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Mais pourquoi les expats font-ils autant la fête ?


Pourquoi-les-expats-font-ils-autant-la-feteBringues et bamboula sont les deux mamelles de l’expatriation. Il y a même des chercheurs qui étudient le topic, c’est dire avec quel sérieux on participe à leurs recherches ! On n’est pas sérieux quand on est expat... 

 

Pourquoi ?

On vous le demande vous qui vivez dans le biotope de l’expat. Non c’est vrai parce que des scientifiques de petite vertu ont fait des analyses avec plein de logarithmes très complexes pour arriver à la conclusion que les expats ont une propension à faire la fête/fiesta/bringue/bamboche et même bacchanales (si, si, pas vous, on nous dit pas tout dans les milieux autorisés mais ça existe, sans doute que les chocolats de Monsieur l’Ambassadeur ne sont pas fourrés que de praliné, heing ?) bien supérieure à la moyenne nationale, elle, dramatiquement basse.

 

Les raisons

  • La socialite aigüe nécessaire au tissage de réseau,
  • Tromper son ennui,
  • Ceux, enfin celles, qui sont là pour des raisons "x" ou " y", surtout "y" en fait et qui sont vecteurs de vie sociale/mondaine,
  • Les facilités matérielles (comprenez que pour la majorité, il y a tout un tas de petites mains qui : préparent, rangent, nettoient à notre place, les nounous, nannies and co pour les ninjas),
  • L’instantanéité des relations (ah, bon !),
  • La concentration géographique des lieux de résidence (vu des bureaux parisiens, ça peux le faire)
  • La porosité intergénérationnelle. Ce n’est pas nous qui le disons c’est la faculté de sociologie des expats. Respect.
 

Dans la vraie vie des expats :

  • Au début :

Quand on arrive on est un peu dans la peau de Titi qui va se faire manger par Gros Minet et on pointe notre Loubout’ avec précaution dans l’aréopage des déjà-installés-de-longue-date. C’est qu’il ne faut pas louper notre grand oral. Bien sûr on se fait un look néo bourge/chignon bas du plafond avec une conversation bac +8 tout en retenue... Quitte à envoyer valdinguer les épingles à cheveux, à échancrer la chemise et passer d’une conversation Proust/Finkielkraut à la collec La Pléïade de Pif Gadget. S’adapter on sait.

  • Et assez vite :

On passe aux choses sérieuses. Et tu chantes, chantes, chantes ce refrain qui te plaît. Un vent de liberté souffle sur nos vies d’expat, à chaque fois qu’on a réussit à caser nos ninjas. Les occasions ne manquent pas de l’anniversaire d’un membre de la tribu, les fêtes nationales des différentes nationalités, aux pendaisons de crémaillère, à leur dépendaison et le reste.

  • Et va pour les surprises parties...surprenantes :

Genre : On se costume jamais autant qu’en expat allez savoir pourquoi...Il paraît que l’osmose entre les parties/ nationalités/statuts passe par là. Clairement, même quand on est influent du melon et qu’on arrive déguisé en Albatros/Charles-Edouard ou en Candy des Neiges/Monica on entame léger son potentiel crédibilité mais on gagne en copinage. D’autant que les expats ont la réputation de ne pas y aller mollo sur le Taittinger. Là est le problème, on a vu des expats revenir en France et aller donner direct leur sang à la cave coopérative. Danger, je dis.

  • Les fêtes locales

On pense Fête de la Bière mais pas seulement. Pour élargir le champ on peut aussi aller pogoter à Diwali, Nouvel An Chinois, carnavals... Au-delà des frontières, la constante est la même : réveil avec des yeux de panda et des barres de fer incrustées dans la tête. On a vu des persona grata avec de nombreuses casquettes se réveiller avec de nouvelles dûes aux nuits de libation. Ils appellent ça des échanges culturels. Ouaip...

  • Mais on sait aussi s’amuser sans boissons qui font rire

Et même très bien. Très corpore sano, ne vous en déplaise. D’autant mieux que souvent les enfants sont là. Et là, faut pas pousser ! On parle ici des week-ends de découvertes : des uns, des autres, des locaux, de la culture. Oui, enfin, bref en général il y a une vague coloration culturelle mais ce qui plaît c’est surtout la grande déc-n-ad- (5 consonnes et trois voyelles) qui va avec. Et la stupéfaction stupéfaite et ahurie des sous- produits qui ont quelque chose dans les yeux qui ressemblent à un champignon atomique en nous regardant faire la danse des canards au clair de lune. Aussi parce que quelques fois, pas souvent mais quand même, on a oublié de mettre notre cerveau dans le paquetage. Voir le comestible parce que c’est vacances à tous les étages et bouiboui pour tout le monde. Okey on fait un peu doublure frites (nems, tapas...), les cheveux qui sentent le PMU au retour. Mais Dieu que c’est bon les éclats de toxine botulique des zygomatiques ! On en revient tout ridés de soleil et de rires. Pas que. Un peu quand même.

  • Il paraît que l’art de la fête chez les expat...

C’est pour "tromper leur ennui du à l’éloignement du corpus familia". Dans leurs rêves de chercheurs ! Entre un dîner avec Oncle Joseph et tante Marie dans un appart haussmannien et un raid sur une plage de Phuket avec des potes qui eux n’engendrent pas l’ennui, on trompe, chercheurs, on trompe ! Et lucidement même. Quant à la concentration géographique, forcément ça rapproche les cœurs et les corps, franchement depuis la fission de l’atome, on n’a pas fait de découverte plus essentielle.

  • Et le mieux c’est un concept qui s’importe très bien en métropole

Souvent, parfois, les expats recréent le concept "Les Bronzés font du ski, à la mer, le retour" ou "La croisière s’amuse" en se retrouvant pour des week-ends festifs rentrés au pays. Genre associations de vieux combattants où s’échangent les souvenirs de poilades collectors et à regarder les petits grandir. Franchement, à voir la mine consternée et envieuse des amis franco-français, on se dit primo qu’on n’a pas tout à fait tort de faire un retour vers le futur, deuzio qu’en expat on se fait des amis à la vie, à la mort, un peu comme quand on échangeait notre sang en colo. C’est que, malgré nos écrasantes responsabilités, sous notre frange il y a marqué "grands enfants".

  • Amis de tous pays, faites la fête !

Et à tous Messieurs Tournesol de la recherche, on dit : oui, oui on veut bien continuer à être vos ratones de laboratoire tant que vous utilisez vos crédits sur ce sujet !

 

Paquita

 

 

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