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Le coronavirus vu de Nouvelle-Zélande


confinement nouvelle zélandeEn route pour un tour du monde depuis 7 mois, Emmanuelle et sa famille, sont, comme environ 2.000 à 4.000 autres Français (selon les estimations), bloqués en Nouvelle-Zélande suite à la décision tonitruante de la Première ministre, Jacinda Ardern.

La première dame a sonné le confinement général au pas de charge. Annoncée le 23 mars, la mesure a pris effet 48 heures plus tard, prenant tout le monde de court et provoquant des scènes de panique dans ce pays aujourd'hui "barricadé".

Témoignage.

 

Qui est donc Jacinda Ardern, première ministre de la Nouvelle-Zélande ?

Femme à la poigne de fer, troisième femme à détenir ce titre en Nouvelle Zélande. Elle est la première à être aussi jeune, et exige le meilleur pour son pays et la protection de ses concitoyens. Sachant qu'au-dessus de Premier Ministre ici il n'y a rien d'autre, cette fonction correspond plus ou moins à notre président de la république. Elle est  Chef du Cabinet (à lire avec l’accent anglais, please) en Nouvelle Zélande, décisionnaire dans la conduite du pays.

Jacinda donc, fait la pluie et le beau temps au gré de ses interventions télévisées  : par le biais des conférences de presse, ou encore en s'adressant directement à ses fans via des vidéos postées en direct sur Facebook. Ceci, quotidiennement en ces temps de crise sanitaire.

 

Au "lock-Down" annoncé : des nombreux jeunes français itinérants bloqués 

Sa première décision choc, enfin celle qui m’impacte, fut d’établir le "lock-down" en 72 heures. 

Alors que seulement 102 cas étaient déclarés dans le pays, elle l'a fait. Forte de l’expérience des pays ayant tardivement pris conscience de la croissance exponentielle et du pouvoir contagieux de COVID-19, elle a pris sa décision en un temps record. 

Huit jours auparavant, la France prenait cette même décision  avec déjà plus de 6.000 cas testés positifs. Par cette décision, elle en a surpris plus d’un

Beaucoup de jeunes voyageurs ou en visa travail-vacances ont dû précipitamment trouver un logement en quelques heures. Beaucoup d'entre eux vivent dans un van, et ce dernier ne constitue pas un moyen d’isolation adapté au lock-down annoncé.

Certains Français installés bien au chaud dans leur maison en France, ont l’outrecuidance d’insulter sur les réseaux sociaux ces jeunes. Ils disent qu’ils n’ont que ce qu’ils méritent, et qu’il fallait s’organiser plus tôt pour rentrer en France. Pourquoi ont-ils  attendu le dernier moment pour pleurnicher afin obtenir un rapatriement au frais du contribuable ?

Alors, je leur demande, à eux, d'imaginer une situation pareille quand seulement 102 cas étaient annoncés en France ? La situation est inédite. Les décisions prises en cascade par les différents états du monde entier ne permettent aucun pronostic. Rien ne pouvait être anticipé par personne. Exit les donneurs de leçons !

 

Rentrer, mais pas à n'importe quel prix 

Ces jeunes ont tout perdu en l’espace de 72 heures (temps entre l’annonce du lock-down et son exécution) :  leur travail, leur maison (oui, le van acheté qu’ils comptaient bien revendre à leur départ - mais vu la saturation du marché à l’heure actuelle, c’est peine perdue), et toute possibilité de rentrer...

En effet les vols internes devant continuer de les acheminer à l’aéroport international d’Auckland sont finalement suspendus. Jacinda  veut éviter tout mouvement de population pendant le lock-down, afin de réduire l’expansion du virus. Les ferrys ne rejoignent plus l’île du Nord également. Les voilà donc prisonniers sur l’île du Sud.

Beaucoup se sont regroupés en colocation pour diviser les coûts et passer le temps plus gaiement

Tous cherchent un moyen de regagner la France, leur rêve de liberté et d’aventure brisé par la pandémie. A l’heure actuelle, le seul moyen de rentrer est d’emprunter les vols de Qatar Airways, seuls à encore effectuer la liaison mais à des prix exorbitants.

Jacinda a rapidement fermé les frontières de son pays, n’autorisant plus que ses ressortissants à rentrer, et laissé échapper encore quelques étrangers désireux de rejoindre leur terre (ceux confinés sur l’île du Nord).

 

Une Ambassade à l'écoute et active

Soulignons le travail dantesque abattu par l’équipe de l’Ambassade de France, basée à Wellington. Elle travaille activement à trouver des solutions plus abordables pour les quelques milliers de Français en attente :

  • création d'un formulaire de recensement des Français coincés et désireux de rentrer (comptabilisant entre 2.500 et 4.000 personnes selon les sources);
  • mise à jour des escales encore possibles, des routes ou des compagnies aériennes permettant de rejoindre le territoire.
  • envoi régulier de courriels d’informations,
  • réponse aux 1.000 appels téléphoniques reçus en moins de 10 jours, dans un contexte changeant pratiquement d’une minute à une autre.

 

Nous gardons l’oeil ouvert en espérant que des solutions se présenteront d’ici quelques semaines. Cela permet aussi de laisser passer le pic épidémique en France, n’étant pas dans une urgence financière ou organisationnelle de devoir rentrer impérativement ...

Emmanuelle depuis la Nouvelle-Zélande

 

 

 

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