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Annoncer un départ à ses enfants : un moment toujours délicat


Annoncer un départ à ses enfants : un moment toujours délicatLe moment propice pour annoncer un départ à ses enfants existe-il ? Une chose est sûre. Ce sera toujours un moment délicat.

 

Bien sûr le mari, et accessoirement père de nos sous produits, lui, est pressé de bâcher le dossier. Alors il ne saisit pas très bien nos circonvolutions psychologiques, ni pourquoi on veut différer l’annonce à un moment idoine. Nous, toujours au zénith de notre bonté, prête à tout entendre, tout comprendre, arguons du fait que cette annonce doit être faite dans un esprit brain storming familial.

 

Deux options

Soit un entretien one to one avec chacun des enfants pour sonder l’occipital (siège des émotions pour ceux qui ont zappé le module pédopsychiatrie et le rayon Dolto). Soit une convocation managériale dans le salon/table familiale. Mais c’est fonction de l’âge des impétrants et non celui du capitaine ! A bon entendeur...

 

Pierre (15 ans au moment des faits)

« Les parents nous ont convoqués, c’est le mot, un dimanche matin, tous, au petit déj., ils avaient quelque chose d’important à nous dire. Après trois raclements de gorge et un regard liquide coulé à ma mère, il a commencé à s’empêtrer dans un discours du genre « votre mère et moi avons décidé » (Là j’ai commencé à flipper)... que nous allions partir vivre à l’étranger. Je peux pas vous dire le soulagement tellement j’ai cru qu’ils allaient nous annoncer leur séparation ! Même j’ai dit « le con ! » ça lui a pas trop plu. En même temps, je ne trouvais pas cool de partir mais ça m’a paru un moindre mal... »

 

Lily dite Pomponnette (7 ans)

« Moi je m’en souviens bien, j’étais dans mon lit et quand maman est venue pour me lire une histoire, elle avait un nouveau livre sur un enfant qui partait vivre dans un pays où il faisait toujours beau, où il avait une grande maison et tout et tout. J’ai dit qu’elle était bien son histoire. Et ma maman m’a demandé si ça me plairait de vivre comme ça. J’ai dit oui et elle m’a dit que nous aussi on allait presque sûrement y aller aussi. J’ai sauté à son cou et j’ai eu très chaud dans mon cœur. Ma maman m’a dit que la chaleur comme ça c’est quand on est très heureux. »

 

Une fois la Valda crachée, on scanne vite, avec nos petits yeux de taupe, les réactions des uns et des autres

Histoire de parer à toutes questions. Voler au secours de celui qui a un regard de gnou traqué par un lion. Débrancher la manufacture à fantasmes de l’autre et comprendre le sourire polaire du troisième qui instantanément a disparu des écrans radars... Les réactions sont souvent, elles aussi, fonction de l’âge.

 

Pour les petits, les questions existentielles se résument souvent à :

  • Et mes copains, ils peuvent venir avec moi ?
  • Comment elle sera ma nouvelle école, ma maîtresse, ma nouvelle vie ?
  • Comment je vais me faire des nouveaux copains ?
  • Est-ce que je peux emporter mes jouets ?
  • De quelle couleur ils sont et comment ils parlent les gens là-bas ?
  • Le chien, le chat, le hamster, Papy, Mamy (à peine dans le désordre...), on va en faire quoi ? Est-ce qu’ils peuvent venir aussi...

Voilà, en gros, la compilation des interrogations pour les 2 /6 ans. Avec, bien entendu, quelques nuances. Ce qui ne veut pas dire que stress/excitation/bouleversements ne sont pas à l’affiche...

 

Là, patience et amour, les deux mamelles de la parentalité, sauront pourvoir aux réactions.

Pompom 5ans, tête de Pikatchu, frère de Pomponnette.

«  Moi, ce qui me fait peur, c’est de savoir si il y aura des corn flakes (Il est un peu en délicatesse avec la nourriture précise sa maman) et que je vais dormir tout seul. Pomponnette a dit qu’elle va avoir une chambre pour elle toute seule. Alors moi, je sais pas où je vais aller, je veux pas de chambre tout seul... »

 

Charlotte 6 ans

"Au Chili, on va faire que du ski et du cheval, on va avoir une piscine et plus de nounou parce que maman elle va arrêter son travail, elle viendra me chercher tous les jours à l’école !"

 

Théo 8 ans

«  Si ça plaît à mes parents et à mes frères, moi ça me plaît. Si y a un club de foot, ça me plaît. A l’école, c’est le même programme qu’en France alors ça me fait pas peur. »

 

En gros si papa, maman et le doudou sont du voyage, l’enfant fait confiance à ses parents.

 

Une petite liste de lecture pour vous aider :

L'enfant expatrié

Journal d'une ado expatriéeElise 7 ans expatriée« Ulysse, petit expat », le premier album jeunesse sur l’expatriation !

 

 

 

 

 

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