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Afrique Kenya Les témoignages des expats confinés Ma destination

Le coronavirus vu depuis Nairobi au Kenya


Le-coronavirus-vu-de-Nairobi-UNE femmexpat 559x520Depuis l'annonce du premier cas de nouveau coronavirus au Kenya mi-mars, les autorités de la locomotive économique d'Afrique de l'Est ont adopté des mesures graduelles pour enrayer la propagation de l'épidémie sans pour autant décréter un strict confinement.

Comment vivre le confinement à Nairobi ? Témoignage de Cécile, fraîchement expatriée avec son mari et leurs 4 enfants Sixtine (16 ans), Faustine (14 ans), Rose (12 ans) et Arthus (10 ans).

 

Trouver ses repères fait partie des challenges que nous apprécions à chaque déménagement. Nous avons découvert et aimé le Kenya et les Kenyans. C’était sans compter le coronavirus qui a fait son apparition sur le territoire kenyan en mars 2020... à peine 6 mois après notre installation !

 

En l'espace de 3 jours, nous nous confinons chez nous

Le 1er cas de contamination au coronavirus a fait son apparition le 10 mars. Le 15 mars, par un bel après-midi ensoleillé, nous apprenons la fermeture des écoles dès le 13 mars.

Nous savions les Kenyans très prudents et réactifs en règle générale, mais pas à ce point-là...

Le Président annonce en effet ce jour-là :

  • la fermeture des écoles, crèches et universités
  • le télétravail pour les entreprises
  • la prohibition de tout rassemblement
  • un couvre-feu de 19h à 5h - quelques semaines plus tard.
  • la fermeture dans la foulée, des frontières terrestres, maritimes et aériennes.

Pas de confinement obligatoire. Mais, en l’espace de 3 jours, nous nous confinons chez nous. Les enfants testent le home schooling. Mon mari pratique le télétravail.

Pour éviter tout effet de contamination, nous renvoyons notre personnel de maison tout en leur garantissant leur paye. Notre blockhaus se verrouille.

 

Nous faisons le choix de rester

Durant ce 1er mois, tous les expatriés vivent confinés chez eux, même si le président kenyan n’a rien décrété de la sorte. Nous le faisons par mimétisme avec les directives de la France, et par peur de contracter le virus.

En parallèle, nous suivons l’actualité en France et au Kenya. Nous nous demandons si nous ne devrions pas rentrer en France. Au final, nous faisons le choix de rester. Repartir en France qui comptabilise à ce moment-là près de 700 nouvelles contaminations tous les jours alors que le Kenya n’en compte que 12 en cumulé nous paraît déraisonnable.

Nous faisons des réserves de nourriture et de produits de 1ère nécessité car nous ne savons pas si le risque de pénurie est réel. Pas de file d’attente interminable aux caisses des magasins.

Quand on sait que le salaire médian kenyan avoisine les 450$ mensuel, on se doute bien qu’il est difficile de faire des réserves. Nous expatriés, nous réduisons drastiquement toute sortie. Beaucoup de Kenyans ont perdu leur emploi précaire.

 

Au vu de la situation sanitaire et sociale au Kenya, ne pas tomber malade est notre vrai défi !

Le président U. Kenyatta a pris des dispositions très tôt et mis les moyens pour les mettre en œuvre. Il les ajuste régulièrement et n’hésite pas à les renforcer si besoin.

  • Depuis mi-avril, les contrôles de température se font à l’entrée des malls.
  • Les matatu (bus collectif) ainsi que les véhicules professionnels et privés ne doivent pas transporter plus de la moitié de leur capacité.
  • Le masque est de rigueur pour rentrer dans les malls. Les employés des hypermarchés nettoient les caddies à chaque passage.

Le Kenya possède environ 200 lits en réanimation sur Nairobi pour une population de 4,5 millions d’habitants. Ne pas tomber malade est notre vrai défi.

Nous faisons acte de charité en donnant de l’argent à des associations caritatives qui distribuent de la nourriture aux familles des bidonvilles. Distribuer de la nourriture aux familles des bidonvilles est primordial pour plusieurs raisons. La première raison est d’éviter que les populations les plus précaires ayant perdu leur emploi ne meurent de faim. Puis, nous voulons éviter les excès de violences envers les expatriés et que les plus pauvres ne volent pour manger.

 

Notre vie de confinés

Notre vie s'adapte entre télétravail pour l’un, école à la maison pour les autres, gestion de la maison, des courses, des repas, du blog, des tâches administratives... Sans compter les appels aux secours des enfants qui ont parfois du mal à suivre l’organisation technique des cours via Zoom...

La livraison à domicile s’est bien développée. Nous enchaînons les e-apéros, les appels vidéos aux amis et familles, séries et films… Bref nous nous occupons et trouvons notre rythme.

 

Repartir en France ?

Pour l’instant nous ne l’envisageons pas une seconde ! La France reste un pays où le nombre de cas contaminés reste relativement élevé.

Nous avons réussi à créer notre ‘home sweet home’ à Nairobi. Nous ne le quitterons que lorsque nous nous sentirons réellement en insécurité ou quand les vacances d’été approcheront.

 

Cécile Mollé depuis Nairobi au Kenya

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