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Le coronavirus vu du Sri Lanka


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(c) Un passeport en cavale

Après 4 ans de voyage, Clémence et Fabien, ont posé leurs valises au Sri Lanka pour ouvrir leur maison d'hôtes. Ils témoignent aujourd'hui de la situation dans le pays depuis l'avènement du coronavirus.

Alors que le coronavirus progresse dans le monde, le Sri Lanka semble préservé. Nous nous pensions plus ou moins à l’abri sur notre petite île à l’autre bout du monde. Bien mal nous a pris. 

Autour du 10 mars, un chauffeur guide a été testé positif au Covid-19 :  le virus entrait officiellement sur notre belle île de Ceylan.

 

En 8 jours, le Sri Lanka a été mis à l'arrêt

Comme à chaque fois qu’une crise ou un problème survient au Sri Lanka, le gouvernement prend très vite de nombreuses mesures :

  • contrôles de températures et sanitaires à l’aéroport.
  • fermeture des écoles, jardins botaniques, parcs nationaux et safaris (une manière indirecte d’inviter les touristes à quitter le territoire).
  • Le gouvernement a stoppé la délivrance des visas touristiques et a interdit l’entrée sur l’île aux ressortissants de pays à risques (ou aux personnes ayant transité par ces pays).
  • Les touristes encore présents ont reçu pour consignes de se signaler à la police afin de suivre leur parcours au Sri Lanka.
  • Les chauffeurs, guides ou toutes autres personnes ayant été en contact avec des touristes ont dû subir des tests médicaux et se mettre en quarantaine.
  • Les hébergements ont été contrôlés par les autorités.

Enfin, le gouvernement a déclaré 4 jours fériés pour tout le Sri Lanka. Une façon d’empêcher quiconque de sortir mais sans l’annoncer officiellement.
Et à la fin de ces 4 jours, les gares, autoroutes, bureaux de poste ont fermé et un couvre-feu a été mis en place.

Bref, en l’espace de 8 jours, le pays a été mis à l’arrêt.

 

Des mesures différentes selon les districts 

A Kandy, s'en est suivi un cycle de couvre-feu total de 3 jours suivi d'une demi journée de libre afin de pouvoir faire des courses.

Bien sûr, à chaque levée de couvre-feu les magasins étaient pris d’assaut :

  • Alignés les uns derrière les autres à une distance d'un mètre, nous attendions en moyenne deux heures sous un soleil de plomb avant de pouvoir à notre tour faires quelques courses.
  • Dans les magasins :
    •  pas plus de 10 personnes à la fois,
    • obligation de porter le masque 
    • et de se laver les mains avant d’y pénétrer.

 

Malheureusement, le gouvernement a décidé très rapidement de placer l’ensemble du district en couvre-feu permanent.

Durant plus de 3 semaines, nous avons donc eu interdiction totale de sortir ne serait-ce que pour faire des courses.

Les premiers jours ont été extrêmement difficiles car nous ne nous attendions pas à ce que le couvre-feu se durcisse davantage. Nous n’avions pas prévu en conséquence et le manque de nourriture s’est fait vite ressentir.

Au bout du cinquième de jour de couvre-feu permanent, des camions et des tuk-tuk ont commencé à circuler dans notre quartier, certains vendaient du pain, d’autres des pastèques ou encore des sacs de légumes.

 

Petit à petit les principaux magasins se sont mis à livrer à domicile mais des produits bien précis, les essentiels.

Le seul problème est que nous n’avons pas la même définition de produits essentiels.

Nous rêvions de fruits, de farine, beurre, pâtes et d’eau mais les choix proposés s’orientaient plus vers du chili en poudre, du chili frais ou des épices pour les différents currys.

Une semaine après la mise en place du couvre-feu permanent, les pharmacies ont été autorisées à ouvrir, nous avons profité de cette sortie pour tenter de trouver de la nourriture.

 

Notre quartier était vide, les rues étaient désertes, l’ambiance était très pesante, nous avions l’impression d’être dans un de ces films de zombies où les héros se risquent dehors en quête de nourriture !

Durant nos deux heures d’attente devant la pharmacie, nous avons croisé plusieurs camions de militaires armés, renforçant ainsi notre sentiment d’être en plein tournage de films de fin du monde.

Cette escapade nous a tout de même permis de revenir les bras chargés d’eau, de fruits et légumes nous promettant ainsi de passer une fin de couvre-feu meilleur qu’il n’avait commencé.

 

La fin du couvre-feu permanent

Samedi 18 avril (jour de mon anniversaire) nous avons appris que le couvre-feu permanent serait levé dans notre district à compter du lundi 20 avril !  Honnêtement, je ne pouvais rêver meilleur cadeau !

Encore une fois, les mesures sont différentes selon les districts. 

  • A l’heure où j’écris ces lignes, le district de Colombo est toujours en couvre-feu permanent.
  • La région sud, elle, n’est plus soumise à ces mesures depuis déjà plusieurs jours.
  • Dans la région centre de l’île, là où nous habitons, un couvre-feu reste tout de même en place la nuit et les week-ends.

 

Les déplacements non indispensables restent interdits dans tout le pays et il est interdit de changer de district. Et le gouvernement a déjà annoncé que le couvre-feu permanent pourrait être remis à n’importe quel moment.

Une partie des magasins est ouvert, mais de nombreuses règles sont à respecter (lavage des mains, contrôle de température, port du masque, respect des distances).

 

Comment envisager la suite ?

Nous vivons du tourisme et l’année dernière avait été très compliquée suite aux attentat.

Nous espérions enfin pouvoir sortir la tête hors de l’eau mais c’était sans compter sur le coronavirus. Aujourd’hui, les questions sont nombreuses et notre guest house a peu de chances de pouvoir rouvrir cet été.

Le gouvernement Sri Lankais est en train de se pencher sur les mesures à mettre en place afin de relancer le tourisme une fois les frontières réouvertes.

Mais quelles seront ces mesures ? Pourrons-nous les respecter ? Les règles seront-elles les mêmes pour les expatriés dans un pays protectionniste ?

Heureusement, nous avons une seconde corde à notre arc, notre agence de voyages éco-responsables.

Les gens prennent conscience petit à petit qu’il est temps de changer de façon de voyager. Ils s’orientent de plus en plus en plus vers le slow tourisme. Même en ces temps compliqués, nous recevons des demandes de devis. Mais, là encore, des questions persistent : quand et sous quelles conditions pourrons nous accueillir les voyageurs ?

 

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Clémence et Fabien depuis Kandy au Sri Lanka

Pour les suivre sur leur blog : www.unpasseportencavale.com

 

 

 

 

 

 

 

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