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Quand déménagement rime avec accouchement


Quand-demenagement-rime-avec-accouchementJongler entre la liste de naissance et la logistique des cartons… Le challenge est audacieux… Et qui plus est, quand il s’agit d’une première expatriation !

Candice l’a fait et nous raconte ! Salariée dans une entreprise internationale, elle est actuellement en congé parental et… expatriée au Maroc, à Casablanca où son mari vient d’être muté.

 

L’expatriation a toujours été au cœur de nos réflexions

L’expatriation est un sujet dont nous parlions depuis quelques temps. Deux ans avant notre « vrai » départ, nous avons eu la possibilité de « postuler » pour l’étranger. Néanmoins, à cette époque, je ne me sentais pas prête. Je venais de changer de job et n’avais pas envie de tout quitter. Ce n’était pas le bon moment.

Mais il s’est finalement avéré que ce nouveau job a été une vraie catastrophe ! Après un an d’un rythme infernal, entourée de personnes définitivement trop éloignées de mes valeurs, je me sentais à nouveau prête au départ et nous avons décidé de postuler à nouveau.

Après une première réponse négative, j’étais au désespoir car en plus d’être mal professionnellement, nous traversions des épreuves personnelles difficiles.

 

Je suis enceinte d’un mois lors de l’annonce du départ

Mon mari est reparti à la charge en allant plusieurs fois voir sa hiérarchie. Finalement, alors que nous ne nous y attendions plus, sa demande a été acceptée !

Nous étions en vacances à l’étranger, lorsque nous avons reçu un matin un message de son supérieur le félicitant… Cette annonce a coïncidé avec mon début de grossesse : j’étais enceinte d’un mois. Je venais de passer mon échographie de datation…

 

L’annonce à la famille

Nous étions à table dans ma famille lorsque nous l’avons annoncé. J’avais préparé un certain nombre d’indices que je distribuais au fur et à mesure du repas. Avant le dessert, ils avaient compris que nous partions et deviné la destination ! Ils étaient très contents pour nous.

Du côté de mon mari, c’était plus délicat. Ils étaient contents mais un peu inquiets de nous voir, nous et le bébé à venir, moins souvent que si nous étions restés en France. Nous les avons rassurés en leur disant qu’après quelques heures de vol et un coût raisonnable, nous pourrions nous retrouver facilement. J’ai aussi créé un groupe WhatsApp afin de partager très régulièrement des photos et donner des nouvelles.

 

Je me suis beaucoup préparée

Avant de penser aux aspects matériels (recherche d’appartements, déménagement, emménagement, santé…), je me suis d’abord posée un bon nombre de questions. Je voulais que ma décision de partir à l’étranger ne soit pas une fuite mais soit réfléchie et choisie en pleine conscience.

Parallèlement, j’avais aussi besoin de faire un point sur ma situation professionnelle. J’ai donc décidé de me faire accompagner.

J’ai aussi lu l’excellent livre d’Alix Carnot « Chéri(e), on s’expatrie » qui m’a aidée à me poser des questions et à les partager avec mon mari. Les résultats des tests proposés dans les « soirées aux chandelles » m’ont d’ailleurs rassurée : nous étions complètement en phase lui et moi !

J’ai aussi écouté toute une série de webinars et de podcasts sur l’expatriation et ai intégré des groupes Facebook qui m’ont permis de me mettre en relation avec des gens sur place.

Quand le moment est venu de partir, j’étais avertie et prête !

 

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Le voyage de reconnaissance

Aucun logement ne nous attendait. Nous avons dû le trouver nous-mêmes. Comme je ne savais pas trop comment m’y prendre et que je ne connaissais pas du tout la ville ni le marché de l’immobilier, j’ai contacté Casa Accueil. J’ai pu avoir des conseils sur les quartiers et les coordonnées de deux agents immobiliers honnêtes. Nous nous sommes rendus sur place et sommes restés trois jours.

Nous avions sélectionné des appartements avant notre départ et j’avais fait un planning de visites bien rempli : plus de vingt appartements visités !

J’étais enceinte de quatre mois et me souviens d’avoir crapahuté dans toute la ville. Trouver un appartement dans lequel je me sente bien avec mon futur bébé était en effet à mes yeux une des conditions nécessaires à la réussite de notre expatriation.

 

La checklist du départ

Mon mari s’est occupé de trouver le déménageur qui était très sérieux. Il est venu deux fois chez nous voir ce que nous avions à déménager. C’était un double déménagement car une partie de nos affaires restait en France et une autre partait au Maroc.

J’avais fait un inventaire détaillé pour que tout soit clair, et pour lui et pour nous.

