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Le Couple Ma vie en expatriation Vie familiale & sociale

L’amour « off shore »


coeur_IloveUL’adage dit : « Qui se ressemble, s’assemble ! » Anne, Béatrice, Cyndie, Isabelle, Gaëlle et Christine s’inscrivent avec emphase  en faux  et réunissent des amoureux des cinq continents. Elles ont trouvé l’ammuuur qui vient d’ailleurs, pour le goût épicé de la différence. Ah que !

Cupidon c’est quand il veut, où il veut !

Souvent pas le biais d’amis communs et autour d’un bon verre. Pour Béatrice : « Dans un bar, par des amis qui les avaient respectivement emmenés pour leur servir de chaperon. Ce sont eux finalement qui ont tenu la chandelle ». Encore une bonne blague de Cupidon !
Cyndie : « Nous avions des amis en commun, nous nous sommes rencontrés dans un pub londonien, un soir d’hiver. Chris était le premier australien que je rencontrais ». Le premier et le bon dans la perfide Albion…Anne a laissé venir à elle à Paris, guidé par une amie allemande, son futur mari indien.
Mais il arrive aussi que la vie professionnelle réserve de bien jolies surprises.
Ainsi Gaëlle était loin de se douter que  le beau capitaine sosie turc de Johnny Depp, (comment résister ?), l’embarquerait pour des aventures autres que maritimes.
Isabelle, interprète : « Après beaucoup de réunions, de kilomètres, de coups de fil, on a  réalisé au bout de six ans qu’il y avait autre chose entre nous… ».

 Cupidon est multilingue

Pour nos amoureux de toutes les couleurs, irlandais, australien, indien, turc, la langue de Shakespeare  reste le moyen le plus sûr pour partager le quotidien.
Seuls Béatrice et Victor, costaricain, parlent le français entre eux ; tandis que Christine et son mari égyptien utilisent «le français, ou plutôt un mélange de français avec pas mal d’anglais. »
Haslet, turc de son état, il est free, il a tout compris : « c’est en français qu’il dit’ je t’aime’. » Tous font de louables efforts pour maîtriser la langue de l’autre, avec des succès mitigés, mais au moins pour communiquer avec les belles familles respectives. « Je ne communique pas très bien avec ma belle-mère (indienne) car elle parle mal anglais » (Qu’Anne se rassure, certains parlent la même langue que leur belle-mère sans vraiment communiquer non plus. Qui a dit ça au fond de la classe ?). De même son mari « ne peut avoir de vraies conversations en français donc parle peu à mon père et ne peut vraiment pas communiquer avec mes frères. ».
Pour Chris, l’australien de Cyndie, il a déjà le français sur le bout de la langue en passant par l’œnologie : « Chris s’intéresse beaucoup à l’œnologie, aussi il adore quand mes parents ou des amis lui font cadeau de bonnes bouteilles et leur pose toujours beaucoup de questions. »

Cupidon le grand alchimiste des cultures

Dans l’ensemble, la gestion des différences culturelles s’ajoute à la difficulté du quotidien de n’importe quel couple. Pas plus pas moins. Si « Chris s’intéresse beaucoup à la culture française » c’est aussi que Cyndie « vit à l’australienne car il faut bien s’adapter à la culture du pays où l’on vit. »
Gaëlle compose avec les deux cultures : « nous partageons les fêtes ensemble. Lors des célébrations musulmanes, nous rendons visite à sa famille, mais j’avoue avoir quelques difficultés comme les fêtes de l’Aïd ou embrasser les mains en signe de respect. Ce qui nous met d’accord c’est de célébrer la nouvelle année », fête sans emprunte religieuse.
Chez Anne, qui vit aux Etats-Unis, « chacun vit dans le respect des traditions bien qu’il n’y soit pas très attaché. Ni fêtes hindous, et pas tellement Noël et Pâques. Ma fille s’en plaint. Comme on naît hindou, mes enfants sont donc hindous. Dans la tradition Brahmane, les jeunes garçons ont la tradition du fil (Brahmachariashram) et ils ont fait une grande cérémonie en Inde. Anne, catholique, cultive avec intelligence et cœur les deux cultures. Isabelle combine avec les cultures gaéliques, française et irlandaise.
Christine et son mari Essam, égyptien, ne célèbrent aucune fête musulmane mais Noël et Pâques. Ils vivent aux Etats-Unis.
Isabelle « les deux cultures, française et irlandaise font partie intégrante de la famille et de la routine : on célèbre toutes les fêtes. Les enfants ne sont pas toujours invités et Isabelle trouve ça sinon un peu blessant, pour le moins étrange. »

Cupidon a le palais plutôt français

Gratin dauphinois, raclette, vin français, souvent assis et pris en commun. Les femmes ont souvent imposé leur tempo en cuisine même si les maris ne sont pas exempts de faire de temps en temps des plats de leur pays.
Béatrice et Victor sont libres dans leur tête et en cuisine aussi : « les coutumes familiales répondent davantage à l’appel du ventre en fonction de ce que leur proposent les deux cultures ».
Chez Isabelle « les patates et les choux traditionnels, ça va bien un peu mais à tous les repas irlandais, non ! » Heureusement ses enfants ont les papilles gustatives ouvertes et curieuses.

 Les babies de Cupidon

 Tous ces couples binationaux, quand ils ont des enfants disent la richesse de la mixité des cultures.
Les enfants d’Isabelle « sont très fiers d’avoir deux langues, deux cultures et deux passeports. Ils aiment la différence et être différents».
Anne et son mari indien sont «sur la même longueur d’ondes : respect parental, éducation, tolérance, les valeurs essentielles en somme. Sophie, leur fille, a réglé le problème en insistant sur le fait qu’elle est « 100% américaine, 100% indienne, 100% française, ses copines l’appellent miss 300% ».
Ceux de Béatrice et Victor absorbent le meilleur parti des cultures qu’ils côtoient. Quand ça se passe bien, ça se passe même très bien. Après tout, les valeurs fondamentales sont communes à toutes les cultures et ensuite ce sont des petits ajustements qu’il faut faire.

 Là où cupidon s’emmêle un peu les flèches

 L’acceptation par les familles respectives.
Anne : « Un de mes frères a été choqué de voir les photos de la cérémonie de mon fils en Inde où nous étions habillés en costume traditionnel. Il a trouvé ça ridicule. Cela m’a blessée. »
Cyndie souligne aussi « qu’une relation mixte est un défi de tous les jours. La barrière de la langue et les différences culturelles sont toujours présentes même après des années. Elles font partie de notre identité individuelle et il faut apprendre à faire des compromis.»

Le mot de la fin revient à Christine : « l’ouverture d’esprit et le respect de l’autre sont des éléments essentiels de cette réussite, sans oublier l’amour bien sûr ».
Nous y ajouterons la communication pour désamorcer les incompréhensions…Comme dans tous les couples, non ?

Et bien sûr tous nos vœux de bonheur à Gaëlle et Haslet qui partent pour un voyage au long cours le 11 mai prochain.

 

 

 Merci à Anne (des Etats-Unis), Béatrice (d'Allemagne), Cyndie (d'Australie), Isabelle (d'Irlande), Gaëlle (de Turquie) et Christine  (des Etats-Unis) pour leurs précieux témoignages.

 

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