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LES TCK et l’orientation des ADOS


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L'expatriation est-elle une opportunité pour l'orientation des ados ? 

Les Third culture Kids
Les travaux du Dr Pollock sur les enfants « nomades » ont permis d’établir un « profil » des Third Culture Kids (le TCK est une personne qui a passé une part significative de ses années de développement en dehors de la culture de ses parents.)
Les enfants expatriés auront, au cours de leur séjour à l’étranger, développé des compétences particulières très appréciées dans le monde du travail telles qu’une vision plus globale du monde qui les entoure, une richesse multiculturelle, des compétences d’observation, des qualités de communication, d’adaptabilité, de flexibilité, d’indépendance auxquelles s’ajoutent les compétences linguistiques.
Mais les TCK sont également confrontés à des défis tels que la méconnaissance de la culture familiale, une tendance à se protéger au plan relationnel pour ne pas souffrir des nombreuses séparations, une soif de changement et de nouveauté pouvant mener à l’instabilité, un manque de racines, parfois un certain décalage par rapport à la réalité, un sentiment de supériorité (je vis quelque chose de spécial), dans certains cas trop d’évènements à gérer, trop jeune. Et enfin, dans des cas extrêmes, des troubles de l’identité.

De REELS atouts à valoriser
Dans leur processus d’orientation, nous constatons que les jeunes expatriés n’ont pas toujours conscience de leurs atouts, tels que la maîtrise de plusieurs langues, la qualité de l’enseignement souvent bilingue obtenu, la multiplicité des expériences vécues, éléments qui intéressent toujours autant les jurys lors des entretiens d’admission.

Alors, comment s’y prendre ?
Nous insistons, auprès des parents expatriés en quête de conseils, sur le fait que chaque parcours de jeune est unique et qu’il n’existe pas de recette type.

Le choc du retour
Si certains jeunes ont besoin de retrouver leur pays d’origine d’autres, au contraire, ne s’y adapteront pas vivant mal le « choc du retour » dans des établissements franco-français ne valorisant pas toujours les compétences acquises.

Un groupe de pairs
En général, quelque soit la solution retenue, ces jeunes vont vite rechercher des « pairs » ayant, comme eux, vécu l’expatriation, et se reconnaissent rapidement entre eux.
A eux de trouver les voies qui valoriseront leur expérience, qui les mettront en avant sans forcément suivre les traces classiques des parents ou des cousins restés en France. Par exemple, ils peuvent, s’ils sont bacheliers à l’étranger, se présenter dans des écoles de commerce ou à Sciences Po Paris par des voies de sélections qui leur sont réservées.

L’ouverture internationale
Lorsqu’ils font le choix d’études à l’international, ils se montrent bien armés pour s’adapter à ce nouveau changement. Nous constatons les fortes qualités d’autonomie et d’adaptation dont font preuve de jeunes étudiants inscrits dans des universités étrangères, qui à l’âge de 18 ans, loin de leur pays d’origine, redressent des défis comparables à ceux auxquels sont habituellement confrontés des étudiants de 21 ans et plus (recherche de logements, organisation de leur emploi du temps, gestion des contraintes domestiques, etc...)

S’y prendre tôt
Dans tous les cas, le processus d’orientation étant plus complexe, et les choix plus différenciés pour ces jeunes expatriés, nous suggérons d’anticiper au maximum la démarche dès la classe de Seconde (ou au plus tard en Première).
Sinon, les conseils prodigués aux lycéens français sont applicables : multiplier les stages et les expériences extra scolaires afin d’acquérir des compétences transversales clés (communication, présentation, écoute, ouverture..), développer leur confiance en eux et de découvrir les facettes essentielles du monde du travail qui les attend.

Conclusion
Si l’orientation vue de l’étranger peut-être perçue comme un défi, elle offre cependant à ces jeunes de réelles opportunités. A eux ensuite de les valoriser et de construire leur parcours hors des voies classiques leur permettant un parcours d’études stimulant.

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