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Comment accompagner au mieux son enfant lors de la rentrée en expatriation ?


Comment accompagner au mieux son enfant lors de la rentrée en expatriation ? Pour beaucoup d'expatriés, le mois de septembre rime avec rentrée scolaire. Et pour une partie d'entre eux, cette rentrée se fait dans un nouveau pays, un nouvel établissement, dans une nouvelle vie à inventer. La rentrée scolaire génère donc souvent questions et inquiétudes de la part des enfants. Ces angoisses sont décuplées avec la barrière de la langue et une situation sanitaire préoccupante. Que faire pour que la rentrée soit plus sereine ? Quel état d’esprit adopter pour soutenir notre enfant au mieux pendant cette transition ? Voici quelques réflexions pour que la rentrée se passe dans les meilleures conditions possibles !

 

 

Pourquoi la rentrée est-elle souvent source d’angoisse ?

Si, pour certains la rentrée n’est qu’une peccadille (ils vont retrouver les amis, les professeurs et le cadre de l’année précédente), pour d’autres, c’est plutôt une grosse affaire : ils viennent d’arriver dans un nouveau pays, n’ont pas eu le temps de trouver leurs repères, ne maîtrisent pas la langue… Ce sont toutes ces inconnues qui génèrent les angoisses.

Car le cerveau n’aime pas les doutes et va donc fabriquer des scénarios. Il va même imaginer le pire, histoire de s’y préparer.

Viennent alors les « et si… » :

  • « et si je ne comprends pas ce qu’on me dit ? »
  • « Et si je n’arrive pas à me faire comprendre ? »
  • « Et si je me perds ? »
  • « Et si les autres sont méchants avec moi ? »
  • « Et si je n’arrive pas à me faire des amis ? »

Nos enfants éprouvent alors des angoisses normales : celles de l’abandon, celle du rejet et celle de la solitude. Car l’enjeu finalement pour eux est de s’intégrer le plus vite possible à leur nouvel environnement.

Tout d’abord, se débarrasser de ses propres peurs !

Admettons-le : nous-mêmes, parents, avons de fortes inquiétudes, car pour nous aussi tout est à inventer dans cette nouvelle vie. Et le bien-être de nos enfants est une préoccupation des plus fortes !

Le fait d’en prendre conscience est déjà un premier pas essentiel : 

  • Quelles pensées parasites avons-nous quand nous pensons à la rentrée de nos enfants ?
  • Qu’est-ce qui nous fait peur ?
  • Ces craintes sont-elles réellement fondées ?
  • Et si plutôt que de focaliser sur ces peurs, nous envisagions tous les bénéfices et les bons moments que va vivre notre enfant ? (Par exemple, aux USA, il va prendre le fameux « school bus » jaune pour la première fois ! Au Japon, il va découvrir un rituel avant de commencer la journée.)

En acceptant nos inquiétudes tout en prenant conscience des bons côtés, nous gagnons en confiance et en sérénité pour aider notre enfant.

Mettre le doigt dessus

« Comment vois-tu la prochaine rentrée ? » : une question simple qui permet à l’enfant de réfléchir à ce qui l’attend.

Il est à noter que certains enfants sont sereins et savent qu’ils sauront s’adapter. Et ce sont souvent, nous, les parents, qui projetons nos craintes sur eux. En ouvrant le dialogue, nous pourrons ainsi faire la part des choses et voir ce qui vient de nous et comment, lui, voit vraiment les jours à venir. S’il émet des inquiétudes, pourquoi ne pas lui demander de quoi exactement il a peur. En écrivant la liste, cela permet de prendre du recul, de mettre des mots sur ces craintes, de les formaliser et de pouvoir en faire le tour. Attention, ne jugeons pas votre enfant ! Toute inquiétude doit être entendue, même celles qui vous paraissent absurdes.

Par ailleurs, certains enfants n’arriveront peut-être pas à formaliser ses appréhensions. Le processus de peur peut rester inconscient. Dans ce cas-là, il vaut probablement mieux trouver des moyens de détendre l’enfant sans chercher à comprendre. En parler trop ou poser de nombreuses questions peut l’amener à être encore plus inquiet. Si vous sentez que cela met votre enfant mal à l’aise, le plus simple est alors de lui changer les idées et de ne revenir sur le sujet que ponctuellement.

