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Première expat, première crêpe !


Ma première chandeleur d’expatC’est la chandeleur ! Voici revenu le plaisir gourmand de la crêpe chaude qui fond dans la bouche, avec juste ce qu’il faut de sucre qui croque sous la dent… Et puis il y a l’expat, et la première chandeleur ailleurs. Entre solitude et partage, voici la première crêpe de mon expat.

Souvenirs d’enfance

Quand j’étais petite, nous ne manquions jamais la chandeleur.  Mon frère et moi plongions nos doigts dans la pâte délicatement épaisse, laissant tomber quelques gouttes sur le plan de travail. Puis nous faisions notre première crêpe de la main droite, en tenant une pièce dans la main gauche. Posées sur le haut de la vieille armoire de la cuisine, ces pièces devaient nous apporter prospérité. Certes, nous n’avons jamais fait fortune, mais ces souvenirs d’enfance n’ont pas de prix.

Avec les copains

Plus grande, devenue parisienne, je n’ai jamais raté la chandeleur. Dans mon minuscule appartement au sixième sans ascenseur, nous nous serrions pour partager des montagnes de crêpes. Nous les accompagnions de cidre et de longues discussions pour refaire le monde. Pour moi la chandeleur et ses crêpes ont toujours été une fête de partage, en famille ou entre amis, en toute simplicité et gourmandise.

Partir en expat

Quand j’ai rencontré celui qui deviendra mon mari, je n’ai pas hésité à le suivre en expat. J’avais 26 ans. Je venais de survivre à un gros plan social. Dans mon open-space, un bureau sur trois était vide. Le monde était à moi et ne m’effrayait pas. Nous avons fait nos cartons pour le Portugal, et atterri dans une petite ville au bord de l’océan atlantique.

Passés les premiers mois d’étés, les vacances étaient finies. Je me retrouvais seule dans une grande maison un peu vide.

Ma première chandeleur

Le 2 février, mon homme travaillait. J’étais enceinte et seule. Les hivers au Portugal, s’ils ne sont pas très rudes, sont très humides. Maison mal isolée, chauffage mal conçu, je passais mes journées nauséeuse devant la TV sur mon canapé, entre deux cours de portugais et un cours de dessin qui étaient mes uniques liens sociaux. Disparue la working girl parisienne !

Ma première crêpe

Alors quand j’ai fait ma première crêpe, dans ma grande cuisine en marbre, j’ai regardé le disque doré en regrettant ces moments de partage avec ceux que j’aimais et qui étaient en France, eux. Non, le confort de l’expat n’empêche pas d’avoir le cœur gros.

Et puis mon homme est rentré du travail. Heureux de me retrouver et de partager les crêpes avec moi, entre nos bons souvenirs et l’avenir qui se dessinait en rondeur dans mon ventre.

Les autres crêpes

Ma première expat, ça a été ma première crêpe. Celle qui n’est pas encore bien cuite, celle qui accroche un peu mais qu’on se régale à savourer, même déchirée, même un peu brûlée. Parce qu’elle est pleine de promesses.

Petit à petit, notre famille s’est agrandie, notre cercle social aussi. Au fil de nos différentes expats, nous avons appris à nous ouvrir de plus en plus aux autres sans perdre notre identité. J'ai développé mes propres activités. Et nous avons toujours partagé la chandeleur avec des amis du monde entier.

Cette année, mes filles feront sauter les premières crêpes. C’est leur tour !

 

Aimée Rinkler

 

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