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Brexit : ça y est, cette fois c’est sûr, on rentre !


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Photo : Adélaïde B

Il y a quelques mois, Adélaïde,  expat à Londres, nous confiait ses doutes et témoignait de l’ambiance en Angleterre à l'heure des préparatifs incertains du Brexit…

Aujourd’hui, la décision est prise : ça y est, cette fois, c’est sûr, ils rentrent !

Entre démarches et logistique de retour, Adélaïde témoigne.

 

La décision n’a pas été facile à prendre…

Tourner la page de 14 ans de vie à l’étranger pour rentrer en France, un pays dans lequel nos enfants n’ont jamais vécu, ne se fait pas  sans un léger pincement au cœur.

Notre déménagement de Londres vers Paris n’est pas directement lié au Brexit.  Mais  en est bien une conséquence indirecte.

Difficile de refuser une belle opportunité quand à Londres tout est encore si flou. Que la date de sortie de l’Europe est repoussée semaine après semaine sans qu’aucune décision concrète n’ait été prise... Et que l’entreprise de mon mari nous propose un retour sur Paris dans de bonnes conditions. Ce qui n’est pas toujours garanti lorsque l'on décide de rentrer en France.

 

L’annonce aux enfants

La première étape a été de l’annoncer à nos enfants. Réactions contrastées d’un enfant à l’autre.

L’aînée a fondu en larmes, malheureuse de quitter ses amies, son école, sa vie anglaise. La seconde a explosé de joie à l’idée de retrouver la famille et la France, terre de ses vacances depuis sa naissance. Enfin, la petite dernière, a réagit de façon mitigée face à ces deux réactions.

Une fois la décision prise, sans un contrat encore rédigé, plus le temps de se poser de questions !  Il faut foncer et essayer d’organiser notre nouvelle vie en l’espace de trois mois : déménagement prévu début Juillet.

Brexit-illustration

Un pied sur notre île, l’autre sur le vieux continent

C’est là que commence le grand écart au-dessus de la Manche pour les quelques mois qu’il nous reste, un pied sur notre île et l’autre sur le vieux continent, la tête à Paris et le cœur à Londres.

Il faut se dépêcher de trouver les écoles. Nous ne sommes pas les seuls à rentrer et beaucoup d’écoles ne proposent que des places en liste d’attente.

Premier coup de fil vers une école en expliquant bien la situation et le caractère imprévu de ce retour. La réponse ne se fait pas attendre : « désolée Madame, les inscriptions sont fermées depuis longtemps, merci au revoir »… Welcome back…

Dur dur pour le premier contact avec la France depuis que nous savons que nous rentrons.

 

Le casse-tête des écoles

Pour les écoles internationales ou bilingues, il vaut mieux mettre un trait dessus. Elles sont prises d’assaut, les listes sont interminables et les places sont rares. Non seulement ces écoles ont déjà là cote chez les Parisiens mais elles sont les premières demandées pour des retours d’expatriation comme nous.

Avec le Brexit elles ont trouvé le filon : même pas besoin de se déplacer à Paris pour les entretiens !  Une de ces écoles réputées s’est déplacée à Londres pendant une semaine pour présenter l’établissement aux candidats au retour et passer directement sur place les tests de sélection.

 

Jouer les commerciaux, prêts à vendre nos enfants pour une école

Exit donc les écoles bilingues, trop risqué d’attendre qu’une place se libère. Difficile pour le privé lorsque l’on a passé les dates d’inscriptions. Reste heureusement le réseau.

Nous avons la chance de retrouver sur place une famille et des amis bien implantés qui peuvent activer des rendez-vous et des prises de contact avec les directeurs/rices.

Commencent alors les allers-retours entre l’Angleterre et la France. On joue les commerciaux prêts à vendre nos enfants pour trouver une école qui puisse les accueillir à la rentrée.

 

A Londres, les sujets de discussions évoluent

L’hiver avait ouvert la discussion au Brexit, à toutes ses conséquences et toutes les questions que nous, Français du Royaume-Uni, pouvions nous poser sur notre futur... Le printemps nous apporte un nouveau thème de conversation avec une micro-communauté grandissante des futurs ex-Londoniens.

Outre les écoles qui constituent la préoccupation numéro un pour les familles de retour en France, beaucoup de questions se posent comme :

  • la recherche d’un logement (là encore, le Brexit fait monter les prix de l’immobilier à Paris et nous risquons de nous retrouver tous en même temps sur le même marché),
  • la meilleure manière pour maintenir le niveau d’anglais des enfants,
  • la reprise d’un travail une fois que tout le monde sera installé,
  • le coût du déménagement entre l’Angleterre et la France qui a déjà augmenté de 20% depuis l’année dernière, (un bon business pour cet été),
  • le rattachement à la sécurité sociale française, etc…

 

De l’importance des réseaux

Nous réalisons que nous avons la chance d’avoir de la famille et des amis déjà sur place pour faciliter notre retour et nous aider à commencer cette nouvelle vie. Mais ce n’est malheureusement pas le cas de tout le monde. D'où l’importance des réseaux d’expatriés qui maîtrisent bien le sujet comme Femmexpat et son éditeur, Expat Communication qui propose un accompagnement au retour.

Depuis que je sais que nous vivons notre dernier printemps à Londres, je suis particulièrement nostalgique à l’idée de quitter cette ville, cette vie agréable, ces amis de cœur que nous nous sommes faits, ces 14 ans de fêtes et de rencontres.

Londres au printemps, ce sont les parcs en fleurs, les terrasses des pubs plein à craquer dès le jeudi soir, les façades des petites maisons blanches au soleil... Même s’il faut avouer que le printemps arrive bien plus tard qu’en France !

 

Revenir en France, c’est perdre cette petite touche de différence

Après tout, il n’y a pas de quoi se plaindre. On devrait toujours être heureux de rentrer chez soi. Mais quand on a vécu à l’étranger depuis si longtemps, chez soi c’est un peu partout, à Paris, à Londres, à Amsterdam…

On prend de chaque pays et on laisse un peu de son cœur dans chaque ville. Revenir dans le pays d’où l’on vient, c’est revenir à la normalité, être Français chez les Français, perdre cette petite touche de différence que l’on a lorsque l’on vit à l’étranger, différence de culture, différence de langue, différence de vie…

 

Quand sonne l’heure d’effacer les distances qui ont souvent été une contrainte

Alors c’est sûr, les premiers mois seront peut-être un peu difficiles. Il nous faudra oublier quelques petites habitudes et prendre de nouveaux repères. Mais n’est-il pas temps pour nos enfants d’apprendre à connaitre ce pays qui est le leur ? De profiter de la famille et d’effacer les distances qui ont aussi, souvent, été une contrainte ?

La décision n’a pas été facile à prendre mais je suis sûre que c’est la bonne. Même si un départ peut être un déchirement, nous serons très heureux à l’arrivée.

Une page se tourne, un nouveau chapitre commence….

 

Adélaïde

 

 

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