rendre compte.

Comment ça se manifeste pour vous ? Pour moi, je ne me sens pas bien, Je me sens brassée au niveau du ventre, j’ai un nœud dans la poitrine, mon rythme cardiaque s’accélère, je suis agitée, je me lève, me rassied, et je m’énerve sur le premier qui vient me déranger dans mon bureau !

 

Mais du coup, c’est ce coup de gueule ou ce malaise qui va m’alerter. C’est la première étape, identifier mon stress.

Si je ne reconnais pas mon stress, je peux continuer à l’alimenter. Ou je vais le refiler à quelqu’un en envoyant des messages sur whatsapp...

  • Il y en a qui fuient leur stress en faisant autre chose, en étant hyperactives.
  • D’autres qui vont faire un tour sur les réseaux sociaux pour se changer les idées mais qui au final s’alimentent avec plus d’infos anxiogènes.
  • Il y en a d’autres qui fuient en s’enfilant un paquet de gâteaux.
  • Ou d’autres, comme moi, pour qui tout d’un coup le stress déborde et poussent un gros coup de gueule sur leurs enfants.

Donc première étape, on se rend compte qu’on est en stress.

 

La deuxième étape, c’est d’accepter ce stress.

Généralement en coaching, on dit que 99% de nos inquiétudes liées au futur reposent sur des scénarios catastrophes qui n’arrivent jamais. Là on sait que les conséquences sont bien réelles.

Alors, oui, ce stress est légitime. Il est même nécessaire parce que c’est grâce à lui qu’on est prêt à suivre les recommandations gouvernementales de confinement. Alors on déculpabilise si on stresse, c’est normal, c’est ce qui nous permet de se protéger.

Maintenant, on veut bien que ce stress nous protège mais on ne veut pas se laisser envahir...

 

... donc la 3e étape, c’est de dégonfler ce stress.

Je dis dégonfler parce que j’ai l’image d’un ballon de baudruche qu’on gonfle, qu’on alimente avec son stress, qui est de plus en plus tendu, prêt à exploser. Quand on gonfle notre ballon de stress, on est tout rouge, à bout de souffle.

Parce que oui, c’est épuisant d’être en stress. La technique c’est donc de dégonfler le ballon du stress. Pour ça, on souffle un bon coup, bruyamment.

Vous voyez quand on fait ça, on fait descendre l’énergie mentale qui tournait en rond dans notre tête ou l’énergie émotionnelle qui était bloquée dans notre poitrine. On fait descendre cette énergie dans notre bassin, là où l’énergie est la plus utile pour nous.

Faites ça plusieurs fois. Pff. Ça s’appelle l’expiration du soulagement, c’est une technique de gestion de l’énergie. On fait ça de manière tout à fait intuitive quand on s’affale sur le canapé après une rude journée. L’idée, c’est de le faire de manière consciente, dès que vous en éprouvez le besoin. Dès que vous réalisez que vous partez en rond dans votre tête ou que les émotions s’emballent dans votre poitrine.

Si vous êtes attentif, vous allez sentir que l’énergie à l’intérieur descend littéralement dans votre bassin, que vos fesses viennent se coller contre votre chaise. Vous pouvez aussi bailler, ou avoir la tête qui tourne. Ce sont des signes que vous avez bien fait descendre l’énergie.

Voilà, c’est tout. Quand votre énergie est posée dans votre bassin, vous vous sentez beaucoup plus calme. Vous vous sentez déconnectée des pensées que vous aviez quelques minutes plus tôt.

 

De là, on va pouvoir passer à la 4e étape, qui est de poser un regard différent sur la situation.

De se poser des questions comme :

Qu’est ce qui au fond est le plus important pour moi là-dedans ? Quelle personne est-ce que je veux être dans cette situation ?

Quand je me retournerai dans quelques semaines sur cette situation, qu’est-ce que j’aimerai avoir accompli ?

Par exemple pour moi, quand je me pose ces questions, je me dis clairement que le plus important pour moi, c’est de ressouder encore plus les liens que j’ai avec mes enfants. C’est de trouver ensemble des solutions à cette situation exceptionnelle et de se créer des souvenirs qu’on n’oubliera pas. C’est de me retourner sur cette période et de me dire que dans l’état actuel des choses, j’ai carrément assuré.

Et quand je réponds à ces nouvelles questions, je me sens remplie d’une énergie nouvelle, je me dis que je vais y arriver. Et du coup, j’ai envie d’agir, j’ai envie d’aller trouver mes enfants pour partager mes idées avec eux.

Voilà comment moi je gère mon stress en ce moment. Et vous, comment vous faites ? Dites-moi comment vous vivez le confinement ? Qu’est ce qui est source de stress pour vous et comment vous y faites face ?

Prenez soin de vous !

 

juliettepotinJuliette Potin

Coach professionnelle certifiée de la Coach Academy d'Expat Communication et praticienne PNL, Juliette a également été manager dans l’industrie pendant 14 ans. Elle est spécialisée dans l'accompagnement des conjoints, au départ et au retour d’expatriation, en individuel, en groupe, et avec le Job Booster Cocoon. Sa passion: Faire de la fragilité une force, et de l’inconfort un moteur.
 
 
 

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