Déconstruire les scénarios catastrophes

Une fois la liste sous les yeux, demander à votre enfant ce qu’il ferait « même si… »

Pour chaque point, essayer de trouver ensemble une solution : 

  • « Même si je ne comprends rien, je peux regarder ce que font les autres et m’en inspirer. Petit à petit, je comprendrai mieux. »,
  • « Même si je n’arrive pas à me faire comprendre, j’essaierai de faire des gestes ou des dessins. Et si c’est important ou grave, je demanderai qu’on appelle mes parents. »
  • « Même si je me perds dans l’établissement, je peux noter sur un papier le numéro de ma classe et le nom de mon professeur… »
  • « Et même si les autres sont méchants, je peux les ignorer et me rapprocher d’enfants plus sympas. »

Le fait de se projeter, cette fois avec une volonté de trouver une solution, fait grandement baisser le stress. Car « même si quoi que ce soit arrive, je vois bien que je sais réfléchir et qu’il y a des solutions ». Ce petit exercice est essentiel pour que notre enfant retrouve sa confiance en lui.

S‘inspirer des expériences précédentes

La rentrée est une période de transition et d’adaptation. Elle ne dure pas : notre enfant va chercher à s’adapter au mieux et la plupart du temps réussit ! Il peut être intéressant de lui rappeler comment il a su s’adapter à d’autres situations : une nouvelle nounou ou une nouvelle crèche quand il était petit, de nouveaux amis qu’il a réussi à se faire dans un centre aéré où il ne connaissait personne, un professeur remplaçant auquel il s’est adapté rapidement… Toutes ces expériences montrent qu’il a en lui des ressources qui vont lui permettre de passer cette période délicate d’appropriation d’un nouveau cadre.

Il peut être intéressant aussi de lui montrer la situation d’un autre point de vue : comment a-t-il réagi à l’arrivée d’un nouveau dans sa classe ? Comment se sont comportés les enseignants ? Qu’a fait le nouveau pour se faire accepter par les autres ?

En pratique

  • Acheter ensemble les fournitures scolaires. Même si vous n’avez pas encore la liste officielle, choisir un joli stylo, un petit carnet, un agenda, cela fait partie d’un rituel qui rassure souvent l’enfant, car ce sont des petites choses qu’il maîtrise, qu’il contrôle.
  • Visiter la future école : se rapprocher du chef d’établissement et voir ce qu’il est possible. Avec les mesures sanitaires actuelles ce n’est peut-être pas autorisé, mais une visite en visio est peut-être envisageable. Le fait d’avoir un visuel de l’endroit où va se passer la rentrée permet à l’enfant de se projeter plus facilement.
  • Se rapprocher des futurs enseignants : un professeur conscient des inquiétudes de l’enfant saura sûrement trouver des solutions pour le mettre à l’aise dès les premiers jours.
  • Se rapprocher des familles qui fréquentent cette école. Il existe souvent des groupes sur les réseaux sociaux associés à la ville ou à l’endroit où vous allez vivre : pourquoi ne pas proposer une rencontre pour faire plus amples connaissances ? Si l’enfant connaît déjà quelqu’un dans l’école, la rentrée a de grandes chances d’être vécue plus sereinement.
  • Se préparer… même à l’inattendu ! Nous avons vécu en 2020 une crise majeure et qui n’est pas encore terminée. La situation sanitaire actuelle ajoute encore plus d’incertitude : quelles mesures seront exigées ? École à distance ou en présence ? En se renseignant sur la politique du pays et sur les mesures précédentes prises par l’établissement scolaire, nous pourrons aussi mettre en place des solutions pour le cas où un nouveau confinement serait à prévoir. En montrant que nous aussi nous nous préparons à l’imprévu, nous prouvons à notre enfant que l’on peut avancer même sans savoir ce qui nous attend.

La rentrée est, pour l’enfant expatrié, un passage de la bulle familiale rassurante, bienveillante, aimante à un univers totalement inconnu. En soutenant et en accompagnant notre enfant dans cette transition, nous, parents, pouvons lui apprendre à trouver en lui-même des ressources face à tous les imprévus. Le plus important dans cette démarche d’accompagnement, c’est qu’il soit convaincu que, quoi qu’il arrive, il peut compter sur nous !

Bonne rentrée à tous !

Catherine Allibert, une histoire de samouraïsCatherine Allibert

Exploratrice de la langue française. Elle embarque petits et grands dans des activités ludiques et créatives autour de l'apprentissage du français, tout en améliorant la relation parents-enfants.

Son site : http://www.unehistoiredeninjasetdesamourais.com - "Apprendre le français avec la souplesse du ninja et la rigueur du samouraï !"

> Retrouvez-la également dans ses podcasts : « Le français comme j’aime »

> Vous pouvez aussi rejoindre son groupe de parents sur Facebook  « Le français à la maison » pour échanger autour des difficultés d’apprentissage du français pour nos enfants.

> En panne d’idées pour choisir des livres pour vos enfants ? Suivez son compte Instagram où elle partage toutes ses découvertes !

 
 
Couverture_la-fille-de-lempereur_Catherine Allibert
 
Découvrez aussi son roman jeunesse "La fille de l'empereur" , le premier tome d'une série intitulée… "Une histoire de ninjas et de samouraïs", bien évidemment !
 
 
 
 

 

 

 

 

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