J’ai aussi acheté en France, principalement sur le Boncoin, tout le matériel de puériculture dont nous aurions besoin et l’ai envoyé dans le déménagement. Je ne me voyais pas m’occuper de cela dans une ville que je ne connaissais pas. Et j’ai bien fait car les prix sont 20 à 30% plus chers au Maroc du fait des taxes d’importation.

Enfin, j’avais un listing de choses à faire avant de partir (résiliation des abonnements, suivi de courrier, inscription sur les listes électorales, assurance voiture…) et un rétroplanning.

Je ne pense pas que nous ayons oublié des choses. Tout était très cadré. Cela a demandé en amont beaucoup de préparation mais a permis une arrivée en douceur.

 

Une des clefs de réussite a été de se répartir les tâches

D’une part, à deux, c’est plus facile de penser à tout. D’autre part, l’implication de chacun permet de se projeter dans l’expatriation et donc de mieux l’appréhender.

Mon mari est arrivé plusieurs mois avant moi. J’ai pu le rejoindre une fois avant le « vrai » départ et passer quelques jours avec lui mais ma grossesse touchant à son terme, je n’ai plus eu le droit de voyager.

C’est donc lui qui a réceptionné le déménagement et tout organisé dans l’appartement. Lorsque je l’ai retrouvé, il ne restait que quelques cartons à déballer : royal !

 

Voyager avec un bébé

Voyager avec un nouveau-né, c’est très facile, d’autant si vous l’allaitez. Vous n’avez besoin de rien si ce n’est d’une couche et de quoi le changer s’il tâche ses vêtements.

Mon bébé avait un peu plus d’un mois quand nous sommes partis. J’étais un peu anxieuse à l’idée du voyage mais finalement tout s’est très bien passé. Je l’ai mis au sein au décollage et à l’atterrissage de l’avion et après avoir pris un train, un bus, un avion et un taxi, nous sommes arrivés à bon port.

 

Une arrivée royale

Une fois sur place, j’ai trouvé une nounou en deux jours, toujours grâce à une amie d’amie. Cela m’a permis d’avoir du temps pour moi et de rencontrer des personnes.

Je suis arrivée un mardi. Le lundi suivant, j’étais inscrite à trois activités !

Enfin, lorsque je suis arrivée avec mon bébé, j’avais déjà rencontré des gens au préalable. Ainsi, je ne me suis jamais sentie seule. 

 

La santé de mon bébé à l’étranger était un point qui me préoccupait avant même qu’il naisse

Comment trouvez un bon professionnel de santé ? Où aller en cas de problème ? Allait-on pouvoir suivre le calendrier de vaccinations français ? Quel vaccin devait-on faire avant le départ ?

Je m’étais donc renseignée auprès de mamans (toujours grâce à Casa Accueil) et une amie d’amie m’a donné le nom de son pédiatre que j’ai trouvé très bien. Mon bébé est en pleine forme !

 

L’expatriation est un accélérateur de particules

Nous avons toujours eu l’envie de découvrir autre chose, de se découvrir également, de pouvoir profiter du bébé. Un besoin de prendre du recul et de (peut-être) voir les choses sous un autre angle.

L’expatriation est un accélérateur de particules pour vous-même et pour votre couple. En vous faisant perdre vos repères habituels et en vous obligeant à reconstruire, elle vous met face à vous-même.

J’avais envie de ce défi même si je savais que cela pouvait être une mise en danger. Le fait de n’être pas heureuse dans mon job a contribué à la prise de la décision mais il n’y avait pas que cela. Je dirais que c’était le déclencheur mais non le moteur.

En outre, professionnellement parlant, la prise de risque était limitée car le congé parental m’assure de retrouver un poste à mon retour.

Tous les signaux étaient au vert : je n’avais rien à perdre et tout à gagner ! A refaire, on re-signe !

coaching_30_minutes_pour_decider

 

Mon dernier conseil ?

Tout se prépare. N’hésitez pas à contacter les associations d’accueil de votre ville d’expatriation. Elles proposent tout un tas d’activités et vous permettent de rencontrer facilement d’autres personnes. Et surtout, n’hésitez pas à vous faire aider !

 

Les associations à contacter :

Casablanca Accueil - Fiafe c/o Ecole de la Bienfaisance
18, rue Kadi Lass (Quartier Maârif, en face d’Etam)
20000 Casablanca
http://www.casa-accueil.org/

ADFE Association Démocratique des Français à l’étranger - Français du Monde
https://www.fdm-maroc.org/wp/

UFE - Union des français à l’étranger
https://www.ufecasablanca.com/accueil

 

 


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